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Les capteurs domestiques à l'essai pour la qualité de l'air intérieur

Hugo Leroux
Les capteurs domestiques à l'essai pour la qualité de l'air intérieur

Une nouvelle offre de capteurs accessibles à tous permet de mesurer la concentration de certains polluants dans l'air intérieur.

© AirJin

Alors que la qualité de l'air intérieur devient un enjeu central dans le bâtiment, une série d'appareils arrivent sur le marché avec la promesse de surveiller et d'effectuer des mesures en continu.

Jusqu'ici, évaluer la qualité de l'air d'un bâtiment revenait à faire appel à des laboratoires spécialisés. Bénéficiant d'une certification du Comité français d'accréditation et d'instruments de référence, ces derniers effectuent sur site des mesures ponctuelles ou d'exposition moyenne pendant plusieurs jours. Mais de nouveaux appareils, légers, plus proches du capteur et destinés au grand public ou aux professionnels non-experts, font leur apparition : Ethera, Rubix, NanoSense, AirJin, Fireflies (Hager), Airmatrix, NatéoSanté… Pour un coût allant de quelques centaines à 2 000 €, souvent connectés à des plateformes ou au smartphone de l'utilisateur, ces solutions offrent la possibilité de mesurer la concentration en continu de certains polluants : COV, particules, plus rarement formaldéhyde.

Recherche de sources de polluants à l'aide de l'analyseur In'Air.

De 10% à 50% d'incertitudes dans les mesures effectuées

Mais, soyons clairs : « Ces appareils n'ont pas vocation à remplacer les appareils scientifiques de référence, affirme Pascal Kaluzny, directeur du laboratoire de métrologie Tera Environnement. On ne peut pas attendre d 'un capteur de quelques centaines d 'euros la même précision qu'un appareil à plusieurs milliers d 'euros. » De fait, les incertitudes de mesure étant fortes, entre 10 % et… 50 %, le résultat est rarement suffisant pour vérifier le respect d'un seuil de vigilance ou non. D'autant que cette précision s'altère avec le temps.

Lors de la campagne Impact'air menée par la ville de La Rochelle (17) visant à évaluer la qualité de l'air intérieur dans des écoles, un comparatif a, par exemple, été réalisé entre les taux de formaldéhyde fournis par un appareil de référence et ceux issus d'un capteur de moindre coût. « Les résultats étaient proches de la mesure de référence au début, mais de plus en plus éloignés avec le temps, aucun réétalonnage n'étant prévu en cours de route », résume Patrice Blondeau, chercheur au laboratoire des sciences de l'ingénieur pour l'environnement à l'université de La Rochelle.

Se concentrer sur des pollutions spécifiques

« Une fois ces[…]

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