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Plafonniers Encastrés, en saillie, suspendus : des plafonniers multisources

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Plafonniers Encastrés, en saillie, suspendus : des plafonniers multisources

En version éclairage direct ou direct/ indirect, ces plafonniers peuvent être montés en ligne pour obtenir une autre répartition des luminaires dans l’espace. (Apollon de Osram.)

De formes et matériaux variés, orientables ou fixes, modulables, les plafonniers se fondent dans l’architecture ou s’exposent comme de véritables objets lumineux. Destinés aux bureaux, musées ou commerces, ils affichent une grande polyvalence.

Alors que les luminaires se déclinent sur toute forme de support, le plafonnier a su résister aux appliques, lampadaires, lampes à poser. En effet, l’éclairage artificiel a toujours cherché à se rapprocher de la lumière naturelle en termes de températures de couleur, de rythmes circadiens et aussi de direction. Dans ses Recommandations relatives à l’éclairage des lieux de travail, l’Association française de l’éclairage indique : « Un luminaire doit être choisi pour satisfaire aux conditions de sécurité sur les plans mécanique électrique et thermique, imposées par son environnement, assurer dans des conditions économiques optimales l’éclairage, le niveau et le confort requis par l’activité exercée dans le local. En outre, sa robustesse, ses facilités de pose et d’entretien, son aspect esthétique, doivent être pris en considération ». Les fabricants proposent aujourd’hui des produits qui répondent à ces exigences et vont même au-delà, compte tenu des nouvelles technologies de sources de lumière, de l’amélioration des optiques et des nouvelles réglementations liées à la réduction des consommations d’énergie.

Bureaux : des appareils fixes à haut rendement

Essentiellement destinés à l’éclairage général, les plafonniers, quelle que soit l’application, sont en tout premier lieu concernés par ces exigences.

Rappelons que tout luminaire doit être conforme à la norme EN 60 598. Chacun d’eux est caractérisé par sa classe électrique, sa photométrie, son rendement et l’indice de protection contre la pénétration des poussières et de l’eau, noté IP et suivi de 2 chiffres. Les luminaires marqués Enec offrent une garantie de sécurité certifiée.

Par ailleurs, l’arrêté du 3 mai 2007 stipule que les luminaires de type direct ou direct/indirect doivent présenter un rendement normalisé supérieur à 55 %, et doivent être équipés de ballasts électroniques et qui utilisent des lampes dont l’efficacité lumineuse est ? à 65 lm/W (voir encadré).

Dans les bureaux, le plafonnier fait loi, mais les traditionnels encastrés 600 x 600 se voient peu à peu supplantés par d’autres luminaires, plus attrayants, plus efficaces. Ainsi, les downlights encastrés ronds, suspensions, structures modulables ponctuent aussi bien les plafonds des bureaux que ceux des commerces. Comment choisir ? Tout est question d’esthétique et d’architecture. Chez Erco, on part du principe que les appareils encastrés s’effacent totalement devant l’éclairage et la lumière qu’il produit, sans participer à l’aspect décoratif mais au contraire qu’il doit s’intégrer à l’architecture. Quant à l’utilisation des plafonniers apparents (en saillie), elle est souvent motivée par des raisons pragmatiques : par exemple, si le plafond n’offre pas l’espace nécessaire au montage d’encastrés.

Chez Philips, qu’ils soient destinés aux bureaux, aux commerces, ou aux musées, il s’agit toujours « d’éclairage architectural » : l’accent est mis sur la gestion automatique des luminaires pour une meilleure performance de l’éclairage. Dans le groupe Targetti Poulsen, la polyvalence est de mise avec des luminaires modulables, qui peuvent recevoir plusieurs sources ­différentes, du moment que les optiques permettent une bonne répartition de la lumière et limitent les risques d’éblouissement. Thorn et Zumtobel misent ­ sur des luminaires fluorescents à tubes T5, dont les ballasts électroniques permettent de prolonger la durée de vie des lampes et d’intégrer des dispositifs de gestion générant des économies supplémentaires.

Faire rimer dynamique avec économique

Les plafonniers se déclinent aussi bien en orientables que fixes, en structures suspendues pour épouser les formes architecturales, affiner le faisceau de lumière ou mettre en valeur les espaces ou les objets, par le jeu de contrastes d’ombres et de lumière. Cela est d’autant plus vrai dans les musées et les commerces où les objets à éclairer bénéficient d’effets lumineux différents selon la mise en valeur recherchée.

Aujourd’hui, au-delà du respect des normes en vigueur, les luminaires doivent offrir un éclairage confortable, voire procurer un certain bien-être. Les gammes ne se distinguent plus par application mais par leur design, signé souvent de concepteurs lumière. Les modèles se déclinent en encastrés, saillie, suspension… Les dimensions se font plus discrètes, les profilés plus fins, les formes plus élégantes, les matériaux jouent sur la couleur et sur la transparence. Auparavant comme « engloutis » par les ­plafonds, ils en sont aujourd’hui les faire-valoir. Outre le raffinement du design, les produits offrent une lumière sculptée à l’envi qui ravive les plafonds. Orientée, dirigée, changeante, celle-ci éclaire aussi bien en direct ou indirect ou les deux, suit des scénarios qui renouvelle les ambiances au gré de l’utilisateur/exploitant.

Comme les autres luminaires, les plafonniers connaissent un développement considérable en termes de gestion de l’éclairage. Cette dernière peut aussi conduire à des économies de plus de 65 % des consommations. Les lampes doivent donc être équipées de ballasts électroniques qui prolongent leur durée de vie de 50 %.

Il est recommandé d’utiliser un ballast électronique marqué A2, mais de préférence A1 (c’est-à-dire à gradation de lumière). Rappelons que le décret 2001-1131 relatif au rendement énergétique des ballasts destinés à l’éclairage fluorescent (transposition de la directive 2000-1955/CE) a interdit à la vente les ballasts C ou D, ferromagnétiques (plus énergivores), mais la classe B2 reste encore disponible.

Les versions à allumages multiples et à gradation permettent de mieux gérer l’installation en mettant en œuvre des automatismes : par exemple l’allumage et l’extinction de l’éclairage par détection de présence, la variation en fonction des apports de lumière naturelle, et bien sûr la gestion centralisée. Ce système assure le contrôle, la commande et la gestion horaire et calendaire de l’installation d’éclairage et permet éventuellement de connaître l’état et les consommations de l’installation d’éclairage du bâtiment.

Dans les musées et les commerces, nombreux sont les plafonniers qui offrent de multiples possibilités d’ambiances lumineuses dont les séquences peuvent être programmées pour toute la journée sans que l’utilisateur n’ait besoin d’intervenir. Ces applications s’étendent aux bureaux dans lesquels la température de couleur peut varier reproduisant le rythme des changements naturels de la lumière du jour.

Des luminaires multisources

Les plafonniers reçoivent tous types de lampes, parfois même à l’intérieur de mêmes gammes, un modèle peut être équipé de lampes fluocompactes et lampes iodures métalliques. Le choix s’effectue selon les besoins des utilisateurs et en tenant compte des caractéristiques des sources.

Trois paramètres sont essentiels :

– l’efficacité lumineuse, rapport du flux lumineux produit et la puissance électrique consommée par la lampe. Elle s’exprime en lumens par watt (lm/W) ;

– la température de couleur qui qualifie l’ambiance lumineuse en teintes dites « chaudes » (2 700 kelvins), à dominante jaune, jusqu’aux teintes dites « froides » d’aspect blanc bleuté (5 500 K) en passant par le blanc intermédiaire (4 000 K) ;

– la durée de vie exprimée en heures.

Les lampes incandescentes halogènes ne sont pas les lampes les plus utilisées en plafonniers mais on peut les trouver dans les éclairages d’espaces de vente et les vitrines. Elles ont une efficacité lumineuse de plus ou moins 20 lumens par watt, avec une durée de vie qui varie de 2 000 à 5 000 heures.

Leur excellent indice de rendu des couleurs (IRC), de 100, en font leur principal attrait mais les lampes à décharge, plus économiques, offrent généralement un IRC supérieur à 85 qui en fait des concurrentes appréciées dans les commerces et les musées. Les lampes fluorescentes, largement utilisées dans les bureaux et pour l’éclairage général des autres applications, présentent des efficacités lumineuses allant de 45 à 87 lm/W pour les fluocompactes, de 50 à 104 lm/W pour les tubes (le T5), et un large choix de températures de couleur, de 2 700 à 6 500 K. Leur durée de vie varie de 5 000 à 18 000 heures et elles peuvent être équipées de ballasts électroniques. Les lampes aux iodures métalliques à brûleur céramique, choisies plutôt pour les magasins et les musées, offrent désormais des faibles puissances qui permettent de mettre en œuvre des plafonniers de petites dimensions. Elles allient la technologie de la lampe aux iodures métalliques et celle du sodium haute pression qui donne ainsi une stabilité des couleurs d’une lampe à l’autre. Celle-ci varie de 9 000 à 12 000 heures, et à cela s’ajoutent une bonne efficacité lumineuse de 85 lm/W et un IRC de 90. On voit désormais apparaître des diodes électroluminescentes (leds), par exemple dans des appareils installés en corniche (que l’on peut considérer comme des plafonniers) ou dans des structures pour l’éclairage d’animation. Leur durée de vie de 25 000 à 50 000 heures et leur faible consommation en font des sources de lumière très attrayantes. Philips a développé tout ­récemment des encastrés équipés de leds pour l’éclairage général des bureaux de l’immeuble Generali, situé au 100, avenue des Champs-Elysées.

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