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IGH (3/6) - Des consommations optimisées

François Ploye
IGH (3/6) - Des consommations optimisées

La tour Trinity, actuellement en construction, est conçue en trois blocs en R+25, R+30 et R+33.

© F. Ploye

Bâtiments tertiaires coûteux, les IGH ont gagné en sobriété par la qualité de leurs façades, la performance de leurs équipements et l'optimisation des réseaux de distribution.

La performance énergétique des nouveaux IGH a été améliorée ces dernières années. Les tours les plus récentes sont de niveau BBC (CEP de 90 kWhEP/m2.an sur les tours Incity et Trinity et de 71 pour les futures tours Hekla et Duo), conformément au calcul théorique sur les cinq usages RT2012. Atteindre le niveau Bepos apparait cependant beaucoup plus difficile que pour des immeubles moins hauts et plus compacts avec davantage de surface de toitures (voir tableau p. 47). « Mais ces calculs ne sont guère significatifs et les mesures réelles ne sont pas toujours disponibles, pointe Christian Gerinte, ingénieur expert chez Barbanel. À La Défense, les consommations tous usages des premières tours oscillent autour des 650 à 700 kWhep/m2.an. Sur les tours plus récentes et bien exploitées, on descend entre 280 et 400 kWh ep/m2.an et entre 100 et 150 kWhef/m2.an. Pour la tour Incity, la consommation globale est inférieure à 300 kWhep/m².an, soit la moitié de celle des premiers IGH de la Défense. »

Ces améliorations sont essentiellement obtenues par la qualité des façades, la protection solaire utilisée de manière différenciée en fonction de leur orientation, le choix des matériaux et des isolants employés et l’usage de systèmes de double peau. Par ailleurs, les équipements sont plus performants et mieux régulés avec de l’éclairage à Leds, des ascenseurs moins gourmands, des DRV ou thermo-frigo pompes pour le froid, des pompes à débit variable et une ventilation double flux à récupération d’énergie dont le débit d’air hygiénique est régulé sur sondes de CO2 et capteurs de détection de présence. Plus difficile à optimiser pour un IGH : les grandes longueurs de réseaux centralisés de distribution entraînant des pertes de charges. La distribution hydraulique en hauteur nécessite l'usage de pompes à pression variable fonctionnant à une valeur de service supérieure à celle nécessaire en traditionnel (10 ou 16 bars max) et la consommation électrique des auxiliaires, en particulier pour la ventilation, représente un poste important.

Panneaux photovoltaïques en façade est du Tribunal de Grande Instance de Paris.

Une conception optimisée par blocs d'étages

L'émission de chaud et de froid se fait en plafond par ventilo-convecteurs, par poutres climatiques ou par plafonds rayonnants. « L'IGH peut être divisé en plusieurs zones - basse, intermédiaire et haute -, ce qui permet de concevoir les systèmes de ventilation, chauffage et[…]

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