Salon Light+ Building 2016, l’éclairage connecté au service du bien-être

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Le salon s’est tenu du 18 au 23 mars 2016, à Francfort, avec près de 2 600 exposants pour plus de 200 000 visiteurs.

© Doc. Messe Frankfurt

Déjà amorcée en 2014, la connectivité a régné en maître cette année au Light+ Building 2016 de Francfort. Le numérique et les systèmes de gestion de l’éclairage sophistiqués se mettent au service d’une lumière individualisée et « communicante », avec, comme enjeux, l’efficacité énergétique bien sûr, mais aussi le bien-être de l’utilisateur.

Cette année, le pas est franchi : les sources sont 100 % Led. La fluorescence, si elle est toujours présente en production, était la grande absente des nouveaux produits. Avec la Led, l’éclairage ne cesse de proposer des fonctionnalités qui permettent à la fois de réduire la facture énergétique - avec des rendus lumineux élevés et une lumière uniquement là où il faut, quand il faut -, de gérer l’éclairage de façon globale - grâce à l’interconnectivité - et de choisir sa qualité de lumière pour améliorer le bien-être, comme dans le concept Human centric lighting présenté par l’organisme européen LightingEurope (lire encadré).

L’efficience énergétique : un enjeu au cœur des produits

Le salon Light+ Building 2016 a été l’occasion de confirmer la disponibilité des produits Led performants en termes de consommation, flux lumineux et durée de vie. Cette évolution du marché a été rappelée par le président du Syndicat de l’éclairage, Benjamin Azoulay, qui souligne que « les économies rendues possibles par les nouvelles technologies permettraient de réduire les consommations d’un facteur 8 ou 9 ». Les durées de vie annoncées des luminaires, 50 000 heures en moyenne, associées à des efficacités lumineuses supérieures à 100 lm/W (lumens/watt) en ont fait la démonstration. À l’instar de Quintessence, d’Erco (A) - prix Design Plus au salon -, qui couvre des flux lumineux allant de 210 lm (encastrés orientables) à 4 400 lm (downlights et appareils à faisceau mural) pour des puissances installées de 2 W à 32 W, soit une efficacité qui peut atteindre 137 lm/W. Le fabricant garantit un flux lumineux supérieur à 80 % de la valeur initiale après 50 000 heures de fonctionnement. Ledvance (marque issue du groupe Osram et qui a fait son entrée, en avant-première, lors du salon), lance des gammes de downlights/spots, lignes continues, appareils étanches, projecteurs, appliques, suspensions pour éclairage de grande hauteur et dalles Led pour le tertiaire. Citons le Panel Led (B), encastré de 600 x 600 mm qui offre un rendement lumineux de 110 lm/W avec un UGR 19 (contrôle de l’éblouissement) pour l’éclairage des bureaux.

Électronique embarquée

Au-delà de l’amélioration des performances, l’électronique embarquée, propre à la technologie Led, permet de contrôler les durées d’allumage et l’intensité de l’éclairage artificiel afin de réduire encore la facture énergétique tout en prolongeant la durée de vie des appareils. Les systèmes de gestion, souvent développés par les fabricants de luminaires eux-mêmes, permettent la détection de présence et de lumière du jour de façon à maîtriser les durées d’allumage et de bénéficier de niveaux d’éclairement constants. Le système LiveLink de Trilux, par exemple, s’intègre à la plupart des luminaires présentés par le fabricant, notamment le Solvan Flow (C) Led. En versions encastrée ou en saillie, suspension et ligne continue, il propose des flux de 3 000 lm à 6 400 lm et quatre optiques qui permettent de répondre à des applications différentes : postes de travail informatisés, circulations et locaux annexes ou même éclairage des tableaux noirs dans les écoles.
Pendant toute la durée du salon, le ZVEI (Association allemande des industries électriques et électroniques) a présenté un aperçu des possibilités offertes par ces systèmes intelligents de gestion.

De la gestion à l’interconnectivité

Ainsi, plusieurs scénarios de « smart lighting », mis en scène à travers différents aspects de la vie de tous les jours (espaces privés et publics, bureaux), montraient comment la lumière peut être ajustée pour répondre aux besoins des utilisateurs via six applications équipées de systèmes d’éclairage connecté dans le but d’accroître l’efficacité lumineuse et le confort de l’éclairage.
Les luminaires communiquent alors entre eux, comme l’a illustré Feilo Sylvania (anciennement Havells Sylvania) avec la nouvelle version de l’encastré Officelyte Led de la marque Concord (D), dotée du système de gestion Organic Response qui fonctionne sans bus filaire. Chaque luminaire est équipé d’une cellule OR comportant un détecteur de présence et de luminosité ainsi qu’un émetteur et un récepteur infrarouge. Le principe est le suivant : dès qu’une personne pénètre dans la pièce, le premier luminaire s’allume à 100 % et envoie une information aux luminaires situés à 3 m par signal infrarouge, ce qui déclenche leur allumage à 80 %. Ces appareils transmettent à leur tour le signal aux luminaires situés à 6 m, qui s’allument à 60 %.
Autre exemple avec le LightHub (E), qui équipe les lampadaires de Regent, comme le Lightpad, et offre une base fiable pour évaluer le taux d’occupation des postes de travail et la consommation d’énergie. Chaque pièce dispose d’au moins une source de lumière raccordée à un réseau d’énergie. Grâce à des capteurs intégrés et à l’alimentation garantie par les luminaires, les données indépendantes des personnes peuvent être collectées en temps réel. Une fois saisies, elles sont stockées et évaluées par le client à tout moment.
Ces solutions intelligentes contribuent à optimiser l’éclairage, non seulement dans un contexte de maîtrise de l’énergie, mais aussi pour favoriser le confort des utilisateurs. Michaël Scherpe, président-directeur général, délégation officielle pour la France et Monaco, Messe Frankfurt, Light+ Building, constatait que, « ces dernières années, la lumière s’est intégrée dans tous les éléments architecturaux, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur : dans le textile, le verre, le béton, les revêtements de sol, le mobilier, etc. Ces réalisations ne sont possibles que grâce à une haute technicité, une intelligence qui gère les ambiances lumineuses dans lesquelles nous vivons et qui permet de modifier l’effet de la lumière sur l’être humain. Human Centric Lighting, c’est-à-dire l’effet de la lumière sur le bien-être, représente, au salon, un thème tendance prometteur d’avenir ». Ce principe, qui consiste à accorder la priorité aux personnes, prend une importance croissante dans le développement de nouvelles solutions de mise en lumière et nombreux étaient les fabricants à avoir mis en application ce concept.

Éclairage à la carte

Zumtobel, par exemple, proposait la sixième génération de Mellow Light (H), qui offre un éclairage du poste de travail adapté aux besoins des personnes et réglable de façon individuelle et qui détecte l’évolution des exigences en termes d’éclairage dans la pièce à l’aide de capteurs. Grâce au capteur Ativo, l’éclairage s’adapte en fonction de l’occupation, de la fréquence et de la position des personnes. Par ailleurs, les luminaires peuvent être réglés de façon individuelle via le système de gestion Litecom en fonction des préférences des utilisateurs et des tâches visuelles. Il est aussi possible de modifier la température de couleur au fur et à mesure de la journée en respectant le rythme biologique humain.
Le Tunable White (G), de iGuzzini, permet également de contrôler la couleur de la lumière et de recréer de nouvelles ambiances sans avoir à changer le dispositif, en faisant varier la température de couleur de 2 700 K à 5 700 K. Il est prévu notamment en association avec le système Laser Blade.
Dans le même esprit, et dans le respect du rythme circadien, la marque Luctra (F) présentait ses lampadaires et lampes à poser dotés du système électronique Vitacore. En fonction de son profil, l’utilisateur fait varier automatiquement la couleur de la lumière, de 2 700 K à 6 500 K, simulant ainsi le cours naturel du jour. Le profil d’éclairage peut être changé et ajusté à tout moment en fonction des besoins individuels.

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