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Occultation Brise-soleil mécanisés en aluminium anodisé biface

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Occultation Brise-soleil mécanisés en aluminium anodisé biface

À l’intérieur, la plaque perforée fixe, qui habille le châssis central ouvrant, tamise la lumière naturelle, tout en laissant un bon niveau d’éclairement au futur bureau. À droite, vue de l’extérieur des autres types de plaques, équipés de brise-soleil. (Doc. DR.)

Les façades longitudinales de cet immeuble tertiaire sont entièrement revêtues d’une vêture semi-transparente constituée de plaques d’aluminium anodisé double face, dont certaines font office de brise-soleil motorisés se repliant à l’horizontal.

Premier chantier du site de Lyon Confluence, le futur siège du journal Le ­Progrès et de Télé Lyon ­Métropole se situe le long de la Saône, au cœur du port Rambaud, voué à un vaste programme de reconversion des Docks. Ce pôle multimédia regroupera des salles de rédaction, les services administratifs, la régie publicitaire et des plateaux de télévision. Conçu par l’équipe d’architectes Xanadu, il ouvrira ses portes en novembre 2007 et accueillera 500 personnes. L’ensemble couvre une surface hors œuvre nette de 11 300 m2 et représente un coût d’investissement de 12,50 ME. Reposant sur un niveau de parking, le projet comporte trois corps de bâtiments, dont l’un de ­forme elliptique qui loge cinq niveaux, et deux parallélépipèdes de 17,80 m et 12 m d’épaisseur, s’élevant sur six niveaux. Ces derniers ont été « imaginés comme des containers, en rappel de l’activité portuaire et industrielle du site », souligne l’architecte Iwan Ponsonnet. Ces deux ­volumes parallèles ont été réalisés avec des façades porteuses et des dalles alvéolaires de grande portée (17,50 m), sans poteaux intermédiaires. Un système qui offre une grande flexibilité aux espaces intérieurs. Les façades se composent de murs en béton de 25 cm d’épaisseur, doublés d’une isolation extérieure en laine de roche de 10 cm, d’un pare-pluie et d’une vêture en aluminium. Celle-ci est constituée de plaques d’aluminium anodisé double face de 2 mm d’épaisseur. Elles ont été pixellisées par des perforations circulaires qui, pour les concepteurs, « rappellent les plaques offset utilisées par les imprimeurs de journaux ». Les 4 000 plaques perforées recouvrent l’ensemble des longs pans des deux containers. La mise au point de ces plaques a été menée par l’entreprise Entraxe, en collaboration avec les concepteurs. Suivant un plan défini, un prototype a été réalisé, lequel a subi des essais de cycles, soit quelque 4 700 montées et descentes successives. Il a été contrôlé par le BET Alpes Contrôle qui a établi un rapport favorable.

Un pliage horizontal

La fabrication est réalisée à partir d’une tôle d’aluminium ­brute, découpée puis poinçonnée ­numériquement, selon deux diamètres de trous (10 et 20 mm) et un entraxe de 25 mm. Cette opération est effectuée par des presses automatisées, gérées par ordinateur. Chaque face de la feuille est ensuite plongée dans un bain d’anodisation de protection. En fait, deux types de plaques ont été fabriquées : celles destinées à la vêture et aux châssis vitrés, et celles équipant les brise-soleil. Les premières, qui habillent les murs et le meneau central des panneaux menuisés, mesurent chacune 90 cm de largeur par 165 cm de hauteur. Leur mise en œuvre consiste à spiter dans le béton, à l’aide de pattes, une ossature verticale de support en aluminium, à ­profils en U, suivant la trame ­régulière de façade de 90 cm. Sur ces montants, sont apposées, sur la hauteur et bord à bord, les plaques, à l’aide de vis auto­foreuses en inox, tous les 25 cm, soit quatorze points de fixation par panneau. Pour les menuiseries, seul le châssis central de 90 cm, doté d’un ouvrant (nettoyage), est habillé d’une plaque. Quant au deuxième type de plaque servant de brise-soleil, il est fixé en partie haute de chaque panneau menuisé et passe devant les deux vitrages situés de part et d’autre du meneau axé. D’emprise de deux trames, il mesure 180 cm de largeur par 165 cm de hauteur et se replie horizontalement en deux parties égales, grâce à un moteur. Lorsque ces stores sont en position ­fermée, ils occultent les ouvertures des façades et empêchent de distinguer les vides des pleins. Ils fédèrent les façades, par un traitement unitaire et continu. Vus de l’intérieur, ils apportent aux espaces une agréable lumière tamisée. Mais, quand ils sont ouverts et repliés à 90 degrés, ils protègent du soleil et dégagent les ouvertures, avec des vues vers l’extérieur. Ce système permet aussi d’animer à l’infini les façades.

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