Quand l’interphone devient pilote du logement connecté

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Pour concevoir son interface tactile, Urmet a fait appel à des spécialistes du « consumer experience » afin de la rendre le plus ergonomique possible. Le graphisme est léché et les niveaux de compréhension multiples. Comme un bon dessin animé en somme.

© Doc. Urmet

Urmet a eu l’idée de transformer cet organe de contrôle d’accès en un pilote multitâches du logement : suivi des consommations, sécurité, domotique, communication...

L’interphone : voilà un objet technologique en soi, totalement incontournable pour les occupants d’un logement collectif, qu’il soit technophile ou technophobe. La bonne idée d’Urmet, spécialiste du contrôle d’accès, est d’avoir profité de sa présence dans le logement pour y faire entrer de multiples fonctions du bâtiment connecté : suivi des consommations, communication, sécurité et même domotique.

Destiné en premier lieu aux bailleurs sociaux, très moteurs pour augmenter la qualité de service vis-à-vis des locataires, le système s’installe sur l’ensemble d’un immeuble. Il est constitué d’une platine à l’entrée et d’un moniteur à écran tactile couleur de 18 cm de diagonale dans chacun des logements. Entre les deux, un « switch », c’est-à-dire un boîtier alimenté en 220 V muni de ports de connexion Ethernet (RJ45), permet de relier et d’alimenter les appareils répartis dans les logements. « Les moniteurs sont en POE, Power On Ethernet, ce qui les rend autonomes vis-à-vis du réseau électrique du logement, explique Arnaud Ledaguenel, chef de produit IP chez Urmet. Par ailleurs, les différentes fonctionnalités sont installées en fonction du besoin du gestionnaire. Sur les chantiers tests effectués durant l’année 2015, nos clients ont apprécié l’option de communication entre gestionnaire, gardien et locataire pour informer les occupants. »Autre fonction importante, le suivi des consommations d’énergies et d’eau implique la mise en place de capteurs spécifiques et d’un concentrateur en amont du moniteur. Ce dernier est muni d’entrées permettant de récupérer les informations des capteurs : 1 entrée TIC pour l’électricité, 4 entrées pour pinces ampérométriques (électricité aussi), 4 entrées impulsionnelles (pour le comptage des fluides) et 1 interface radio comptage (protocole WMBus).

Interface ergonomique au graphisme léché

Rappelons que la RT 2012 impose l’affichage de cinq consommations : chauffage, ECS, réseaux de prises électriques, refroidissement et divers. « Respecter le simple affichage réglementaire n’apporte pas grand-chose en termes de services à l’occupant, note Arnaud Ledaguenel. Nous allons bien au-delà avec l’interface que nous proposons et que nous avons développée avec des spécialistes pour une ergonomie maximale. » Les visuels sont particulièrement soignés et animés - on voit même des petits nuages de vapeur s’échapper de la centrale nucléaire (on est en France…) - et les fonctionnalités très riches. À noter la fonction qui permet de définir ses propres seuils de consommation. On passera en revanche sur celle qui permet d’organiser des « challenges énergétiques » entre locataires…
Outre ces trois blocs de fonctions (interphone, communication et suivi des consommations), le Home Book System dispose également d’options relatives à la sécurité (alerte anti-intrusion) grâce à la présence d’un détecteur de mouvement. En cas d’arrachage du moniteur, son absence est détectée par le switch et une alerte est émise. Enfin, l’objet peut jouer le rôle de pilote domotique par radio (grâce à un module Yokis) ou en filaire (protocole KNX).
Le pilotage de l’ensemble de l’installation et le traitement des informations se font sur le cloud (tous les moniteurs sont connectés à Internet via le switch) avec le logiciel Visio Soft Web. Ce portail dispose de toutes les fonctions nécessaires au gestionnaire. « La plateforme est conforme aux recommandations de la CNIL, précise Arnaud Ledaguenel. On peut rendre anonymes les données de consommations reçues si le locataire ne donne pas son accord pour leur communication. » Et à la question de l’utilisation des données recueillies par l’ensemble de son parc d’appareils, Urmet répond n’en rien faire puisqu’il n’en est pas propriétaire. Une charte de déontologie a d’ailleurs été signée au sein de l’entreprise.

N°348

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