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Enquête

Salle de bains, un choix technique et esthétique

Enquête réalisée par Marianne Tournier

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RÉGLEMENTATION

DTU et cahier de prescriptions techniques
Les installations sanitaires encastrées sont encadrées par les DTU 65.10 (canalisations d'eau chaude ou froide sous pression et canalisations d'évacuation des eaux usées et des eaux pluviales à l'intérieur des bâtiments) et 60.5 (canalisations en cuivre : distribution, évacuation d'eaux et génie climatique), ainsi que par le cahier de prescriptions techniques 2808 (systèmes de canalisations sous pression à base de tubes en matériaux de synthèse), qui s'intéressent aux canalisations hydro-câblées, déterminant notamment les systèmes canalisations-raccords autorisés en encastrement.

UNE POMME DE DOUCHE AU PLAFOND

Mise en œuvre 
Dans la douche, la pomme de tête peut être fixée au mur ou installée en plafond. Dans ce dernier cas, elle est soit apparente et vissée au bout d'un bras, soit encastrée dans le plafond par l'intermédiaire d'un socle. Dans les deux cas, elle nécessite la réalisation d'un faux-plafond (non porteur). On assure le confort en vérifiant la distance entre l'utilisateur et la pomme, qui doit être de 50 cm maximum. Il est aussi important de contrôler la qualité des fixations, car une pomme de tête pleine d'eau, voire de calcaire, est très lourde, en particulier si elle est en métal. Ce qui est toujours le cas pour l'offre haut de gamme.

PRODUITS

Encastrement réduit 

Avec une profondeur d'encastrement ajustable entre 73 et 92 mm, l'Easy Box d'Ideal Standard est un système parmi les plus compacts du marché.Mais il ne pardonne pas en cas d'inversion du sens de montage.

Universelle

L'iBox d'Hansgrohe, qui n'a pas varié depuis plus de 15 ans, est universelle, c'est-à-dire que, permettant 16 installations différentes, on ne peut pas se tromper lors de son achat.

Débit élevé

La boîte Rapido de Grohe présente une profondeur d'encastrement de 70 mm et propose, en version douche ou bain-douche thermostatique, une troisième sortie à débit de 50 litres/min.

Corps souple

Pour compenser les irrégularités des murs, le boîtier FlexxBoxx de Kludi est doté d'un dos souple. Possibilité d'essai et de purge au montage, sans ajout de flexible ou autre.

Petit prix

Pour les installations simples - une pomme de tête et une douchette -, le mitigeur thermostatique chromé à 2 sorties d'Alterna, avec un seul set de commande, offre un bon rapport qualité/prix.

Salle de bains, un choix technique et esthétique

Les systèmes varient selon les fabricants. Les boîtiers d'encastrement Cristina viennent s'installer sur une structure préfabriquée.

© Cristina

Chaque robinetier ou presque propose une solution simplifiant l'encastrement des mitigeurs de douche ou bain-douche, thermostatique ou mécanique. Entre la facilité de pose et l'esthétique, il faut choisir !

Dans tous les catalogues, on trouve désormais un boîtier ou un corps d'encastrement des mitigeurs de douche ou bain-douche. Sachant que chacun d'eux est associé à une offre de plaques de commandes murales, non interchangeables entre fabricants, comment faire son choix ? D'autant que les caractéristiques techniques ne sont pas à négliger : les systèmes d'encastrement sont différents, variant en termes de profondeur de montage, de simplicité de pose, d'adaptabilité en fonction du mur support, de rattrapages des erreurs d'installation (comme l'inversion trop fréquente eau chaude/eau froide).

Guide de choix

Tous les corps de robinetteries à encastrer ne sont pas universels, c'est-à-dire adaptés quel que soit le type de mitigeurs et de fonctions. C'est pourquoi les fabricants proposent des outils de sélection, via des catalogues dédiés ou des configurateurs sur leur site internet (Cristina, Grohe… ). Dans ce dernier cas, on sélectionne les fonctions désirées (pomme de tête, douchette à main… ), l'esthétique (poignées rondes ou carrées… ) et l'on obtient la prescription complète (corps et boîtier).

Lorsque le choix doit être effectué sur un catalogue, on détermine le type de mitigeur, mécanique ou thermostatique, douche ou bain-douche. Car le corps ou le boîtier diffèrent parfois. La deuxième question à se poser concerne le robinet d'arrêt : est-il intégré ou pas ? S'il ne l'est pas, il convient de le prévoir, séparément. Le boîtier ou corps à encastrer est ensuite sélectionné selon le nombre de fonctions à assurer : avec une seule fonction, on alimente une douchette à main, avec deux fonctions on alimente une douchette à main ainsi qu'une pomme de tête à un seul jet. Pour alimenter une douchette et une pomme de tête à deux jets, il faut compter trois fonctions, et quatre lorsque la pomme de tête offre trois jets. Toutefois, plus de neuf installations sur dix se contentent d'une douchette à main et d'une pomme de tête à un seul jet. Plusieurs solutions sont possibles pour un même nombre de fonctions : par exemple, un mitigeur 1 sortie associé à un inverseur à 4 voies et 3 sorties peut alimenter une douchette à main et une pomme de tête à 2 jets. Autre solution pour assurer ces mêmes fonctions : un corps à 3 sorties et inverseur intégré ; un corps avec inverseur intégré associé à 3 robinets d'arrêts ; 2 corps d'encastrement, l'un intégrant la robinetterie thermostatique, laquelle alimente le second corps, qui distribue la douchette à main et les deux jets de la pomme de tête. Si le second corps le permet, les deux jets peuvent fonctionner en simultané.

Le boîtier universel Hansgrohe est adapté au système Select du fabricant, qui permet une commande par bouton-poussoir, aisément compréhensible.

Anticiper les erreurs de pose courantes

Le robinet d'arrêt n'est pas systématiquement intégré à tous les corps de mitigeur thermostatique. S'il ne l'est pas, il est indépendant et doit être prévu. On se rend compte de son oubli lors de la mise en eau… qui coule et qu'on ne peut stopper. Il faut alors casser l'installation. D'où la nécessité de contrôler la prescription. Inverser l'alimentation eau chaude (à gauche) et eau froide (à droite) est sans conséquence grave sur un mitigeur apparent : on démonte et on rétablit. En revanche, lorsque le mitigeur est encastré, c'est problématique. D'une part parce que le mitigeur thermostatique ne fonctionne plus, livrant de l'eau trop chaude ou trop froide. D'autre part parce qu'il n'est pas toujours possible de corriger l'erreur.

L'installateur peut tout d'abord vérifier s'il est possible de croiser les tubes d'alimentation en amont de l'encastrement. Sinon, certains fabricants prévoient des solutions : une cartouche inversée chez Grohe, la possibilité d'inverser le corps du robinet chez Hansgrohe (en adaptant la rosace, elle-même inversée). Sinon ? Il faut casser ! Cette erreur est, selon les fabricants, bien plus fréquente qu'on ne l'imagine… Troisième défaut d'installation relativement courant : le corps de robinetterie est encastré trop profondément ou, à l'inverse pas suffisamment. Dans le premier cas, on ne peut fixer l'habillage, dans le second, la partie technique déborde. Il existe, chez certains fabricants, des pièces permettant des rattrapages, des rallonges si le l'encastrement est trop profond et des rosaces plus épaisses en cas d'encastrement trop faible.

Le boîtier est d'abord positionné, puis les canalisations raccordées. Le bloc fonctionnel est installé au dernier moment (photo du haut), en même temps que le set de finition (photo du bas).

Alimentez, évacuez !

Alimenter une pomme de tête à 2 ou 3 jets fonctionnant simultanément nécessite une robinetterie au débit suffisant, qui doit être vérifié au point de puisage, ainsi que la pression. De même concernant les diamètres des canalisations d'eau chaude et d'eau froide. Mieux vaut prévoir grand (DN15 pour 1 fonction, mais DN20 pour 2 fonctions et plus). Attention également à la bonne évacuation de l'eau de la douche, d'autant plus si celle-ci est extra-plate. Selon la norme NF EN 274, les débits des bondes siphoïdes et des caniveaux de douche sont mesurés sous une hauteur d'eau donnée, par exemple de 15 mm pour 24 litres/ min (Ø 90 mm). Certains fabricants associent toujours le débit d'évacuation annoncé à la hauteur d'eau correspondant. D'autres non. Or, 50 litres/min sous 50 mm d'eau, ce n'est pas pareil que 50 litres/min sous 20 mm d'eau. Si le receveur, extra-plat, ne peut accepter une quelconque hauteur d'eau, il faut prévoir une bonde ou un caniveau de débit supérieur.

N°360

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