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OPQTECC : des qualifications rendues plus précises et lisibles

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OPQTECC : des qualifications rendues plus précises et lisibles

Dans un contexte de compétitivité hors prix, où les prestations intellectuelles sont finalement les moins connues des acheteurs publics et privés, il est essentiel de pouvoir identifier les économistes de la construction et les programmistes aguerris. Or, à l’heure actuelle, il n’existe pas de “ notation ” du degré de compétence de l’équipe professionnelle proposée aux donneurs d’ordre. C’est dans ce sens que nous accueillons, avec intérêt, les recommandations de la DAJ (Direction des affaires juridiques des ministères de l’Économie et des Finances) concernant les critères d’attribution des marchés (selon l’article 53 du Code des marchés publics).

Pour des prestations nécessitant un savoir-faire particulier, et même si des éléments ont déjà été obtenus à ce titre au stade de la candidature, l’acheteur peut obtenir des éléments plus précis sur l’expérience et les diplômes détenus par le personnel de l’opérateur économique. Le critère valeur technique peut être précisé par un sous-critère portant sur les compétences professionnelles particulières du personnel que le candidat propose d’affecter à l’exécution du marché.

Face à un environnement mouvant, les qualifications professionnelles sont des repères indispensables dans l’analyse d’une offre de prestations, finalement très liée à des individus. Il n’est pas rare, malheureusement, que certains entrants s’autoproclament « professionnels » et que certains auto- entrepreneurs pratiquent des prix de vente déconnectés du coût réel de la main-d’œuvre ! Les prescripteurs ont besoin de s’appuyer sur des éléments générateurs de confiance.

Pourquoi pas l’OPQTECC ! Cet organisme, créé dès 1965, est le seul à qualifier et certifier uniquement des professionnels de l’économie de la construction et de la programmation. D’ailleurs, les assureurs reconnaissent la valeur ajoutée des qualifications OPQTECC, puisqu’elles entrent en ligne de compte dans l’établissement des contrats d’assurance.
Début 2013, notre organisme a publié une nouvelle nomenclature : plus exhaustive, plus lisible. Elle sert de socle pour attribuer les qualifications/certifications. C’est une grille didactique de lecture des compétences. Elle recense cinq champs d’intervention (au lieu de trois dans la version antérieure) :
• AMO à caractère technique, juridique et financier ;
• Programmation ;
• AMO spécialisées ;
• Études de maîtrise d’œuvre ; • Métré/étude de prix/vérification.
Ces catégories représentent au total 23 qualifications/ certifications possibles (contre 18 dans l’ancienne nomen- clature). En 2012, l’OPQTECC a décerné 2 839 qualifications à 514 entreprises et 892 certifications à 210 personnes.
Deux nouveautés sont à noter : l’extension des qualifications d’AMO (Assistance à maîtrise d’ouvrage) et la programmation urbaine. Deux raisons expliquent cette refonte : s’adapter à la réalité des pratiques, mais surtout répondre au mieux aux demandes des clients, des économistes de la construction et des programmistes. Par les temps qui courent, les donneurs d’ordre sont très soucieux de leurs responsabilités dans la gestion de leurs finances. Ainsi, pour ces missions qui se situent très en amont dans le schéma de l’acte de construire, les donneurs d’ordre vont trouver une réponse dans la nomenclature proposée par l’OPQTECC.

La balle est à présent dans votre camp ! Il n’est ni question d’imposer, ni question de discriminer, mais bien que la qualification/certification devienne un “ réflexe de choix , qui permette une simplification administrative et qui prouve l’engagement volontaire des professionnels. Une démarche « gagnant-gagnant » en somme.

La nomenclature et les qualifications de l’OPQTECC représentent un moyen de trouver les compétences dont les prescripteurs ont besoin. Elles ont été conçues comme des outils d’aide à la décision… et j’ose croire que les prescripteurs voudront s’en emparer !

N°324

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