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Suez et Resolving, partenaires d'une déconstruction sélective et rentable

Stéphanie Obadia

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RESOLVING

Créée en 2003, l’entreprise Resolving se présente comme un accélérateur digital des métiers de l'immobilier et de la construction. Sa gamme d'offres s'insère dans le cycle de vie de la construction lors de la phase de conception-exécution, exploitation, mais aussi de déconstruction. La société connait un fort développement avec une croissance de 35 à 40% en 2018 et un chiffre d’affaires de 4.32 millions en 2018 (3.2 en 2017). Basée à Lyon, elle dispose de bureaux à Paris et à Hong-Kong. Elle emploie 35 personnes et recherche des collaborateurs.

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Suez et Resolving, partenaires d'une déconstruction sélective et rentable

Après le BIM, le PIM, voici le RIM. Suez et Resolving se sont associés autour d’une joint-venture pour faire de la démolition une déconstruction sélective et rentable.

Suez et Resolving ont allié leurs compétences pour créer une coentreprise. Elle sera chargée du développement et de la commercialisation de batiRIM. Cette solution numérique dédiée à la rénovation, à la déconstruction sélective et à l’économie circulaire s’appuie sur un outil digital de modélisation, le RIM (Ressource Information Modeling) et accompagne les professionnels en charge de grands projets d’aménagement.

« Cette joint-venture combine les expertises et les logiciels de Resolving, accélérateur digital des métiers de l’immobilier et de la construction, spécialiste du BIM, et les méthodes de Suez, acteur de la valorisation et du recyclage, engagé au service de l’économie circulaire », explique Franck Meudec, vice-président de Resolving depuis avril 2018. Le principe de batiRIM est d’aider les maîtres d’ouvrage à mieux gérer la déconstruction. « Il existe d’autres façons de faire que de simplement détruire. Les ressources issues de la déconstruction peuvent être valorisées afin que la déconstruction soit source de bénéfices et non source de dépenses », poursuit-il.

Un outil numérique pour la déconstruction sélective

Lancé en mars 2018, batiRIM propose ainsi de faire une maquette numérique du bâtiment à déconstruire, d’établir un relevé et un rapport holistique du site, d’intégrer les plans des bâtiments via une interface numérique (2D ou 3D), de modéliser et géolocaliser les produits et matières issus de la déconstruction des bâtiments, mais aussi d’en définir les valeurs via des fiches de commercialisation pour tous les produits destinés au réemploi (luminaires, radiateurs, poignées de porte, etc.). Ces derniers pourront alors être revendus sur la place de marché via des liens directs vers des marketplaces spécialisées. « Le maître d’ouvrage aura la connaissance de ses ressources et pourra décider de ce qu’il va en faire », poursuit-il.

En amont de la déconstruction et/ou de la rénovation, batiRIM dispose également d’une plateforme collaborative partagée par tous les acteurs du chantier. Pour Franck Meudec, « batiRIM, combine l’outil de modélisation RIM et la plateforme collaborative. Cela révolutionne la méthodologie de la déconstruction en implémentant l’économie circulaire au cœur des chantiers pour développer le réemploi et le recyclage ».

De nombreux projets à venir

Parmi les exemples de déconstruction sélective : le chantier de déconstruction et reconstruction de l’IUT à Roanne (69) réalisé par batiRIM en assistance à maîtrise d’ouvrage pour les ressources en économie circulaire (AMO-REC). Pour mener une démarche de réemploi des matériaux souhaitée par la collectivité, un inventaire des ressources et matériaux de l’ancien bâtiment a été réalisé via une maquette numérique identifiant et décrivant précisément les matériaux contenus dans l’ancien bâtiment, en vue de leur réemploi soit directement dans le nouveau bâtiment en projet, soit au travers de circuits de commercialisation dédiés (notamment via des marketplaces). L’objectif d’atteindre les 75 % de matériaux réutilisés dans le nouveau bâtiment devrait être atteint.

Pour l’heure, une dizaine de clients ont déjà signés, dont la Mairie de Paris, qui réalise un audit ressource d’un bâtiment à déconstruire avec une stratégie de recyclage et réemploi. On peut également citer la restructuration du siège du Groupement des industries métallurgiques (GiM) avec Bouygues Bâtiment IDF à Neuilly-sur-Seine - neuf matières ont été valorisées et tracées et le taux de valorisation effectif est de 75 %. Le chantier de la billetterie de la Gare de Lyon où SNCF Gares & Connexions souhaite maximiser le réemploi et le recyclage des flux issus de la déconstruction. Ou encore le réaménagement de bureaux à Paris par Korus, spécialiste de l’aménagement d’espaces professionnels, pour optimiser l’organisation de la gestion de la ressource sur son chantier et développer le réemploi et le recyclage.

C’est un nouveau service mais attendu, d’autant que la loi de transition énergétique imposera en 2020 de recycler et de réemployer 70 % des déchets ! Cela n’est que le début, d’autres développements sont dans les cartons : la déconstruction pourrait par exemple se penser à l’échelle du quartier. À suivre…

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