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Sécurité : fenêtres et fermetures gagnent en résistance

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© Doc. Tryba

Si l’offre de blocs-portes blindés et de systèmes d’alarme n’a cessé de se renforcer, les fenêtres et les fermetures apparaissent encore comme les maillons faibles de la sécurité. Pourtant, plusieurs solutions existent.

Le chiffre de 600 000 cambriolages en France en 2013 (stable en 2014) [*], couplé à des modes opératoires plus rapides et parfois violents, impose une vigilance accrue. À commencer par la sélection des moyens de protection mis en œuvre.

Quatre-vingts pour cent des intrusions s’effectuent par l’entrée principale. De fait, le secteur de la porte d’entrée, plus précisément celui du bloc-porte blindé, connaît une envolée. L’offre est importante et vise non seulement le remplacement des menuiseries fracturées, mais aussi le marché de la construction. La fonction de retard à l’effraction vient compléter l’isolation acoustique et thermique ou, pour les portes palières, la résistance au feu. Qu’elles soient en bois, PVC, aluminium ou acier (voire mixte), ces portes doivent, pour prétendre à un certain degré de résistance, répondre aux normes NF EN 1627 à 1630. Elles bénéficient idéalement du marquage A2P délivré par le Centre national de prévention et de protection (CNPP), qui existe en quatre niveaux croissants de résistance : PV, BP1, BP2 et BP3.
La norme européenne sur la résistance à l’effraction vaut également pour les fenêtres et les fermetures, qui constituent la deuxième voie de pénétration utilisée par les cambrioleurs. Là se trouvent les points faibles dans l’habitation.

Volets roulants antieffraction

Aussi le remplacement des volets battants en bois par des volets roulants en PVC ou en aluminium, largement engagé au cours des dernières décennies, a-t-il plutôt fragilisé la protection. Un volet roulant classique, surtout en PVC, confère une sécurité dérisoire, sachant que la plupart des tabliers peuvent être sortis de leurs rails à l’aide d’un simple tournevis. Il existe désormais des volets roulants antieffraction (avec ou sans marquage A2P), dotés de lames extrudées en aluminium et d’une lame finale en acier avec un verrouillage automatique. On se rapproche alors d’une protection de type rideau métallique pouvant être couplée à une alarme.
La fenêtre n’est presque jamais choisie avec une fonction de résistance à l’effraction. Ici, le matériau des profils joue un rôle important : le bois est faiblement résistant, tout comme le PVC. Mais les fabricants ont fait des efforts de conception pour améliorer les performances, souvent à l’aide de renforts en acier ; si ce dernier est parfait, le prix d’une telle menuiserie s’avère élevé. Enfin, l’aluminium offre un bon rapport de résistance et de coût.
La résistance se joue tout autant au niveau du vitrage et, sur ce terrain, il n’y a pas d’autre voie que celle du verre feuilleté. La norme EN 356 définit huit classes de résistance pour le verre feuilleté, depuis l’antivandalisme jusqu’au retardateur à l’effraction, soit des verres qui vont de 6,8 à 27,5 mm d’épaisseur. Cela ouvre une large palette de choix en fonction du besoin de protection requis.

N°345

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