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SECOND ŒUVRE Vitrage multifonction en rénovation de collège

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SECOND ŒUVRE Vitrage multifonction en rénovation de collège

LES NOUVELLES menuiseries donnent un nouveau rythme à la façade : gain de clair de jour, profil smple, jet d’eau sans fioritures. La supression des bandeaux de béton faisant garde-corps au niveau des anciennes fenêtres a également participé à son allègement.

Pour répondre aux contraintes du maître d’ouvrage, deux industriels et une entreprise de pose ont proposé la mise en place de menuiseries dotées de vitrages multifonctions. Ces derniers assurent isolation thermique, sécurité et, pour la première fois, « autonettoyage ».

Initiée par le conseil général, la rénovation du collège Pierre Morange à Saint-­Nazaire (Loire-Atlantique) portait notamment les menuiseries existantes. Elles ont donc été remplacées par 334 menuiseries PVC et 60 menuiseries aluminium. Leur structure en acier à simple vitrage avec impostes vitrées était devenue obsolète et hors normes.

Après appel d’offres, deux industriels, Saint-Gobain-Glass et le Groupe Maugin, et une entreprise de pose, la société Loradis, ont travaillé en étroite collaboration pour répondre aux exigences du cahier des charges, fixé par le conseil général et les responsables du collège. La notion d’isolation thermique étant évidente, il s’est aussi agi de prendre en compte les impératifs de sécurité des élèves et des enseignants, la fonctionnalité des équipements installés, la maintenance et le respect de l’architecture d’origine.

Un coût jugé acceptable par le maître d’ouvrage

L’ensemble de ces contraintes a donc conduit le maître d’ouvrage à choisir des menuiseries oscillo-battantes anti­défenestration. Ces fenêtres ne présentent pas d’ouverture d’un seul tenant mécanique en ­raison d’un poids élevé. Elles sont donc munies d’un petit vantail et d’un ouvrant battant et oscillo-battant. Une clef unique permet de les manœuvrer (système de condamnation OF). L’objectif : simplifier la tâche des personnels et éviter les ouvertures intempestives par les élèves.

Pour la première fois, ces menuiseries sont pourvues d’un vitrage multifonction SCG Bioclean Climaplus Protect, assemblé par Glassver. Cette combinaison a la particularité de répondre point par point au cahier des charges :

* isolation thermique renforcée avec un verre peu émissif ;

* autonettoyant sur la face extérieure pour limiter la maintenance, faciliter le travail du ­personnel et limiter les ­dépenses ;

* sécurité sur la face intérieure avec un verre feuilleté muni d’un film PVB destiné à la protection des personnes.

L’incorporation de ce vitrage a augmenté le budget de 2,7 % sur l’ensemble du lot menuiserie. Le coût a été jugé acceptable par le maître d’ouvrage, le retour sur investissement étant à calculer plus tard. D’ores et déjà, la ­fréquence du nettoyage des ­fenêtres a été divisée par trois.

Soudage d’un joint coextrudé EPDM

Comme pour le vitrage, les menuiseries PVC demandent un entretien minimum (voir encadré). De même, pour éviter l’utilisation de la pompe silicone – produit incompatible avec le vitrage autonettoyant –, le fabricant a modifié ses méthodes de travail. Ici, le joint périphérique a été réalisé par soudage d’un joint coextrudé EPDM (Avis technique n° 6/02 – 1462).

Pour recevoir le volet roulant qui ne pouvait être intégré dans les panneaux béton préfabriqués, l’oscillo-battant a subi quelques modifications : renforcement en acier zingué de la traverse haute et enlèvement de l’aile de recouvrement proposée en standard sur le profilé retenu. Ces ­variantes sont intervenues après que l’entreprise de pose ait réalisé un prototype. Elle s’est également chargée de la mise au point technique des volets roulants qui bénéficient d’une commande radio individuelle ou groupée pour les classes. Une mise au point effectuée en collaboration avec le fournisseur Bubemdoors. Elle porte notamment sur les coupes horizontales et verticales, l’assemblage sur menuiserie et le repérage des émetteurs radio. Il faut souligner que l’ensemble de la câblerie passe dans les plafonds suspendus et que chaque volet possède sa propre boîte de dérivation.

Les menuiseries aluminium blanc laqué, à rupture de pont thermique, sont de deux types : châssis fixes et à soufflet. Le châssis à soufflet a été ­complété d’une ferme imposte à deux points de fermeture, afin de garantir une étanchéité ­maximale.

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