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Un risque de condensation maîtrisé

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L’immeuble du conseil général de la Loire-Atlantique, à Nantes, associe façades respirantes dans les étages et façade faiblement ventilée au rez-de-chaussée avec collage VEC. La dissymétrie entre chaque niveau a demandé un examen approfondi du risque de condensation.

Situé à Nantes et livré cet été, l’immeuble de bureaux en R+7 destiné aux services du conseil général de la Loire-Atlantique présente une architecture marquée par un calepinage dissymétrique des éléments de la peau extérieure entre chaque niveau. Les façades semi-rideau, préassemblées en usine, sont mises en œuvre sur des voiles en béton percés de baies de 1,8 m de large sur 2,6 m de haut aux étages courants, et 1,8 m sur 3 m au rez-de-chaussée. La procédure d’Atex a porté sur les remplissages respirants aux étages (2 650 m2) et faiblement ventilés aux rez-de-chaussée et loggias (600 m2), intégrant des stores vénitiens dans la lame d’air centrale et dont les vitrages extérieurs sont collés selon la technique du VEC.

Aux étages, la façade se caractérise par des zones vision (remplissages vitrés fixes) et des ouvrants tôlés de ventilation de confort à l’anglaise, constitués de profils verticaux décoratifs qui comportent une partie ouvrant et une partie latérale fixe (zones opaques). Les châssis aluminium sont posés en applique extérieure devant les ouvertures béton. La hauteur du châssis peut être identique à la baie ou intégrer la baie et la portion de voile béton entre les planchers. Les remplissages diffèrent ainsi d’un étage à l’autre. Dans le cas d’une hauteur de 2,6 m, les remplissages sont identiques au cadre dormant ; dans celui d’une hauteur de 3,8 m, ils sont continus en allège et en imposte.
La particularité de la façade tient à la taille de la peau extérieure (simple vitrage clair, continu en allège et imposte), beaucoup plus importante que la zone vision intérieure (double vitrage isolant). Cela crée un risque accru de condensation sur le vitrage extérieur. La mise en œuvre des châssis de grande hauteur a demandé des adaptations pour la réalisation des étanchéités et des pattes de fixation de ces cadres.
En rez-de-chaussée, les principes constructif et de mise en œuvre sont identiques. Les mêmes motifs se répètent pour la façade faiblement ventilée, avec, cette fois, des ouvrants de confort intégrés dans la peau intérieure. Il était en effet impossible de mettre en place des ouvrants vers l’extérieur qui auraient créé des obstacles sur le trottoir. La ventilation de la lame d’air est réalisée par des ouvertures en partie basse de chaque remplissage. La faible surface de ventilation fait que cette façade n’est pas traditionnelle au sens du DTU 33.

N°347

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