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SÉCURITÉ Le CNPP évalue les logiciels de videodétection

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Face au développement de la vidéosurveillance intégrée au système de sécurité des bâtiments, le Centre national de prévention et de protection a mis au point une méthode d’évaluation des performances des dispositifs de détection par vidéo dits « videosensor ». Pour apporter une garantie à l’utilisateur, deux critères clés sont visés : le paramétrage du dispositif lors de l’installation sur site (jusqu’ici effectué à l’aide de tests itératifs) et la sensibilité qui en découle (éclairage de la scène surveillée, distance à la caméra, etc.), celle des autres équipements liés au système de sécurité inclus. Ces logiciels de traitement, insérés dans les systèmes de vidéosurveillance, permettent d’analyser les changements qui apparaissent dans une image transmise par les caméras et de les traduire en 2D pour faciliter l’exploitation a posteriori.

Développée sous forme d’un référentiel technique, la méthode définit le vocabulaire à employer et la notion de « sensibilité conventionnelle » exprimée en taux de mélange des teintes blanches et noires.

Exemple : noir-70 % signifie que la plus faible nuance de gris détectable par le dispositif se compose de 30 % de noir et de 70 % de blanc. Sont également précisées les exigences de performances minimales et de résistance à la fraude (nature des données affichées sur alarme, sensibilité, taille minimale de la cible à détecter, tenue aux variations d’éclairage). Les essais permettent de classer les produits selon trois catégories : C (fonction détection d’intrusion sous réserve d’une installation et d’un paramétrage adéquats) ; B (fonction détection d’intrusion si la cible à détecter est connue et l’environnement maîtrisé) ; A (fonction d’optimisation des capacités mémoires et de l’exploitation des enregistrements). Quant aux produits dont les performances testées s’avèrent insuffisantes, ils sont désignés hors classe. Comparés aux détecteurs d’intrusion classiques, notons que les dispositifs de classe C et B ont la capacité de fournir des images de la situation – surveillance des accès à certains locaux sensibles ou détection du déplacement d’objets par exemple – pendant, après, voire avant alarme. Et donc, d’en améliorer considérablement l’interprétation.

À terme, ce référentiel technique devrait servir de base à l’élaboration d’une marque de qualité.

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