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Rappel des définitions, sources et protections

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Rappel des définitions, sources et protections

Selon le bruit moyen généré, les voies routières sont rangées en 5 classes qui déclenchent des exigences de protection antibruit différentes pour les bâtiments riverains en construction, voire existants. (Doc. P.P.)

L’acoustique est un domaine complexe, dont les unités de mesure ne rendent pas forcément compte de leurs correspondances en termes d’effets sur l’humain. Un rappel des notions de base s’impose.

Les bruits sont des émissions de vibrations sonores audibles par des oreilles humaines. Ces vibrations sont générées par des variations rapides de la pression de l’air ou de l’eau : en présence de vide, pas de bruit possible.

Les vibrations de l’air sont transmises aux tympans, puis aux cellules de l’oreille interne. Ces cellules envoient au cerveau des signaux électriques qui créent les sensations sonores. Chaque onde sonore est caractérisée par sa fréquence et son intensité. La fréquence (ou nombre de vibrations par seconde) est exprimée en Hertz, noté Hz : les sons graves se situent entre 20 et 200 Hz, les sons aigus entre 2 000 et 20 000 Hz. L’intensité est le niveau de pression exercée sur l’oreille. Elle s’exprime en décibel, noté dB. Comme le décibel est une unité logarithmique, un accroissement de 3 dB correspond au doublement de l’intensité (60 dB 60 dB = 63 dB). Physiquement, un bruit de 20 dB est un chuchotis à l’oreille, tandis qu’un bruit de 130 dB crée une sensation douloureuse dans l’oreille. Des sons de même pression acoustique, mais de fréquences différentes, sont perçus par l’oreille humaine comme étant d’intensités sonores différentes. Pour mieux traduire le niveau de bruit réellement perçu par l’oreille, il existe quatre courbes (intensité/fréquence) de pondération différentes : les courbes A, B, C et D. Les courbes B et D sont obsolètes et ne sont plus décrites par la norme internationale CEI 61672:203 qui définit les filtres pour les pondérations fréquentielles. La courbe A a donné naissance au « décibel physiologique », noté dB(A) pour « décibel pondéré A ». Il n’est plus utilisé par la réglementation acoustique des bâtiments qui, depuis le 1 er janvier 2000, fait appel au dB tout court.

Bâtiment et sources de bruit

À l’intérieur d’un bâtiment, on distingue quatre grands types de bruits : les bruits aériens extérieurs, parfois dits « bruits routiers », même s’ils englobent aussi les bruits d’avion et des réseaux ferrés ; les bruits aériens intérieurs dits aussi « bruits roses » ; les bruits d’impact ou de choc ; les bruits d’équipement du bâtiment (ascenseurs, ventilation, chasse d’eau, écoulements...). Les bruits dits « solidiens » rassemblent les deux dernières catégories : bruits de choc et bruits d’équipements. Ils sont transmis par la mise en vibration de la structure et des parois d’un bâtiment : planchers, murs, parois latérales.
Ces distinctions correspondent surtout à une volonté de classer les bruits selon leur origine. En effet, pour l’oreille humaine, tous les bruits sont transmis par la vibration de l’air. Les bruits aériens extérieurs sont pris en compte par l’arrêté du 30 mai 1996. Il définit cinq classes de voies routières et ferroviaires, ainsi que les isolements acoustiques correspondants pour les façades des bâtiments neufs construits le long de ces voies.
Dans le même temps, la Directive européenne 2002/49/CE sur l’évaluation et la gestion du bruit dans l’environnement a été transposée par la loi du 26 octobre 2005 et le décret n° 2006-361, relatif à l’établissement des cartes de bruits, a été publié au JO du 26 mars 2006. Le Comop n° 18, le groupe du Grenelle de l’environnement consacré au bruit, a rendu son rapport en juillet 2008. Il estime qu’il existe en France 30 000 points critiques à traiter autour des 10 principaux aéroports, 120 000 près des routes nationales et plus d’1,2 million pour le reste du réseau routier.

Isolement acoustique

Précisons tout de suite la différence entre l’isolation et la correction acoustique. L’isolation phonique ou acoustique est l’ensemble des mesures mises en œuvre pour réduire la transmission des bruits entre leur source et un local à l’intérieur d’un bâtiment. La source peut être extérieure au bâtiment, ou se situer dans un autre local du même bâtiment.
L’isolation est une réduction du bruit. Elle s’exprime par l’indice Rw en dB. La correction acoustique, pour sa part concerne la propagation des sons dans un local - une salle de classe, une salle de spectacle, un bureau en open space, etc. Elle vise à réduire le temps de réverbération du bruit sur les parois et les solides dans le local. La correction acoustique est exprimée par l’indice d’absorption acoustique ?w, une grandeur sans unité. En France, depuis le 1 er janvier 2000, la Nouvelle réglementation acoustique (NRA) impose notamment pour les logements, un isolement minimum de 30 dB contre les bruits extérieurs, si les voies ne sont pas classées. Pour les voies routières et ferroviaires classées par les préfets, l’atténuation minimale peut être portée à 35 ou à 45 dB. L’isolation entre deux pièces principales est de 53 dB au minimum, l’isolation aux bruits de choc est de 58 dB, etc. Tout d’abord, la NRA repose sur une obligation de résultat et non sur une obligation de moyens. Par conséquent, la seule preuve incontestable du respect de la réglementation acoustique, repose sur des mesures effectuées à réception du bâtiment, grâce aux équipements de génération de bruit standardisés et aux équipements de mesure appropriés.
Ceci posé, tous les fabricants d’isolants acoustiques et d’ouvrants ont conçu des solutions type contre les diverses sources de bruit, pour différents types de méthodes constructives et différentes sortes de bâtiments. Rockwool (1) fait à juste titre remarquer que ses prescriptions en la matière ne dispensent pas de vérifier la conformité du bâtiment aux autres réglementations : sismique, thermique, incendie, etc.

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