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Une complexité trop souvent négligée

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Une complexité trop souvent négligée

Lors d’une modification de l’installation d’une GTB, il faut s’assurer que les câbles ajoutés respectent les règles et correspondent aux caractéristiques du câblage déjà posé sur segment de réseau particulier.

Parce qu’elle est l’affaire de spécialistes, la maintenance par l’exploitant des systèmes de Gestion technique du bâtiment (GTB) se révèle difficile. Explications sur les principales sources de dysfonctionnement.

Avec la RT 2012 et les engagements pris à travers les « Baux verts », la donne change. Désormais, les GTB en place se doivent de fournir leur plein potentiel, là où auparavant des dérives ne faisaient peur à personne.

L’un des composants clés d’une GTB est la communication. L’analyse de l’état des communications dans un système de GTB est affaire de spécialiste. En effet, il faut à la fois maîtriser l’aspect réseau et comprendre les applications métiers pour discerner les erreurs éventuelles. Selon Serge Le Men de Newron System, tout récemment acheté par ABB, la première source de difficulté est l’absence de documentation d’un réseau de GTB. Dans la plupart des systèmes de réseaux actuels, une installation de GTB est entièrement décrite par une base de données qui contient tous les liens entre les différents points pilotés. Il est fréquent qu’on ne sache plus où se trouve cette base de données. Par conséquent, on ne peut plus établir avec exactitude les fonctions d’une GTB existante. Newron System a conçu un outil logiciel unique en son genre, afin de faire face à cette absence de documentation. L’outil retrouve la base de données sur le réseau, la décompile et la reconstruit, afin de la rendre utilisable par les applications de supervision et de pilotage installées.
Ensuite, les deux principales sources de dysfonctionnement d’un réseau en GTB sont, premièrement, une mauvaise topologie, deuxièmement, un choix de câblage inadapté. Un réseau de GTB, selon sa nature et le protocole de communication utilisé sur chaque segment, doit obéir à des règles de topologie très strictes : longueur maximale entre deux points, nombre de points raccordés, forme du réseau (en étoile, en râteau, en chaîne, etc.), impédance électrique, vitesse de transmission des données… Il est très facile, lors de modifications même mineures de l’installation de générer un dysfonctionnement. La plus courante est l’absence de terminaison des segments de réseau.
Chaque type de réseau en fonction de son protocole de communication et de sa topologie doit être terminé à chaque extrémité, c’est-à-dire refermé sur son impédance caractéristique, différente pour chaque réseau.
Pour LonWorks, par exemple, c’est 52 ohms. Dans les passerelles - automates de réseau dont la fonction est de faire communiquer un protocole avec un autre - le problème est multiplié, puisqu’il faut gérer les terminaisons de plusieurs réseaux différents. L’absence ou le mauvais choix de terminaison correspondant à chacun des protocoles traités, explique de nombreuses défaillances de communications.
Serge Le Men estime que les erreurs de câblage sont également courantes. À chaque protocole, selon le support physique utilisé (paire torsadée, câble TCP/IP, fibre…), correspond un câblage avec des caractéristiques précises. L’association dans un même segment de réseau, de plusieurs câbles possédant des caractéristiques différentes est une source fréquente de dysfonctionnement d’un réseau.
Il suffit d’ajouter un automate ou un point terminal et de le raccorder sans avoir au préalable examiné le câblage du reste du segment de réseau, et sans avoir veillé à la compatibilité des câblages pour introduire une instabilité.
Pour chaque protocole, les organismes qui les gèrent éditent des tableaux décrivant les caractéristiques des câbles, marque par marque et produit par produit.

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