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Une alternative à la climatisation

Alain Sartre

EN BREF

Quelle consommation d'eau ?
Les appareils sont chargés avec un volume de 30 litres d'eau qui humidifie, en cycle fermé, les médias d'échange avec l'air. En période estivale, il faut prévoir une consommation d'environ 26 litres par heure. Le niveau d'eau, la concentration en minéraux et la vidange sont contrôlés par automate.

Une alternative à la climatisation

Les modules adiabatiques placés en toiture-terrasse proposent un rafraîchissement naturel du hall industriel de la société grenobloise Kopram.

© Photos A. Sartre

Pas de circuit frigorifique, donc pas de compresseur ni de fluides frigorigènes… Le rafraîchissement par évaporation, dit adiabatique, conjugue respect de l'environnement et performance.

Un rafraîchisseur adiabatique fonctionne avec un ventilateur et de l'eau. L'air neuf est soufflé au travers d'un média humidifié par ruissellement. L'évaporation de l'eau suffit à abaisser la température. « Les appareils consomment dix fois moins d'électricité qu'une climatisation classique », indique Gérard Gaget, en charge de la marque Cooléa au sein de la société Adexsi (groupe Soprema). Selon lui, le coût d'utilisation peut être divisé par six, alors que l'investissement est lui-même divisé par trois… L'expérience de Kopram, à Grenoble (38), témoigne de cette efficacité. Cette entreprise fabrique et distribue des outils, en particulier des lames de scie. Son bâtiment de 5 000 m² a été construit en 2009 selon les normes HQE. Il comprend 3 500 m² de hall industriel d'une hauteur sous plafond de 7,50 m. L'enveloppe, bien isolée, bénéficie d'une végétalisation en toiture et façade. L'éclairage naturel est privilégié, avec lanterneau filant zénithal. L'air intérieur est filtré par un système Nederman. Le chauffage est assuré par des aérothermes Ciat.

Plus économique

« À l'époque, nous avions étudié une installation réversible, capable de climatiser, mais le coût était trop important », explique le PDG, Maurice Rebattet. Ce choix n'a pas été regretté le premier été, sans épisode de canicule. Mais les années suivantes fu-rent bien différentes, obligeant à l'adaptation à la mise en place d'horaires décalés. En 2015, l'industriel fait alors équiper ses locaux de six rafraîchisseurs. Implantés en toiture-terrasse, ces appareils (1 500 W) sont prolongés à l'intérieur du bâtiment par une gaine verticale et un diffuseur. L'air extérieur à 35 °C peut ainsi être insufflé à 23 °C (avec 30 % d'humidité relative) et maintenir la température intérieure à 27 °C. D'un montant total d'environ 60 000 € HT, cette installation coûte moins de 1 000 € par an en charges d'exploitation.

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