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SECURITE Détection incendie discrète pour le parc à thème Vulcania

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SECURITE Détection incendie discrète pour le parc à thème Vulcania

« VuLcania est un lieu sculpté, creusé dans des coulées de lave basaltiques. Il n’existe aucune frontière marquée entre édifice et paysage », explique Hans Hollein, l’architecte. La construction, aux trois-quarts souterraine, se fond dans l’environnement, en bordure de la chaîne des Puys (Puy-de-Dôme). (Doc. Vulcania.)

Dans les parcs de loisirs, la détection incendie tient une place prépondérante pour la sécurité du public. Des solutions à la fois discrètes et efficientes ont été mises en œuvre à Vulcania.

Depuis le 20 février 2002, le parc à thème Vulcania, architecte Hans Hollein, ­accueille ses visiteurs. Comme dans tous les projets de cette envergure, la détection incendie tient une place prépondérante. D’autant que ce lieu dédié aux volcans a pris le parti de se développer en sous-sol (trois niveaux sur 19 m de profondeur) et facilite son intégration au site.

Cette particularité a singulièrement compliqué la tâche des concepteurs. Elle les a conduits à considérer la construction comme un « IGH à l’envers » et à retenir des systèmes sécurité incendie (SSI) de catégorie A, répondant aux exigences réglementaires de ce type d’établissement. Outre ce ­contexte architectural spécifique, le système devait répondre aux exigences liées aux espaces propres à ce lieu, souvent difficiles d’accès : salle de spectacle, amphithéâtre, galerie souterraine, jardin volcanique sous serre… Il devait également permettre une maintenance discrète. Autre contrainte : rendre le matériel le moins visible possible, tout en restant accessible.

Distances de surveillance de 5 à 80 m

Le maître d’ouvrage a donc retenu deux solutions distinctes développées par Siemens Building Technologie : une détection linéaire optique DLO1191 pour le jardin volcanique et la salle de spectacle de 400 places et une solution par aspiration AD2 pour les séquences d’entrée et la galerie dite « du grondement » accessible au public. Dans ces systèmes, l’émetteur et le récepteur sont dans le même boîtier. Avantages : un seul accès, un seul boîtier, une économie de câblage et l’absence de détecteurs inesthétiques.

Le premier système, destiné aux grands espaces – pour des distances de surveillance de 5 à 80 m – se compose du détecteur lui-même et d’un réflecteur placé en face. Le principe de fonctionnement est simple : l’émetteur de lumière envoie un faisceau infrarouge concentré qui est renvoyé par le réflecteur vers le récepteur de lumière. Le récepteur transforme alors le signal infrarouge reçu en un signal électrique, évalué par l’électronique commandée par microprocesseur. Lorsque de la fumée pénètre dans l’intervalle de mesure, elle affaiblit le signal infrarouge et lorsque le signal atteint une valeur de mesure déterminée, le détecteur transmet à l’équipement de contrôle le niveau de danger correspondant. Le traitement du signal est basé sur le principe de la logique floue (fuzzy), qui évite les fausses alarmes et rend possible le télédiagnostic.

Après étude, ces détecteurs ont été mis en place, dans la salle de spectacle et dans le jardin volcanique, de manière à être le moins visibles possible.

Analyse de l’air via un réseau de gaines PVC

Les seconds systèmes, discrètement installés dans la galerie du grondement, sont multiponctuels 2 voies. Ils sont habituellement destinés à la surveillance de faux planchers, faux plafonds et d’armoires renfermant des équipements électriques ou électroniques. À l’abri des ­regards dans un local technique, ils analysent l’air prélevé dans les galeries adjacentes, via un réseau de gaines PVC perforées. L’air parvient alors aux deux détecteurs qui contrôlent la présence éventuelle de fumée, puis le ­rejettent vers l’extérieur. L’appareil de détection proprement dit se compose d’un boîtier étanche en matière synthétique (ABS) avec un aspirateur incorporé et une surveillance du débit d’air. Cette dernière permet de ­contrôler la tuyauterie et de ­détecter, sous forme d’un dérangement, les ruptures du tuyau ainsi que l’encrassement des orifices. Sa face avant comprend un affichage lumineux pour l’alarme et un pour le dérangement.

Tous sont reliés au système de détection incendie (SDI), dans le local sécurité. Le système comprend de nombreuses fonctions : paramétrage de la logique d’organisation, adressage libre des détecteurs, horloge de temps réel, mémoire d’événements… L’équipement de contrôle et de signalisation saisit les signaux des détecteurs automatiques d’incendie, des déclencheurs manuels d’alarme des sous-ensembles par l’intermédiaire du bus de détecteurs. Puis, il réalise les fonctions de commande de mise en sécurité du centralisateur, de mise en sécurité incendie (CMSI). Lequel assure la mise en sécurité par commande automatique ou manuelle des dispositifs actionnés de sécurité (portes coupe-feu, clapets, volets, coffret…). Lié au SSI, le système de traitement d’air fait également office de système de désenfumage.

La solution sans fil, bien qu’aujourd’hui fiable, n’a pas été retenue pour deux raisons : ses principes ne bénéficient pas, à ce jour, d’une certification (attendue pour fin 2004) et il existe un risque non-nul, dans ce contexte particulier, de difficultés de liaison.

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