Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

Dossier

Piscines : intégrer la sécurité à l’espace jardin

Sujets relatifs :

Piscines : intégrer la sécurité à l’espace jardin

1, 2 & 3. proposés dans différents coloris, les abris téléscopiques démontables offrent un accès partiel ou total au bassin

Les dispositifs réglementaires, obligatoires pour sécuriser les piscines, cherchent à se fondre dans l’environnement du bassin et à préserver la vue sur l’espace paysager.

Lieu de loisirs et de divertissement mais potentiellement dangereux pour les enfants, la piscine doit aujourd’hui être impérativement équipée d’un système de sécurité prévenant tout type d’accident. Depuis 2004, les piscines construites en plein air – enterrées ou semi-enterrées – doivent être équipées d’un dispositif de sécurité. Une mesure étendue depuis le 1er janvier 2006 aux piscines existantes, c’est-à-dire construites avant 2004. De plus, le constructeur ou l’installateur doit remettre au maître d’ouvrage, au plus tard à la date de réception de la piscine, une note technique. Elle indiquera les caractéristiques, les conditions de fonctionnement et d’entretien du dispositif de sécurité, ainsi que les mesures générales de prévention à prendre et les recommandations attachées à son utilisation. Ne sont pas concernées par ces obligations, les piscines situées dans un bâtiment, celles posées sur le sol (gonflables ou démontables) et les « établissements de natation » surveillés par un maître nageur sauveteur. Différents types de dispositifs de sécurité, répondant aux normes NF P 90-306 à 309 (voir­ encadré), sont proposés : les barrières et clôtures, les couvertures, les abris et les alarmes. La barrière de protection représente certainement le dispositif de sécurité de piscine privée ou collective le plus sécurisant. Légalement, elle doit être installée de manière permanente. Souple ou rigide, elle a une hauteur d’au moins 1,10 m et l’accessibilité au bassin est assurée par un portillon, de préférence à fermeture auto­matique (90 % des modèles sont équipés d’un portillon à double action mécanique doté d’un ­retour automatique).

Des systèmes de sécurité multifonctions

La clôture ne permet pas le franchissement par les enfants de moins de 5 ans, et même en cas de tentative, ce dispositif de sécurité est non-blessant.

La diversité des barrières permet aujourd’hui d’adapter leur design à l’environnement.

Si le périmètre est bien pensé, la barrière fixe peut apporter du cachet à l’espace extérieur : d’un côté, l’espace baignade et de l’autre, le jardin. Elle existe en bois, en métal avec remplissage en barreaudage ou en verre de sécurité. Mais en délimitant un périmètre, la clôture de piscine peut aussi sembler contraignante et se voir reprocher « d’abîmer » l’esthétique de la plage du bassin. Récente, la barrière escamotable Clos’Matic résout ce problème. Constituée de modules légers motorisés et actionnée à l’aide d’un bouton-poussoir, elle disparaît entièrement dans le sol au moment de la baignade, pour libérer les espaces autour du bassin. Une fois la baignade terminée, elle se remet en place et reprend sa fonction protectrice.

Autre possibilité, la couverture fermant le bassin, qui assure de surcroît l’isolation thermique du volume d’eau et sa ­protection contre le dépôt de saletés. Elle peut être souple ou rigide, à commande manuelle ou automatique : tablier type « volet roulant », couverture à barres, bâche ou, moins utilisé, le fond de ­piscine remontant.

Fonctionnant sans effort pour l’utilisateur, le tablier à fermeture automatique existe sous deux formes, avec coffre hors-sol ou immergé. Sa structure rigide, constituée d’un assemblage de profilés en ­matériaux synthétiques, garantit sa durabilité.

Récent et innovant, le concept PoolonPoolup de Deceuninck est composé de profilés tubulaires en PVC extrudé de 86 mm de largeur, légèrement incurvés, dotés à chaque extrémité de coiffes d’embout assurant l’étanchéité des profilés et le coulissement du tablier sur le rail périphérique du bassin. Maintenant la température de l’eau en toute saison, supportant le poids d’un enfant, le tablier se replie manuellement ou automatiquement, dans un coffre hors sol ou immergé. Pour un budget moindre, la couverture à barres sert également, été comme hiver. Elle comprend des barres raidisseuses en aluminium et une toile enduite de PVC, qui une fois déroulée et fixée, sécurise et protège l’eau de la piscine. La bâche d’hivernage certifiée, répondant aux exigences normatives, est une autre alternative de protection. Elle implique néanmoins d’équiper la piscine d’un second système de sécurité pour la période estivale. S’installant et s’enlevant une fois par an, cette couverture prévient la pollution et les agressions climatiques de l’hiver. Étanche, elle protège l’eau du bassin des impuretés, restreint la formation d’algues et limite l’évaporation.

L’alarme, pour privilégier la discrétion

Fixe ou télescopique, l’abri ferme entièrement le bassin et sa plage. Petite véranda couvrant la piscine et prolongeant la saison de baignade, il s’adapte au style de l’architecture environnante et offre une sécurité face aux aléas de la météo. Il peut être amovible, avec des éléments qui se relèvent d’un côté ou d’un autre, pour découvrir entièrement le bassin. Ou coulissant, semi-­coulissant, muni pour certains de modules relevables, et remisable. Tous peuvent être motorisés au moyen d’une clé : les modules roulent et s’empilent automatiquement, ce qui permet de couvrir ou découvrir la piscine pour des périodes très courtes. Cette facilité d’usage, à l’instar de tous les systèmes à fonctionnement automatique, a aussi un impact direct sur la sécurité.

Placée à la surface de l’eau ou autour du bassin, l’alarme sonore homologuée est un dispositif discret, généralement moins onéreux. Elle se présente sous deux formes : l’alarme détecteur de chute ou la barrière périmétrique à rayons invisibles. L’alarme anti-immersion ou détecteur de chute, qui fonctionne à l’aide d’une télécommande, se pose sur le bord de la margelle et couvre un bassin d’environ 50 m2.

Pour des surfaces plus grandes, une alarme par 50 m2 supplémentaires doit être prévue. Elle détecte au travers de son tube immergé l’onde acoustique générée par la chute d’un corps dans la piscine.

En se propageant sous la surface de l’eau, cette onde arrive au capteur situé dans la centrale d’alarme qui déclenche une sirène d’environ 100 décibels. Constamment analysée en mode surveillance, elle ne provoque pas le déclenchement du détecteur tant qu’elle n’a pas été répertoriée comme étant la chute d’un corps de plus de 6 kg. Quant à la barrière périphérique, elle détecte l’intrusion dans un périmètre défini, à l’aide de rayons infrarouge ou laser : deux à quatre selon les modèles, et positionnés à une hauteur de 20 à 45 cm. L’alarme se déclenche quand un corps volumineux franchit la barrière, mais une feuille morte ou un chat ne la font pas retentir. La distance entre deux bornes est d’une vingtaine de mètres maximum. Éteints pendant la baignade surveillée, ces systèmes d’alarme, se réactivent seuls automatiquement après le bain.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°267

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2007 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news hebdo Cahiers techniques du batiment

Nous vous recommandons

Confort d'été et changement climatique

Dossier

Confort d'été et changement climatique

DEMAIN SERA PLUS CHAUD Intégrer les phénomènes de surchauffe prévus par les climatologues dans la conception et l'aménagement des villes, c'est aussi préparer le bâtiment à assurer[…]

26/06/2019 | ActualitéDossier d'actu
Le bâtiment peine à passer au vert

Dossier

Le bâtiment peine à passer au vert

Quand la ville étouffe

Dossier

Quand la ville étouffe

Le confort d'été n'est pas encore une priorité

Dossier

Le confort d'été n'est pas encore une priorité

Plus d'articles