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Révolution lumineuse, mais invisible au Louvre

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Révolution lumineuse, mais invisible au Louvre

L’éclairage extérieur des Cours Napoléon et carrée, ainsi que de la pyramide et des pyramidions passe aux leds. La première phase de cette rénovation s’est achevée fin 2011, avec à la clé une consommation divisée par quatre !

Le Louvre et le fabricant japonais Toshiba, partenaires dans une démarche commune de développement durable, ont conclu un accord fondé sur la volonté de réduire les consommations d’énergie et l’empreinte carbone du musée.

La précédente mise en lumière des façades de la Cour Napoléon (réalisée en 1993, concepteur lumière Olivier Wattiau et Jean-François Arnaud, maîtrise d’œuvre EDF) faisait appel à des lampes halogènes et xénon - dotées de teinte chaude - qui équipaient des projecteurs placés sur les façades elles-mêmes.
C’est dans le respect de cette ambiance chaleureuse que la rénovation de l’éclairage devait s’opérer. François Séguineau, vice-président de l’activité Lighting Europe et directeur général de Toshiba Systèmes France explique l’engagement du fabricant dans cette aventure : « Ce partenariat avec le Louvre a représenté pour nous un vrai défi, non seulement en termes de développement de technologies efficientes et peu énergivores, mais aussi de produits à faibles impacts environnementaux, capables d’assurer le même rendu lumineux ».
En effet, s’il n’y avait pas de « cahier des charges » à proprement parler, l’administration du Louvre était formelle, les nouvelles lumières devaient renvoyer le même aspect visuel, sans modifier l’architecture des façades, et les luminaires devaient se faire aussi discrets que possible. Ainsi, les températures de couleur 2 700 K et 3 000 K ont été retenues et les nouveaux luminaires ont été installés aux mêmes emplacements que les précédents, sans modifier le câblage, ni l’alimentation existants. Restait à développer des luminaires répondant aux exigences du musée et des architectes des Monuments historiques. En tout, six types de luminaires ont été conçus et fabriqués pour offrir les performances techniques et environnementales demandées. La technologie led répond aux engagements du Louvre qui a signé en septembre 2010 la « Charte développement durable des établissements et entreprises publics ». La rénovation de la mise en lumière de la pyramide et des façades du Louvre permet, en effet, de réaliser 73 % d’économies d’énergie, la consommation électrique passant de 392 000 à 105 000 W, et de réduire de 30 % le nombre de luminaires installés.
Le projet ne s’arrête pas là. En effet, l’accord signé entre le Louvre et Toshiba s’inscrit dans la durabilité dans tous les sens du terme. Il comprend la pérennité des appareils (jusqu’en 2023), dont la durée de vie est estimée à 40 000 heures, mais aussi le remplacement, au total, de 4 500 luminaires existants.

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