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Rehva et Bepos-Effinergie : deux méthodes qui diffèrent

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Rehva et Bepos-Effinergie : deux méthodes qui diffèrent

La notion de bâtiment à énergie positive est une idée européenne. Chaque pays doit la transformer en exigences précises d’ici à 2018. Deux méthodes volontaires cohabitent actuellement, celle d’Effinergie en France et celle de Rehva en Europe, mais l’approche commune reste encore à inventer.

Un bâtiment à énergie positive produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Ce postulat (trop) simpliste pose au moins quatre questions.

Quelles sont les consommations d’énergie prises en compte ? S’agit-il des consommations d’énergie au sens des cinq usages de la RT française, de toutes les consommations intervenant durant la vie du bâtiment comme le pose le standard Passivhaus allemand, ou bien encore des consommations résultant d’une analyse du cycle de vie ? Cette dernière englobant les consommations d’énergie utilisées pour construire le bâtiment, celles de sa vie en œuvre et celles employées à sa déconstruction.
Quelles sont les productions d’énergie acceptables et comment sont-elles comptabilisées ? La RT 2012, par exemple, limite la contribution annuelle de l’énergie photovoltaïque dans le bilan énergétique des maisons individuelles neuves. Nos voisins européens considèrent que toute production d’énergie est bonne à prendre. Tout le monde s’accorde pour exprimer l’énergie consommée et produite en énergie primaire.
Les divers pays, cependant, n’ont pas adopté les mêmes coefficients de conversion des différentes énergies finales en énergie primaire. Ce qui ruine toute tentative de comparaison des performances d’un pays à l’autre. Quel niveau de performance doit-on exiger du bâtiment ? Quelle méthode utiliser pour le calcul ? Une méthode conventionnelle type RT 2012, une méthode de simulation thermique, faut-il les compléter par un suivi des consommations réelles pendant les premières années de vie du bâtiment ?
Face à ces questions, la Directive européenne sur l’Énergie des bâtiments, reformulée en 2012 « EPBD Recast », comme en parlent les connaisseurs (1) , propose des définitions générales, mais rien d’applicable en pratique. Chaque pays membre devra proposer une méthode précise.
En attendant, il n’existe de réponse réglementaire dans aucun des pays membres de l’Union européenne, mais seulement une tentative de définition pour l’Europe, celle de Rehva, et un label volontaire, celui d’Effinergie pour la France.

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