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Un bardage en composite aluminium sur ossature bois

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La façade « pixel » des niveaux R+4 à R+6 est reconnaissable à son bardage multicolore en panneaux composites en aluminium. Celui-ci est isolé en sous-face par de la laine de roche.

© Doc. Posotif recadrage

La façade des niveaux R+4 à R+6 de cette école de commerce girondine se compose de panneaux composites multicolores en aluminium, fixés sur des murs à ossature bois dans une structure en béton poteaux-poutres.

L’école de commerce Kedge Business School est née de la fusion, en juillet 2013, des grandes écoles de management de Bordeaux et de Marseille-Provence (BEM et Euromed). À Talence (Gironde), l’ancien bâtiment de BEM (15 000 m2) a été rénové et de nouveaux locaux construits pour doubler la capacité d’accueil des étudiants, passant de 2 500 à 5 000 personnes. Cette opération de conception-réalisation a été portée par l’entreprise générale Seg Fayat, associée à trois cabinets d’architectes. Réalisé en vingt mois, et livré en décembre 2013, le nouveau bâtiment en R+6, d’une surface de plancher de 30 000 m2, est un ERP de 1e catégorie situé en zone de sismicité faible (niveau 2). Comprenant notamment 50 salles de cours, 11 amphithéâtres et 130 bureaux, l’édifice bénéficie d’une forte identité architecturale mêlant différents types de bardage. L’une des particularités est la façade « pixel » des niveaux R+4 à R+6, reconnaissable à son damier multicolore de 4 200 m2 de panneaux composites aluminium. Laquelle a fait l’objet d’une procédure d’Atex de type « b ».

Âme de polyuréthane naturel

Le bâtiment est construit en structure béton armé poteaux-poutres, avec un remplissage par mur à ossature bois choisi à la fois pour des raisons environnementales et de rapidité de mise en œuvre sur chantier. Des cornières métalliques sur les poteaux et en sous-face des poutres servent à positionner les ossatures en épicéa dans chaque niche de la façade. Les murs à ossature bois ont été préfabriqués en atelier et rapidement mis en place sur le chantier. Un complexe de bardage rapporté vient recouvrir le pare-pluie ; l’Atex porte sur sa mise en œuvre. Il est constitué d’un isolant (Rockglace 55 de Rockwool), de panneaux en aluminium Larson de la société Alucoil et de divers habillages de finition. Le bardage est de type XIII (non étanche avec lame d’air). Les plaques mesurent 4 mm d’épaisseur, pour 980 mm de hauteur et 665 mm de largeur. Elles sont constituées d’une âme de polyuréthane naturel prise entre deux tôles en aluminium prélaqué de 0,5 mm d’épaisseur. Leur classement au feu est M1 et elles relèvent de l’avis technique 2/11-1469 pour une pose sur structure métallique sur support béton.
La mise en œuvre de ce complexe s’est effectuée depuis l’extérieur, sur des nacelles volantes électriques positionnées et lestées en toiture du R+6. Des profils aluminium (oméga et demi-oméga) sont d’abord fixés à l’aide d’équerres sur les montants de l’ossature bois. L’entraxe entre deux oméga correspond à la trame du bardage, soit 675 mm. Des demi-oméga sont mis en place au droit des menuiseries, disposées une trame sur deux. Des plaques de laine de roche sont fixées sur l’ossature bois entre les ossatures du bardage. Les plaques de bardage sont ensuite vissées sur les profils aluminium. Chaque panneau est assemblé avec un jeu de 1 cm sur l’ensemble de son périmètre. Le recoupement de cette lame d’air à tous les niveaux avec la mise en place d’une tôle acier 3 mm permet de respecter l’IT 249.
Il n’existe pas d’avis technique pour la mise en œuvre sur ossature bois de ce type de bardage rapporté en composite aluminium. C’est la raison pour laquelle une procédure d’Atex a été demandée par le bureau de contrôle dès le début de la conception. L’étude d’exécution s’est inspirée de l’avis technique de panneaux composites aluminium, similaires à ceux de Larson, et pouvant être mis en œuvre en ossature bois jusqu’au niveau R+2. Un rapport d’essai complémentaire a été réalisé pour la mise en œuvre en zone sismique. « Il fallait valider la façade dans son ensemble, en considérant l’étanchéité à l’eau et à l’air, la solidité et le classement au feu. Même si l’Atex ne porte que sur les fixations dans les murs à ossature bois, tous ces points ont été examinés », indique Stéphane Hennebert, directeur de travaux chez Seg Fayat. Un essai d’arrosage selon la norme NF EN 13501 a notamment été mené en laboratoire au FCBA.

N°347

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