Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

Dossier

ZOOM SUR… L’hôpital privé Jean-Mermoz à Lyon

Sujets relatifs :

ZOOM SUR… L’hôpital privé Jean-Mermoz à Lyon

Après un peu plus de six mois de fonctionnement, nous maîtrisons la GTB à environ 80 %. Nous commençons à réaliser les premiers ajustements pour améliorer le confort des patients et du personnel. Ces ajustements consistent à limiter le soufflage et les températures pour économiser l’énergie la nuit ALAIN TARDY, responsable des services techniques, de la sécurité et des rayonnements ionisants.

Avec 358 lits et places, l’hôpital privé Jean-Mermoz à Lyon est l’un des plus importants établissements privés de France.

Il regroupe trois anciennes cliniques lyonnaises de la Générale de santé, Sainte-Anne-Lumière, Saint-Jean et la clinique Jeanne-d’Arc. En 1998, le concours a été remporté par l’architecte Françoise-Hélène Jourda, justement parce qu’elle n’était pas spécialisée dans la conception d’hôpitaux. L’architecte propose en effet un concept rafraîchissant : placer le patient au cœur du bâtiment.

Un pari difficile à mettre en œuvre à ­travers trois bâtiments : la clinique proprement dite de 21 000 m2, le service d’oncologie de 5 360 m2 et les 3 540 m2de la maison des consultations.

Afin de simplifier le repérage dans l’hôpital, elle conçoit trois entités, auxquels correspondent autant de niveaux et de matériaux. Au rez-de-chaussée, où les vitrages dominent, se trouvent tous les services en contact avec l’extérieur, en particulier le hall d’accueil, une crèche et une cafétéria. Le premier étage re-groupe les services administratifs, la stérilisation, une salle de conférences et de nombreux locaux techniques.

Faciliter les évolutions futures du bâtiment

Au second étage, marqué par l’acier inoxydable en façade, se trouve le plateau technologique, qui rassemble les 22 salles d’opérations, les salles d’IRM et de scanner, etc. Enfin, le troisième (et dernier) niveau, conçu sous forme de pavillons habillés de bois et entourés de jardins, accueille les patients hospitalisés. La maison des consultations occupe un immeuble adjacent et se caractérise par des vitrages sérigraphiés qui rappellent les bâtiments tertiaires.

De même, les bunkers du service d’oncologie sont traités à part. Ces deux édifices sont reliés à la clinique par des passerelles. « Afin de faciliter les évolutions futures du bâtiment, sans pénaliser le fonctionnement de l’hôpital, l’ensemble a été construit en plan libre, sur une structure poteau-poutre », indique ­Françoise-­Hélène Jourda et la façade n’est pas ­porteuse. Pour l’isolation des locaux, une isolation thermique par l’extérieur a été choisie.

Soins et diagnostics regroupés

L’idée de mettre le patient au cœur du dispositif s’est traduite dans la fluidité des circulations. « Un patient qui arrive aux urgences en voiture se trouve directement sur le plateau technique en R 2, grâce à la rampe d’accès extérieur. De là, il passe facilement des salles d’IRM et de scanner au bloc opératoire. Le soin et le diagnostic sont regroupés au même niveau », explique l’architecte.

Afin de dédramatiser l’arrivée à l’hôpital, le hall d’accueil et les chambres ont été conçus sur le mode de l’hôtellerie. Ainsi, une moquette épaisse habille les sols du hall d’accueil et de la maison médicale. De même, dans les circulations entre les chambres des patients, c’est un revêtement de couleur noire qui a été choisi.

La signalétique des chambres est accentuée par des tapis de couleur et un éclairage propre à chaque chambre, ce qui facilite le repérage des patients malvoyants, par exemple.

De même, l’architecte utilise une large palette de couleurs, entre les sas vitrés rouge et bleu de l’entrée, les patios habillés de rouge, de orange, de jaune… et les circulations ponctuées de puits de lumière pourvus de filtres bleu, violet ou orange. À l’intérieur des chambres, les ouvrants donnent sur la terrasse ­végétalisée intensive, qui recrée un paysage de prairie, à base de graminées, de fétuques, etc.

Enfin, en matière d’éclairage, une large place est faite à la lumière naturelle, grâce à deux grands patios qui laissent pénétrer la lumière dans les 72 m de profondeur de l’établissement.

Ce dispositif particulier a permis de faire rentrer la lumière naturelle jusque dans les salles d’opérations, où l’éclairage artificiel domine en général.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°287

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2009 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news hebdo Cahiers techniques du batiment

Nous vous recommandons

Vers la ville intelligente

Dossier

Vers la ville intelligente

Quels sont les moyens technologiques déployés pour que les bâtiments contribuent à une meilleure gestion de la ville ? Pour quels bénéfices et avec quelles contraintes ? Le point sur la[…]

11/04/2019 |
Enjeux - L'énergie au cœur des stratégies

Dossier

Enjeux - L'énergie au cœur des stratégies

Enjeux - Gestion intelligente de l'éclairage

Dossier

Enjeux - Gestion intelligente de l'éclairage

Réseaux - Les voies de la communication

Dossier

Réseaux - Les voies de la communication

Plus d'articles