Ombrière et résilles pour abriter les lycéens du soleil

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Montpellier. À la lisière du quartier Pierres Vives où Zaha Hadid a récemment ancré le paquebot des archives départementales, le nouveau bâtiment d’accueil du lycée Léonard-de-Vinci forme un éperon à la proue de ce vaste complexe scolaire en cours de restructuration, qui occupe une emprise de 4 hectares au nord-ouest de la ville. Dessiné par les architectes Brigitte Hellin et Hilda Sebbag, l’édifice se caractérise par un jeu d’imbrications géométriques et des volumes effilés qui l’inscrivent avec monumentalité dans la trame urbaine. Trois éléments superposés le constituent : un socle compact comportant deux niveaux d’étages, un avant-corps triangulaire haussé sur pilotis et, pour couronner l’ensemble, une imposante ombrière dont l’avancée arquée forme un portique au-dessus de la façade est et matérialise l’axe d’entrée principal. Le corps principal du bâtiment (qui regroupe le hall, les locaux de la vie scolaire, de l’administration, un espace d’exposition, plusieurs salles de cours, etc.) se distingue par une forme rectiligne. En revanche, l’avant-corps qui le surplombe en R+1 déploie une façade souple et incurvée, juchée sur pieux, ménageant à la fois un parvis couvert au sud et un patio triangulaire au cœur de l’établissement. Elle est revêtue d’une protection solaire métallique verticale en métal, posée sur une ossature en acier galvanisé. « La difficulté était d’abriter efficacement les espaces intérieurs des ardeurs du soleil, tout en respectant l’impératif de visibilité sur les espaces extérieurs fixés par la maîtrise d’ouvrage, décrit Hilda Sebbag. Nous avons cherché à exploiter le potentiel du matériau par le décalage des panneaux à hauteur des ouvertures, par rapport à leur position sur l’allège et le linteau. De ce fait, la résille est quasiment opaque en partie haute afin de freiner le rayonnement solaire, et plus transparente en bas, ce qui préserve la visibilité sur le parvis. » Le plissement en accordéon des 484 mètres carrés de panneaux crée par ailleurs un mouvement vibratoire qui complète l’animation apportée par le jeu de couleurs - le rouge des murs de l’étage transparaissant à travers le voile métallique. Pour l’ombrière qui couronne la totalité du bâtiment, un métal à la maille plus fine et régulière a été utilisé. « D’où un effet presque translucide selon la course du soleil, au point que le portique d’accès semble parfois à ciel ouvert », souligne l’architecte.

N°340

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