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Ouvrir les portes à « tous » les fidèles

Virginie Pavie

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Ouvrir les portes à « tous » les fidèles

Le traitement des abords extérieurs participe à l'accessibilité des personnes handicapées. À la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, le parvis a été réaménagé en même temps qu'a été ouverte une ancienne porte latérale.

© E. Poncelet

De toutes les mises aux normes, le traitement de l'accessibilité aux personnes handicapées est le plus délicat à envisager dans un édifice ancien, car il s'inscrit directement dans le bâti et son environnement.

En tant qu'établissements recevant du public, les édifices cultuels doivent être rendus accessibles aux personnes en situation de handicap. Dans ces lieux souvent chargés de symbolique et d'histoire, l'enjeu est d'apporter une réponse qui ne dénature pas le patrimoine existant, d'autant plus lorsqu'il est protégé au titre des monuments historiques ou de l'inventaire supplémentaire. « Il faut pour cela sortir la problématique de son caractère strictement réglementaire pour amener une réflexion architecturale », confie Pascal Prunet, architecte en chef des monuments historiques.

L'obligation énoncée par la loi Handicap du 11 février 2005 concerne tous les types de handicaps, moteurs, visuels, auditifs ou cognitifs, néanmoins, la mise en accessibilité pose principalement des problématiques d'accès pour les personnes en fauteuil roulant ou à mobilité réduite (PMR). La difficulté est, en effet, moindre pour l'accès des autres handicaps, notamment les personnes malvoyantes, qu'un balisage par bandes podotactiles complété par un éclairage adapté permet de guider.

Un emmarchement à franchir

Le premier problème à résoudre se situe donc au niveau des marches d'entrée ou du seuil de l'édifice. Comme le rappelle Jean-François Lagneau, architecte en chef des monuments historiques, « l'emmarchement fait souvent partie de l'édifice historique et ne peut donc être supprimé » . Pour le franchir, il s'agit généralement de trouver un accès latéral, où il sera possible d'intégrer un cheminement extérieur avec la création de plans inclinés ou de rampes d'accès. Dans un cadre urbain, l'implantation des accès devra être négociée pour empiéter sur la voie publique. Rappelons que la réglementation limite à 5 % la pente d'un plan incliné, sachant qu'il est toléré une pente jusqu'à 8 % sur une longueur maximale de 2 m, et[…]

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