Une façade en ossature bois isolée par du verre cellulaire

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Le bâtiment du site Maine a fait l’objet d’une restructuration-extension, notamment avec une surélévation dont la structure et le bardage sont en bois.Coupe verticale sur une façade légère avec un bardage en bois

© Doc. Agence Patricia Leboucq

Si l’isolant en verre cellulaire équipe depuis longtemps les toitures-terrasses et les voiles en béton, l’utiliser en façade sur une structure légère en bois relève d’une innovation technique. Celle-ci a été mise en pratique au lycée de Prony, à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

À vocation industrielle et tertiaire, le lycée professionnel de Prony, à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), présente la particularité de comporter deux établissements implantés sur deux sites distants d’un pâté de maisons, leur fusion datant de 1991. Depuis 2010, le lycée fait l’objet d’une restructuration intégrale conduite par l’architecte Patricia Leboucq ; la livraison est prévue pour 2016. Il s’agit d’améliorer les conditions d’accueil des usagers et d’optimiser le fonctionnement des deux entités. Cette opération d’ampleur s’accompagne d’une mise aux normes des installations en matière d’accessibilité des personnes à mobilité réduite et de sécurité incendie.

Restructuration-extension

Recevant 336 élèves, le premier site, appelé « Maine », possède quatre niveaux et s’organise en U autour d’une cour. Il a été livré en janvier 2014, à la suite d’une restructuration-extension. La première phase a consisté à reconstruire l’aile ouest et à bâtir l’aile sud, la deuxième a porté sur les aménagements de l’aile nord (entrée), et la troisième sur l’édification d’un CDI dans l’aile est. Le rez-de-chaussée abrite désormais un hall d’accueil, une cour, une salle à manger, un service médicosocial, etc. ; le premier étage, le CDI et l’administration, et les autres étages, surtout des salles De cours. de plus, six logements de fonction ayant été bâtis en retour d’îlot. Le second site, baptisé « Bretagne », loge des fonctions assez similaires sur trois niveaux et accueille 228 élèves. Il est en cours de restructuration. Lors de la première tranche de travaux, des ateliers et des locaux techniques ont été réalisés, et lors de la deuxième, d’autres ateliers et un étage complémentaire au bâtiment de base. Une ultime étape finalisera le tout.
Mais l’opération traîne en longueur, à cause de travaux qui se sont déroulés en plusieurs phases sur chaque bâtiment et d’une organisation de chantier complexe liée à plusieurs contraintes : site occupé, proximité de la Seine (plan de prévention des risques d’inondation) et de transformateurs de la gare Saint-Lazare. En référence aux métiers du bois enseignés dans le lycée, les façades des deux édifices ont été largement bardées de mélèze de Sibérie qui unifie l’ensemble et lui octroie une identité. Le choix d’un bois dénué de lasure ou de peinture, voué à vieillir naturellement en se grisant, n’altère pas sa solidité et supprime tout entretien. Ce matériau naturel et durable répond, de fait, aux préoccupations environnementales du maître d’ouvrage et de l’architecte, le programme visant une consommation énergétique comprise entre 60 et 70 kWh/(m².an), un objectif équivalant à la RT 2005.
Quant à l’isolation thermique par l’extérieur (ITE), elle s’est imposée comme la solution adéquate résolvant à la fois la question de l’isolation et des ponts thermiques. « Au regard de la durée des travaux, l’emploi d’un isolant extérieur en verre cellulaire Foamglas a constitué une vraie chance sur ce chantier car, bien que souvent resté à l’air libre, sans vêture, le produit ne s’est pas dégradé », constate l’architecte. Gilles Mugnier, responsable marketing chez Foamglas, ajoute que « la pose de cet isolant en façade légère sur une ossature en bois représente une grande première. En outre, le produit, étanche à l’humidité et à la vapeur d’eau, assure une protection thermique et physique totale du bois ». Demeure le prix, élevé, qui doit être compensé par l’économie de certaines prestations, comme le pare-vapeur en façade, l’écran de sous-toiture, ou les gravillons sur le toit-terrasse.

N°345

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