« Une construction traditionnelle en parpaing n’est pas invulnérable au feu de forêt »

Sujets relatifs :

, ,

Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

Mur en béton de chanvre après un incendie

© BCB Tradical

 L'association EnvirobatBDM, qui rassemble des acteurs de la construction en région méditerranéenne publie un guide intitulé « Construire durable en zone à risque d’incendie de forêt. Techniques adaptées à la mise en œuvre de matériaux bois et biosourcés ». Présentation par Benoît Vion-Dury, d'Envirobat BDM.

Pourquoi ce guide ?

Benoît Vion-Dury : Le risque incendie concerne une grande partie de la région PACA, sur le littoral et la Provence notamment, le vent et la sécheresse favorisent fortement le départ et la propagation des incendies de forêt. Des maîtres d’ouvrage nous ont alertés sur les difficultés de construire en bois, et par extension en matériaux biosourcés, dans ces zones concernées par des Plan de Prévention des Risques d’Incendie de Forêt. Jérôme Solari, architecte et vice-président d’EnvirobatBDM, a proposé que nous pilotions, dans le cadre de Fibraterra, un état de l’art pour cerner les questions et trouver d’éventuelles pistes de solutions.

 

En quoi consiste-t-il ?

B. V.-D. : Notre guide est organisé en trois grands chapitres : la connaissance du danger, les pratiques constructives, la demande de permis de construire en bois et biosourcés. Cette dernière partie vise à aider maîtres d’ouvrage et architectes à présenter de manière claire et pragmatique un projet de permis de construire dans une zone soumise à un risque d’incendie de forêt. Ainsi, nous avons constaté que l’instructeur porte beaucoup plus d’attention aux vulnérabilités vis-à-vis du feu dans le cas d’une construction bois. Or, une construction traditionnelle en parpaing n’est pas invulnérable au risque d’incendie de forêt. Par exemple, une isolation par l’extérieur en polystyrène est très vulnérable au feu et les fumées dégagées seront particulièrement toxiques.

Il y a un vrai travail à faire d’optimisation et de finition des différents éléments à risques d’un projet. En effet, les brandons auront tendance à venir s’immiscer dans les angles et peuvent engendrer une combustion d’une partie du bâtiment parfois plusieurs heures après le passage du front de flammes. La protection de la charpente, des ouvertures et l’entretien des toitures sont aussi fortement recommandés. Autre point de vigilance : les espaces sous plancher accessibles par les flammes.. Il faut faire attention de séparer la terrasse du plancher en rajoutant, par exemple, des soubassements. Ce n’est pas tant le matériau qui est important, c’est la façon de construire.

 

Télécharger le guide

 

Propos recueillis par Christiane Wanaverbecq

 

Retrouvez l'intégralité de cet entretien sur LeMoniteur.fr

 

Nous vous recommandons

Matériaux et architecture durable

Matériaux et architecture durable

La rédaction des CTB vous présente une publication récente. D’un côté, des progrès scientifiques qui assurent aux matériaux des propriétés inédites ; de[…]

26/05/2017 | Librairie
Appel à candidature pour le Prix Aperçus de Loire-Atlantique 2017

Appel à candidature pour le Prix Aperçus de Loire-Atlantique 2017

 BIM’s day épisode 10 : rendez-vous le 13 juin 2017

Agenda

BIM’s day épisode 10 : rendez-vous le 13 juin 2017

La pathologie des carrelages et chapes associées

La pathologie des carrelages et chapes associées

Plus d'articles