Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

Sécurité incendie

Sujets relatifs :

Norme NF S61-937-7 : Systèmes de sécurité incendie (SSI) – Dispositifs actionnés de sécurité (DAS) – Partie 7 : Compatibilitépour intégration dans un SSI des dispositifs d’évacuation naturelle de fumées et de chaleur(DENFC 01-10-2010).

Commentaire Conditions d’application : Avec les différentes parties de la norme NF S 61937 et destinée à remplacer la norme homologuée NF S 61-937 de 12-1990 et son amendement A1 de 12-2006, cette norme vise uniquement les dispositifs dits « DENFC » (Dispositifs d’évacuation des fumées et de chaleur) livrés complets sur chantier (en opposition aux dispositifsassemblés in situ qui relèventde la NF S61-937-6).Les DENFC relèvent de la directive produits de construction et sont donc soumis au marquage CE, le référentiel associé à ce marquage étant la norme européenne NF EN 12101-2. Cette norme fixe les moyens permettant de répondre aux exigences essentielles de la directive produits de construction. C’est un socle commun qui ne saurait prendre en compte les contraintes inhérentes à la nécessité de respecter le règlement de sécurité français.Ceci est l’objet de la présente norme NF 661-937-7, qui décrit les caractéristiques complémentaires que doivent respecter les DAS marqués CE selon la NF EN-12101-2, afin de pouvoir être intégrés dans un SSI.

Norme NF S 61-937-8 : Systèmes de sécurité incendie (SSI) – Dispositifs actionnés de sécurité (DAS) – Partie 8 : Ouvrants télécommandés d’amenée d’air naturel en façade 01-10-2010.

Norme NF S61-970 : Règles d’installation des Systèmes de détection incendie (SDI) 01-07-2007. Conditions d’application : L’amendement A2 supprime une disposition introduite par l’amendement A1, portant sur la nature du câblage du circuit de détection.

DTU 51-4 Travaux de bâtiment – Platelages extérieurs en bois – Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (CCT) 01-12-2010

DTU 51-4 Travaux de bâtiment – Platelages extérieurs en bois – Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (CGM) 01-12-2010

DTU 51-4 Travaux de bâtiment - Platelages extérieurs en bois –Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales du 01-12-2010

Commentaire La modification majeure de ce DTU est rappelée dans l’avant-propos particulier du CCT. La pose scellée en hypermarché n’est plus considérée comme une technique traditionnelle relevant d’un DTU. La solution de collage sur dallage armé et grenaillé avec un mortier-colle à durcissement rapide est une solution sécurisante. D’autres locaux à fortes sollicitations P4S tels que cuisines collectives, supermarchés, jardineries, blanchisseries centrales d’hôpitaux, peuvent entrer dans le cadre de ce DTU, si les DPM précisent que les caractéristiques de roulage ne dépassent pas celles des locaux à sollicitations modérées.En sol intérieur, pour les carreaux pressés et les pierres naturelles, le joint minimum est le joint réduit de 2 mm. Dans ce cas, le DTU impose des exigences strictes sur les caractéristiques dimensionnelles allant au-delà des normes EN ( EN 14411 pour les carreaux et EN 12058 pour les pierres naturelles).Il appartient donc au fabricant de carreaux de s’engager sur des caractéristiques dimensionnelles réduites, telles que notées dans le DTU. La seule mention carreau rectifié ne suffit pas.La partie 1-2 : Cahier des critères généraux de choix de matériaux remplace, avec la partie 1-1, à compter du 20-11-2010, la partie 1de l’édition de 12-2003.• Carreaux céramiques : Il existe un classement Upec pour les revêtements carreaux céramiques et un classement Upec pour les locaux. Dans ce cas, l’adéquation carreau/local est donc toute faite.• Les carreaux certifiés NF Upec ne sont pas toujours proposés ou prescrits. Dans ce cas, il appartient au fabricant de carreau de fournir une fiche technique, datée et avec une adresse précisant les performances d’un carreau lui-même identifié (série commerciale, format, épaisseur, coloris…) .• Tout carreau doit d’abord répondre aux exigences de la norme EN 14411 « Carreaux céramiques – définitions, classification, caractéristiques et marquage ». L’essai le plus emblématique est l’essai d’abrasion dit « PEI » des carreaux émaillés où le fabricant doit garantir une classe pour un coloris donné . À l’exception de l’essai franco-français de choc léger pour carreaux émaillés, la norme se suffit par elle-même pour donner un avis sur un carreau dans un local à faibles sollicitations. Cela va de soi qu’en plage de piscine, balnéothérapie , thalassothérapie, cuisine collective, c’est la classe forte concentration d’acides et bases qui doit être prescrite aux DPM.Pour les locaux à sollicitations modérées et fortes sollicitations, les exigences du classement Upec ont été réécrites dans le DTU. C’est pour le moins étonnant que dans la norme EN 14411, il n’existe aucun chiffrage de tenue aux chocs lourds. Les essais de roulage lourd, de choc lourd ont été expressément décrits en annexe au DTU. Tout fabricant qui vise pour ces locaux un carreau donné doit fournir un PV d’essais.Le DTU indique pour un local donné une surface maximale et une épaisseur minimale. Cette épaisseur ne doit pas être prise stricto sensu : dans les formats basiques pour mails et galeries marchandes (400 x 400, 300 x 600, 450 x 450 ), les épaisseurs vont le plus souvent de 10 à 12 mm (10 mm étant considérés comme un minimum).• Pierres naturelles : Le DTU vient en complément de la norme NF B 10-601 « Pierres naturelles – prescriptions générales d’emploi des pierres naturelles » .L’essai de flexion est l’essai de base pour le dimensionnement. Seul un PV d’essai conforme à la NF EN 12372 est exploitable. Il est à noter que les pierres ayant une résistance en flexion > 16 MPa sont très rares (granit très dense, certains marbres, basalte ). De même, pour les pierres, la tachabilité est liée à l’entretien et n’est visée dans aucun texte.• Mortier de scellement : Le risque de fissuration par retrait différentiel entre faces supérieure et inférieure existe en pose désolidarisée ou en pose flottante, cas rencontré avec des carreaux céramiques dans les locaux à faibles sollicitations. Pour limiter ce risque, les dosages en ciment ont été abaissés. L’utilisation d’un mortier bâtard est certes contraignante, mais prévient le risque de bombement.• Mortier de jointoiement : Le choix d’un mortier de jointoiement à base de résine réactive (mortier époxy le plus souvent) est contraignant, notamment dans la phase nettoyage des carreaux chantier sans creuser le joint. C’est en amont, au niveau des DPM, que ce choix doit être fait. Il faut rappeler qu’un mortier de joint base liant hydraulique, même haut de gamme, ne résiste pas à des détergents acides. Pour cette famille, la notion de tenue à des acides dilués ne peut exister dans la mesure où l’exploitant est le seul à gérer la dilution, le temps de contact et le rinçage.

N°304

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°304

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2011 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Nous vous recommandons

Un label Effinergie patrimoine pour 2019

Un label Effinergie patrimoine pour 2019

Difficile de proposer une rénovation énergétique des bâtiments du patrimoine sans braquer des architectes. Raison pour laquelle le collectif Effinergie, soucieux des enjeux de rénovation liés au[…]

Cinov : « Avec la loi ESSOC, les TPME de l’ingénierie indépendantes (re)deviennent les maîtres de l’œuvre ! »

Cinov : « Avec la loi ESSOC, les TPME de l’ingénierie indépendantes (re)deviennent les maîtres de l’œuvre ! »

Permis d'innover pour 8 lauréats

Permis d'innover pour 8 lauréats

Loi Essoc : vers "un choc sans précédent dans la simplification des normes de construction"

Loi Essoc : vers "un choc sans précédent dans la simplification des normes de construction"

Plus d'articles