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Triple certification pour bâtiment d'enseignement

Hugo Leroux

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Triple certification pour bâtiment d'enseignement

© Photos Hugo Leroux

Le nouvel IUT C de Roubaix bénéficie d'une triple certification PassivHaus, Bepos et HQE Excellent. Une attention particulière a été portée sur les systèmes énergétiques, pour des consommations minimales et une maintenance facilitée. Avec 7 200 m² de SDP, ce nouveau projet doit accueillir quelque 1 850 étudiants. L'université de Lille Droit et Santé souhaitait proposer un véritable démonstrateur de la « troisième révolution industrielle » (Rev3) chère à la région Hauts-de-France, en concevant un équipement performant et innovant d'un point de vue énergétique et environnemental. Pour garantir des coûts de fonctionnement et d'exploitation faibles, le projet est mené en marché de conception, réalisation, exploitation/maintenance (CREM), sous l'égide de Demathieu et Bard, avec un contrat d'exploitation et de maintenance de six ans endossé par Engie Axima. Les 500 m² de panneaux photovoltaïques (98 kWc) se partageront la surface de toiture avec un espace végétalisé et la verrière de l'atrium. Initialement, « seules » les labellisations Bepos et HQE étaient recherchées, en plus d'un coefficient biotope supérieur à 0.3. « Mais l'emprise du bâtiment couvrait presque toute la parcelle, de sorte que la surface de toiture végétalisée exigée pour satisfaire ce coefficient empiétait sur la surface de photovoltaïque nécessaire pour atteindre le niveau Bepos, expose Christophe Ghillebaert, chargé d'affaires au BET Energelio. Nous avons donc travaillé sur la réduction des besoins énergétiques, de manière à diminuer cette surface de photovoltaïque, et avons fini par décider en accord avec l'architecte -Aurélia Neveux de l'agence Anaa -, de faire certifier le bâtiment en PassivHaus ». Le label allemand met en effet l'accent sur la performance et l'étanchéité de l'enveloppe, réduisant d'autant les besoins de chauffage (inférieurs à 15 kWh/m² SU). Au final, le bâtiment affiche une consommation de 31 kWh/m² SDP sur les cinq usages (contre 74,8 demandés par la réglementation RT2012) et devrait produire jusqu'à 34 kWh/m² d'électricité photovoltaïque pour un coût de chauffage affiché de 1 €/m² SU/an. À l'inverse des bandes de vitrages adjacentes, les ouvrants de la verrière ne peuvent être équipés de stores extérieurs pour limiter les apports solaires en été ; aussi leur vitrage bénéficie-t-il d'un traitement solaire adapté. Dans sa conception, le bâtiment[…]

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