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Rénovation et renforcement structurel du Grand Commun de Versailles

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Rénovation et renforcement structurel du Grand Commun de Versailles

La restructuration du Grand Commun de Versailles a nécessité le remplacement des planchers en bois par des structures métalliques, les poutres conservées étant ponctuellement renforcées ou réparées.

Le Grand Commun, officiellement nommé « Grand Carré des offices », est situé sur le flanc est du château de Versailles (Yvelines). Construit entre 1682 et 1684 par l’architecte Jules Hardouin-Mansart, à l’emplacement de l’église Saint-Julien, le bâtiment, R+3 (plus combles), se présente sous la forme d’un quadrilatère de 82 x 76 m organisé autour d’une cour intérieure. Il a connu plusieurs affectations au cours des siècles. À l’origine, il abritait les logements de fonction des officiers du roi Louis XIV. En 1793, il fut ensuite transformé en manufacture d’armes, avant de devenir, en 1832, l’hôpital militaire Dominique-Larrey, affectation qu’il conserva jusqu’en 1986. Dix ans plus tard, après restitution par le ministère de la Défense, il est réintégré au domaine national de Versailles. Il est alors progressivement rénové pour y loger les services scientifiques, administratifs et techniques de l’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles. Après une première intervention, effectuée sur la partie ouest en 2010, une deuxième phase de travaux est engagée en juin 2013 pour l’aile est. L’objectif est de poursuivre la restauration des espaces intérieures et de conforter les différents niveaux, afin d’adapter le bâtiment à ses nouveaux usages.

Surprises

Le chantier a commencé par une opération de déplombage des revêtements, afin de débarrasser l’ensemble des locaux de toute trace du métal. Les planchers « à la française », destinés, pour l’essentiel, à rester apparents, ont été déposés ; les éléments abîmés étant restaurés. Une purge en règle a ensuite été effectuée, de manière à éliminer toutes les parties malades de l’ossature en bois ; les matériaux de remplissage ont également été ôtés des planchers. Eu égard au grand âge du bâtiment, de mauvaises surprises sont apparues au fur et à mesure de la progression, certains ancrages de poutres en bois se révélant beaucoup plus endommagés qu’il n’y paraissait de prime abord », commente Jean-Marc Vilpellet, conducteur de travaux chez Freyssinet. Les travaux de renforcement se sont déroulés de bas en haut, pour des questions de transfert de charges évidentes. Par ailleurs, le premier niveau, constitué de voûtes en pierre, suffisamment résistantes, a été conservé. En partie supérieure, un dallage a été coulé afin de passer les réseaux. Des tours d’étaiement ont permis d’intervenir en plafond du R+1.

Exiguïté

« Vu les nouvelles charges d’exploitation du niveau R+2, un simple renforcement de l’ossature existante s’avérait insuffisant », explique Bertrand Robiquet, ingénieur commercial chez Freyssinet. Les éléments abîmés ou trop faibles ont donc été remplacés par des poutres en bois neuves, dans les zones destinées à demeurer apparentes, et par des éléments métalliques (HEB 340 ou HEA 420) dans les parties appelées à recevoir un futur habillage en bois.
Principale difficulté : l’exiguïté du site. Les poutres métalliques, jusqu’à 9 m pour les plus importantes, ont été décomposées en éléments de 3 m, acheminés par l’ascenseur de chantier extérieur puis assemblés in situ. Une fois les planchers terminés, une dalle en béton sur bac acier a été coulée. La progression vers le haut s’est ensuite poursuivie. Les anciens poteaux en bois ou fonte, qui avaient été mis en œuvre au cours du temps pour pallier des problèmes ponctuels (fissures, surcharges), ont été déposés au fur et à mesure de l’avancement, les poutres étant, bien entendu, préalablement renforcées.
Le plafond du R+2 a été intégralement conservé, celui-ci ne supportant que son propre poids. « Le plancher du R+3 est en effet totalement indépendant », justifie Jean-Marc Vilpellet. Il est constitué d’un système de poutraison métallique, sur lequel a été construite une dalle en béton. L’espace entre les deux niveaux sert de faux plafond dans lequel ont été intégrés les réseaux techniques.

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