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Notre-Dame, une dépose de l’échafaudage sinistré délicate

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Pose d'une poutre au-dessus de l'échafaudage sinistrée, destinée à servir de point d'accroche aux cordistes pour le démontage. 2 juin 2020

Lors de l’incendie du 15 avril 2019, la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris était en restauration. L’échafaudage installé à cet effet a résisté à l’effondrement de la flèche mais a été déformé par la chaleur de l’incendie. Constitué d’un enchevêtrement de 40 000 pièces pour un poids de 200 tonnes, dont la moitié à plus de 40 mètres de haut, il représentait une grave menace pour la cathédrale. Cette opération, inédite et particulièrement complexe, a été minutieusement préparée. La dépose de l'échafaudage vient de s'achever.

Avant la dépose qui a débuté le 8 juin 2020, l’échafaudage a d’abord été instrumenté pour que les travaux puissent se dérouler en toute sécurité, puis ceinturé de poutres métalliques sur trois niveaux pour le stabiliser et empêcher tout risque d’écroulement. La structure a ensuite été encadrée de part et d’autre par un deuxième échafaudage afin d’installer des poutres métalliques, pour permettre à des cordistes de descendre au cœur de l’échafaudage incendié. Le protocole a prévu que les échafaudeurs démontent les parties accessibles à l’aide d’une nacelle, tandis que les cordistes descendent au plus près des parties calcinées pour découper, à l’aide de scies-sabres, les tubes métalliques fondus les uns sur les autres, évacués grâce à la grande grue à tour de 80 mètres.


Une mission délicate

A la mi-août, la mission des cordistes s’est terminée et les échafaudeurs ont pu prendre le relais pour terminer l’opération. Aucune nacelle ne pouvant être levée par vent soufflant au-dessus de 36 km/h, un fonctionnement en 2x8 a été mis en place pour les dernières opérations réalisées à l’automne, afin de tirer au mieux parti des conditions météorologiques favorables, lorsqu’elles sont réunies. Fin octobre, l’échafaudage a été désolidarisé en quatre ensembles stables et indépendants, rendant possible le dégagement, à l’aide de la grue à tour, d'une grande poutre en bois suspendue au-dessus de la croisée du transept, qui menaçait de tomber.

 

Et après…

Le démontage vient de s’achever. Place désormais aux dernières étapes de la sécurisation. L’achèvement de la dépose de l’échafaudage sinistré permet d’entreprendre des travaux tout aussi inédits et complexes. Ils débuteront par l’installation d’un parapluie provisoire pour mettre hors d’eau la croisée du transept et se poursuivront par la sécurisation des naissances de la voûte de la croisée. Enfin, les cordistes procèderont à l’évacuation des vestiges, au nettoyage et à l’aspiration des quatre voûtes adjacentes à la croisée du transept. Cette dernière opération permettra aux architectes en chef des monuments historiques d’affiner leur diagnostic, préalablement aux travaux de restauration.

 

Pour visualiser la vidéo du démontage cliquez ici

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