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Second point d’étape pour Recybéton

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Second point d’étape pour Recybéton

Demain, les chantiers de déconstruction pourraient fournir la matière première des chantiers de construction...

© LafargeHolcim

Les chercheurs engagés dans le projet Recybéton viennent de présenter les derniers résultats de leurs travaux. Ils ont notamment observé l’impact de différents taux de substitution des matières recyclées sur les propriétés du béton.

Dans le cadre du projet national initié en 2012, différents groupes de travail mènent des recherches parallèles mais étroitement liées afin d’étudier les conditions de la réutilisation des bétons de déconstruction dans la construction (bâtiment, ouvrages d’art, etc.). Un colloque organisé le 9 mars dernier à la Fédération française du bâtiment a réuni l’ensemble de la profession pour un point d’étape très attendu, à l’heure où l’exploitation de ces bétons se cantonne majoritairement à des applications routières à faible valeur ajoutée. Cependant, l’intégration de matières premières (granulats, sables) ayant connu une précédente utilisation a des impacts sur les propriétés du béton. C’est pourquoi la norme NF EN206-1/CN, pour le moment, n’autorise qu’un taux de substitution de 20 % de granulats naturels par des gravillons recyclés (pour des classes d’exposition courantes).

Garantir aux bétons recyclés les performances des bétons naturels

Un des enjeux de la recherche consistait précisément à estimer la façon dont les variations de ce taux d’incorporation pouvaient garantir aux « bétons recyclés » les mêmes performances en termes de durabilité, de tenue mécanique, de comportement à l’incendie ou au cycle gel/dégel que des bétons produits à partir de ressources naturelles. Exemple concret : les travaux menés par Éric Garcia-Diaz, (École des Mines d’Alès), ont montré que la variation des taux de substitution des granulats recyclés n’avaient pas d’impact significatif sur le comportement rhéologique des bétons ; en revanche, ceux de Patrick Rougeau (Cerib), l’ont amené à constater qu’une teneur en sulfates élevée de ces bétons pouvait compromettre leur durabilité dans des applications structurelles. Autant d’observations qui doivent être consolidées et corrélées d’ici fin 2017 pour pouvoir déployer le recyclage à grande échelle et réviser au besoin la norme béton.

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