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Un élément décoratif dont le choix dépend de l’usage

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Proposée en une multitude de couleurs, d’aspects, de motifs, une moquette ne se choisit pas en fonction de son esthétique. Il est nécessaire d’apprécier d’abord ses caractéristiques techniques, afin de poser celle qui correspond le mieux à sa destination.

Longtemps délaissée en raison d’une image vieillotte et d’une réputation de potentiel « nid à acariens », la moquette est revenue au goût du jour depuis quelques années. Dotée de nouvelles matières et de nouveaux traitements, ainsi que d’un vaste choix de modèles, l’image de la moquette a bien été dépoussiérée.
 
Techniquement, le choix d’une moquette tient compte avant tout des conditions auxquelles elle sera soumise : l’importance du trafic et le mode d’utilisation de la pièce, ainsi que la nature et l’état du sol. Un hall d’entrée et des escaliers ont besoin d’une moquette plus résistante à l’usure et au trafic. Une salle de séjour et une salle à manger sont moins exposées. Une chambre à coucher est moins soumise au passage. Dans une salle de bains, une moquette imputrescible est recommandée. Dans un bureau ou un magasin, une moquette est excessivement « brutalisée » par un trafic intense.
C’est donc à partir des caractéristiques techniques données pour chaque moquette qu’il est possible de réaliser le meilleur choix. 
Les classements certifiés par l’Upec informent sur l’adéquation entre la moquette à poser et l’usage du local. Ce classement n’est pas obligatoire, mais il est reconnu par la plupart des fabricants qui s’alignent dessus pour guider dans le choix d’un revêtement en fonction de son usage. Le classement du revêtement choisi doit être au moins égal ou supérieur au classement du local dans lequel il est posé. La résistance à l’usure d’une moquette en laine est définie par une classification spécifique « T ».
La résistance au feu est un critère recherché. C’est notamment une exigence réglementaire qui s’impose dans le cadre d’un usage commercial ou de bureaux. Le classement feu des moquettes a pour objet de calculer, en cas d’incendie, l’inflammabilité et la vitesse de propagation de la flamme dans un matériau qui aura été solidement fixé au sol. Un classement « feu » est exigé pour les locaux recevant du public (magasins, bureaux collectifs, hôtels, restaurants...) et pour les locaux d’habitation situés dans des IGH (Immeubles de grande hauteur de plus de 35 mètres de hauteur). Les appartements et maisons d’habitation privés ne sont pas soumis à cette obligation. L’information est donnée par les Euroclasses qui désignent 7 catégories concernant la réaction au feu des sols A1FL à FFL (FL pour Floor), les 6 premières correspondent au classement français M. Par exemple, la classification antifeu M3 indique que la moquette a reçu un traitement antifeu. Pour les bureaux, notamment, il y a lieu de s’assurer que la moquette lorsque ses fibres sont synthétiques, est antistatique afin d’éviter de provoquer des désordres dans les systèmes logiques (ordinateurs et traitement de textes). Dans ce cas, la pose de la moquette peut être complétée par la mise en place de rubans de laiton entrecroisés posés sur une enduction conductrice et dont le maillage est relié à une prise de terre. La moquette doit aussi être fixée par une colle conductrice. Les fiches techniques des fabricants de moquette donnent les indications nécessaires pour ces produits destinés à un usage collectif.
Ensuite, d’autres informations doivent être précisées telles que la compatibilité avec un chauffage par le sol, l’usage en escaliers ou en salle de bains. Également les traitements antisalissures, antitaches ou antibactérien, qui apportent une valeur supplémentaire à la moquette. De plus, en fonction des plans des locaux et leur destination, s’il est important de poser de la moquette en lé (de 2, 3 ou 5 mètres de largeur) ou en dalles.
 

Une réponse aux exigences techniques et esthétiques

 
La moquette est généralement composée d’un certain nombre de couches dont les rôles sont différents, afin de répondre à toutes les exigences, d’usure et de durabilité, de résistance au feu, d’affaiblissement acoustique, d’imputrescibilité… La partie visible en velours est réalisée avec des fibres ancrées sur un dossier généralement en PVC traité antimicrobien dans la masse, fongistatique et bactériostatique. Cette partie est montée sur un ensemble de couches différentes : une sous-couche imputrescible et imperméable fréquemment en PVC. Puis sur une armature généralement en fibre de verre, afin d’éviter les déformations de l’ensemble. Enfin, sur une semelle résiliente et imperméable qui est en contact avec le sol. Cette semelle peut être doublée d’une couche plombante sous les dalles - en bitume ou en PVC recyclé - afin d’éviter la pose collée et de permettre un remplacement rapide et localisé lorsqu’une dalle est endommagée. 
La partie supérieure visible et décorative est constituée d’un velours en fibres naturelles ou synthétiques qui contribue à la résistance à l’usure et éventuellement aux produits chimiques. Le choix de[…]

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