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Sièges de bureaux : choisir d’après une analyse multicritère

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Sièges de bureaux : choisir d’après une analyse multicritère

3. Les réglages des sièges sont placés sous l’assise et accessibles directement par l’utilisateur. (Doc. Sokoa.)

Pour choisir un siège de bureau, trois critères principaux sont à prendre en compte : la morphologie de l’utilisateur, l’ensemble des tâches qu’il doit effectuer et la posture qu’il adopte pour réaliser son travail.

Le siège est l’une des composantes de la situation de travail : c’est un outil adapté et adaptable. Pour le choisir, il faut une bonne connaissance du travail à effectuer », explique Yves Franckhauser, auditeur technique au Ctba (Centre technique du bois et de l’ameublement).

C’est une analyse multicritère qui mène au choix d’un siège de bureau. Cette analyse tient d’abord compte des tâches à effectuer (travail sur écran, activité d’écriture, manipulation de grands plans, etc.). La posture adoptée par la personne influe également sur l’organisation du poste de travail : elle peut être assise traditionnellement, debout avec appui ou encore assise de manière surélevée. Enfin, la morphologie de l’utilisateur joue un grand rôle non seulement sur le choix mais surtout sur les réglages à sa disposition. La norme NF EN 1335 pour les sièges de travail de bureau précise la posture assise de référence : le pied est à plat sur le sol, la jambe fait avec lui un angle d’environ 90 °. La cuisse repose horizontalement sur le siège et fait un angle d’environ 90 ° avec la verticalité du tronc.

Cette position de base est théorique mais permet d’adapter le siège, qui doit être réglable en hauteur, largeur et profondeur, conformément aux mesures du corps. Selon les personnes, le tronc est plus ou moins haut, et le dossier s’ajuste pour soutenir le creux des lombaires. Le point d’appui des lombaires est réputé être le point le plus saillant du dossier. Les mains doivent pouvoir reposer sur le plan de travail, et l’accotoir éventuel est réglé pour accueillir l’avant-bras à la bonne hauteur.

Actinéo, l’Observatoire de la qualité de vie au bureau, donne des conseils précis : « Le siège doit assurer un confort et une liberté de mouvement. Aussi, l’assise sera-t-elle réglable en hauteur (420/510 mm) et son dossier, d’une hauteur de 360 mm minimum, adapté à l’utilisateur. La hauteur du point le plus saillant sera comprise ­entre 170 et 220 mm. »

L’assise doit être dynamique

La position assise est un effort pour le corps, qui a besoin d’un soutien pour éviter les TMS (troubles musculo-squelettiques). Le siège accompagne les mouvements dynamiques de la personne et peut être ­réglé en fonction de la force ­musculaire ou du poids. Ainsi, « les sièges de bureau à mécanisme soutiennent le dos en faisant corps avec l’utilisateur », précise Odile Duchenne, directrice générale d’Actinéo. Plusieurs mécanismes assurent ce soutien actif :

– le système à « contact permanent » comporte un dossier qui suit les mouvements de l’utilisateur : il recule avec lui, puis revient ;

– le système basculant est doté d’un axe de rotation, à partir duquel l’ensemble assise et dossier peut basculer vers l’arrière ;

– le système synchrone permet de coordonner la descente de l’assise vers le bas avec le recul du dossier vers l’arrière : ce changement de position détend la musculature dorsale.

Ces mécanismes peuvent être bloqués pour stabiliser une position voulue, par des points de réglage accessibles depuis la position assise du siège. Une notice d’utilisation et d’entretien accompagne le siège, de préférence fixée sur celui-ci.

Par ailleurs, un bon siège reste stable en utilisation, ne bascule pas vers l’avant et ne recule pas : il est équipé de cinq roulettes (pour éviter tout basculement intempestif) adaptées au sol, que celui-ci soit dur ou mou. La résistance et la durabilité du siège et de ses composants (mécanismes, tissus ou résilles, mousses résistantes à la compression) font des éléments pour le choix.

Les sièges avec assise ­surélevée ont un point de gravité en hauteur : leur base doit donc être très stable. À partir de 65 cm entre l’assise et le sol, les roulettes sont fortement déconseillées, sauf si elles sont bloquées dès qu’une personne s’assied.

Une tendance au produit épuré

La position de référence du corps est créée grâce à un repose-pieds situé à bonne hauteur. Pour ces sièges, les systèmes d’assise sont les mêmes que pour les sièges de bureaux classiques, ou se composent d’un simple repose-rein pour la partie lombaire du dos.

En cas de manque de place, un siège assis-debout permet un travail jambes tendues pour

une durée limitée.

« Les acheteurs continuent à choisir des produits de qualité pour leurs collaborateurs », estime Odile ­Duchenne. La tendance actuelle va au siège épuré dans sa ligne, malgré un mécanisme complexe, avec des matériaux très légers (résilles tendues à la place du tissu), plus aérés. Des sièges avec balancement latéral existent, avec des dossiers de plus en plus hauts. La translation en assise permet d’allonger l’assise par un rail, pour les personnes de haute taille dont les cuisses ne reposent pas sur leur longueur avec une assise normale.

D’autres éléments de confort agrémentent certains sièges, comme les têtières (intégrées ou non). Les accotoirs peuvent être réglables en hauteur, mais aussi en largeur, voire se reculer ou être retirés. Certains modèles acceptent des accessoires comme par exemple un cintre destiné à recevoir une veste.

Il existe également des sièges spéciaux pour usage intensif, ou pour personnes à forte corpulence (avec une largeur d’assise plus importante), ou des sièges assis-à genoux, pour une solution d’appoint temporaire.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°266

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