Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

RÉNOVATION La Grande Mosquée de Paris fait peau neuve

Sujets relatifs :

RÉNOVATION La Grande Mosquée de Paris fait peau neuve

Édifiée dans les années 20 par le gouvernement français en hommage aux musulmans morts durant la Première Guerre mondiale, la Grande Mosquée de Paris fait actuellement l’objet d’une importante restauration. Façades sur rue et murs d’enceinte, décors du grand patio central (zelliges, mosaïques, stucs) et jardin d’entrée constituent les grandes étapes d’un chantier qui devrait s’étaler sur dix mois pour un budget global d’environ 3Me HT. La source principale des désordres sur les murs correspond aux infiltrations d’eau dans les maçonneries, recouvertes d’un enduit de finition à base de ciment et d’une peinture qui empêchent le mur de « respirer ». Le tout occasionnant fissures, cloquage et altérations biologiques. Pour y remédier, les enduits au ciment vont être ôtés et un nouvel enduit au mortier de chaux avec badigeon au lait de chaux sera réalisé sur 300 m. Pour une partie des murs d’enceinte d’environ 90 m, qui forment un soutènement pour les terres des jardins et sont donc très exposés aux migrations d’eau, toute la zone enterrée sera pourvue d’une membrane d’étanchéité en polyéthylène, avec mise en place d’un drain horizontal. Dans le patio central, l’essentiel des travaux concerne les décors muraux, constitués de zelliges ferraillés par des armatures sur un support en plâtre. Sous l’effet des vapeurs d’eau des salles d’ablution mitoyennes, les armatures se sont oxydées, provoquant fissures aussi bien que décollement ou éclatement des mosaïques. L’objectif étant de limiter au maximum la dépose des décors, la méthodologie de traitement des armatures oxydées est encore à l’étude. Après avoir renoncé à un procédé par anodes sacrificielles en zinc pour passiver le fer, inefficace avec un support en plâtre, des tests sont en cours sur une technique d’injection de résine qui enroberait lesdites armatures. Les résultats ne sont pas encore concluants, la résine n’étant pas assez liquide pour enrober convenablement le ferraillage. Dans le jardin central, les affaissements de la dalle supportant la terrasse, l’usure extrême du revêtement de sol, des carreaux en terre cuite, et la volonté de mettre en place un système d’alimentation des bassins et fontaines en circuit fermé (actuellement à eaux perdues, donc fort coûteux en terme de consommation) nécessitent la dépose complète des carreaux et la mise en place d’une nouvelle dalle porteuse. 80 % des carreaux seront remplacés, faisant l’objet d’une collaboration avec des entreprises traditionnelles marocaines.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°252

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2005 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news hebdo Cahiers techniques du batiment

Nous vous recommandons

Patrick Destang est nommé directeur général du Groupe Onduline

Patrick Destang est nommé directeur général du Groupe Onduline

Patrick Destang affiche plus de 28 ans d’expérience au sein d’entreprises de matériaux de construction, tant dans la fabrication que dans la distribution professionnelle. Il a passé 10 ans chez SaintGobain[…]

21/02/2019 |
Socateb Étanchéité fête ses trois ans avec trois chantiers

Socateb Étanchéité fête ses trois ans avec trois chantiers

Quand le DCE se dématérialise

Quand le DCE se dématérialise

L’ossature bois refond ses règles

L’ossature bois refond ses règles

Plus d'articles