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Verrières bombées à l’hôtel de la Monnaie

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La mise en place des volumes verriers était prévue à l’aide de ventouses manœuvrées par une grue.

Deux verrières bombées ont été conçues par Hefi en couverture de deux cours intérieures de l’hôtel de la Monnaie, à Paris.

Dans le cadre de la rénovation de l’hôtel de la Monnaie (Paris), un monument classé du XVIIIe siècle, deux cours intérieures devaient être couvertes par deux belles verrières bombées : une petite, trapézoïdale (10 x 14 m) ; et une grande, rectangulaire (13 x 24,60 m). Symétrique par rapport à ses deux axes, la grande verrière a des tympans avec une flèche allant jusqu’à 1,5 m et une hauteur au centre de 3 m. La petite verrière est conçue suivant les mêmes principes mais avec une plus grande complexité géométrique, du fait de l’absence de symétrie. Ses tympans ont une hauteur de 1,8 m et la hauteur au centre est de 2,6 m. Toutes deux reposent en quatre points d’appui sur quatre chandelles en acier, qui redistribuent les charges dans les bâtiments existants. Leurs volumes sont constitués d’une résille de simple vitrage feuilleté plan, appuyé sur quatre côtés sur des joints drainants et maintenus par des pastilles ponctuelles de serrage. Cette conception validée par une Atex n’a malheureusement pas été mise en œuvre. À l’heure où la fabrication démarrait, le projet a été arrêté par la maîtrise d’ouvrage pour des raisons budgétaires.

Grande complexité de forme

La poutre de rive de la grande verrière, d’une portée de 25 m, est sous-tendue et précontrainte avec un groupe de trois câbles de 32 mm de diamètre. Ces poutres sous-tendues sont constituées en partie haute d’un profilé reconstitué soudé (PRS) de section trapézoïdale. La résille structurelle qui est en support de vitrages se fixe en périphérie des verrières sur ces poutres de reprise par soudure. Elle est constituée de PRS acier en T dont l’âme mesure 110 x 12 mm et l’aile, 100 x 12 mm. Son ossature devait être découpée en cadres transportables et assemblée sur site par soudure. « Les volumes verriers sont des quadrilatères quelconques tous différents, confie André Bréfi, directeur technique d’Hefi. Comme la forme globale de la verrière est bombée, leur pente varie mais la géométrie a été étudiée afin que les vitrages demeurent plans en jouant sur les variations d’angle des ailes supérieures. » Les vitrages sont pris en feuillure sur quatre côtés puis étanchés après leur pose par un joint siliconé à la pompe. Les volumes sont des losanges plans en vitrage feuilleté durci clair d’environ 2 100 x 1 150 mm. Les vitrages de rive sont pentagonaux, en appui sur trois côtés, avec un débord en porte à faux. Enfin, deux fixations traversantes assurent le maintien bas et contrent le glissement.

N°347

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