Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

Plafonds techniques : bien hiérarchiser les critères de sélection

Sujets relatifs :

Plafonds techniques : bien hiérarchiser les critères de sélection

ÉLÉMENTS décoratiFS, les plafonds techniques animent les volumes et habillent les différents réseaux, tout en les laissant accessibles.

© (Doc.Clestra-Hauserman.)

Parmi les critères de choix d’un faux-plafond, les performances techniques en termes d’acoustique, de maintenance, de réaction au feu sont à prendre en compte avant les critères d’aspect et de finition des parements et des joints.

Les constructions actuelles accueillent de plus en plus de réseaux de distribution secondaires, le plus souvent répartis horizontalement et fixés en plafonds techniques. Une structure secondaire suspendue qui doit, outre son rôle d’habillage, assurer de multiples fonctions en rapport avec la destination des locaux. Trois ­éléments sont à prendre en compte pour choisir la meilleure solution : les impératifs techniques des locaux tels que l’acoustique, la luminosité, la réaction au feu ou l’hygiène ; le degré d’accessibilité requis pour assurer la maintenance et l’entretien des réseaux cachés dans le plénum ; et le choix du faux-plafond et de ses accessoires techniques incorporés, compatible avec les critères de performances précédents. Toutes ces fonctions en partie contradictoires ont donné naissance à un grand nombre de systèmes et de mises en œuvre : rigide fixe, semi-démontable et démontable ou souple tendu.

Priorité au confort et aux économies d’énergie

Les qualités acoustiques sont déterminées principalement par l’absorption mesurée en ?w ou en ?Sabine, puis par le degré d’atténuation mesuré en décibels (dB). Les plafonds « acoustiques » offrent un coefficient ? supérieur à 0,7 et les plus performants se situent aux environs de 0,90 (de 0,85 à 0,95). Ces performances sont obtenues soit par un isolant acoustique en laine de verre ou de roche (âme ou structure avec parement en voile de verre ou de vinyle), soit par une structure massive lourde en plâtre, panneau bois ou MDF. Pour ces derniers, des perforations traversantes ou non, ou des aspects texturés à relief, accroissent les performances phoniques.

Les réductions des dépenses d’énergie font de la capacité réflective sur plafond un critère non négligeable. Le coefficient de réflexion (exprimé en %) peut être considéré comme élevé au-delà de 85 %, et moyen entre 75 et 85 %. Certains ­revêtements de finition de couleur blanche lisse ou satinée permettent d’atteindre des coefficients de 90 % et plus. Les revêtements de couleurs, texturés ou en bois, sont moins performants. En terme de protection contre l’incendie, la plupart des plafonds ont le classement de réaction au feu M0 ou M1 exigé dans les établissements recevant du public (ERP). Certains comportent une tenue coupe-feu (CF) ou pare-flamme (PF) d’une demi-heure, jusqu’à 2 heures pour certains modèles. Pour des locaux plus ciblés, du secteur de la santé, de l’agro-alimentaire ou high-tech, les plafonds doivent se conformer à des réglementations spécifiques en matière d’hygiène ou d’environnement et posséder des qualités de résistance à l’humidité ou à certains types et produits de nettoyage.

Accès au plénum et éléments techniques intégrés

L’aspect final du plafond est donné par le type, l’aspect des matériaux et le calepinage des éléments. Généralement, les plafonds fixes classiques offrent peu de souplesse pour accéder au plénum. Ils sont réalisés en grandes plaques de plâtre (ou similaire) à peindre, recouvertes on non d’un panneau isolant en laine minérale suspendu à une ossature cachée ou à des pattes de fixation sur suspentes filetées réglables. Des spots d’éclairage, des grilles de ventilation ou des trappes d’accès peuvent cependant être intégrés. Pour certains agencements intérieurs, des ­dalles en composite avec un aspect de pierre naturelle, des dalles en plâtre avec voile acoustique ou films chauffants, apportent des solutions esthétiques, acoustiques ou thermiques originales. Les plafonds démontables ou semi-démontables sont composés de dalles de 60 x 60 cm – plus généralement de 30 à 180 x 30 à 60 cm – dont les bords sont droits ou rainurés pour s’encastrer dans les profilés d’une ossature métallique. Les profilés supports en T ou en ? déterminent l’aspect final du joint – ouvert ou fermé – suivant la pose des dalles bord à bord à ossature cachée, en creux avec ­ossature apparente à mi-épaisseur des dalles ou apparent dans le plan du plafond. La forme des rainures et l’ossature porteuse conditionnent la démontabilité des plaques : en les soulevant, en les basculant ou en les coulissant. Ces plafonds peuvent accueillir différents équipements techniques tramés suivant le calepinage des dalles : luminaires bien sûr, mais aussi grilles de ventilation ou détecteurs de sécurité. Des fabricants proposent des dalles particulières : pour plafond rayonnant réversible ou équipées d’un système audio extra-plat destiné à la diffusion de musique ou de messages dans les locaux tertiaires.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°236

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2003 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Nous vous recommandons

Enquête- Sols sportifs

Enquête

Enquête- Sols sportifs

Les installations sportives indoor appellent la polyvalence afin de permettre l'exercice de plusieurs activités, sportives ou non. Les sols doivent ainsi pouvoir s'adapter à de nombreuses sollicitations.

03/05/2018 | Produit
Répondre aux besoins des salles multisports

Enquête

Répondre aux besoins des salles multisports

Enquête - Ouvrants de toit

Enquête

Enquête - Ouvrants de toit

Enquête - Éclairage des musées

Enquête

Enquête - Éclairage des musées

Plus d'articles