Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

abonné

Nouveau tournant pour la soufflerie du CSTB

Hugo Leroux

Sujets relatifs :

,
Nouveau tournant pour la soufflerie du CSTB

LieuNantes (44)Maîtrise d'ouvrageCentre scientifique et technique du bâtimentMaîtrise d'oeuvreCeris Ingénierie et économie (mandataire), Agence Arch. IC.EntrepriseSpie Batignolles Grand Ouest (génie civil)Coût de l'opération7,5 M€ HT

© Spie Batignolles

La rénovation et l'extension de la soufflerie d'essais et de recherche du CSTB a dû respecter un planning serré pour limiter son immobilisation à six mois et intégrer les exigences particulières liées à cette installation unique en Europe.

C'est à Nantes (44), dans la soufflerie climatique du CSTB, que sont éprouvés à échelle 1 tous les trains construits en Europe, ainsi que la plupart des toitures innovantes, des installations photovoltaïques ou les maquettes des bâtiments hors norme de France (Philharmonie, fondation Louis Vuitton, stade Orange Vélodrome… ).

Cet espace d'essais et de recherche, construit en 1988, permet de reproduire toutes les conditions climatiques extrêmes pour tester la résistance des ouvrages. « Nous recréons non seulement des vents puissants allant jusque 280 km/h grâce à des ventilateurs de 3 MW de puissance, mais également des gammes de température de - 30 à 55°C, ainsi que des conditions de givre, de neige ou de tempête de poussière et de sable », résume Pierre Palier, directeur adjoint de la direction opérationnelle Climatologie, aérodynamique, pollution et épuration (Cape). Un éventail de prestations qui rendent l'installation quasi unique parmi les quatre ou cinq plus grandes souffleries mondiales. Pas étonnant donc que la rénovation de ce bâtiment soit elle-même hors norme. « Notre principale exigence était que le bâtiment soit immobilisé le moins de temps possible, pour maintenir le plus longtemps possible les essais », poursuit Pierre Palier.

L'extension permet d'augmenter les proportions de l'anneau dynamique et de remodeler le convergent, autrement dit la zone d'accélération des vents en aval des turbines.

La partie principale de la rénovation concernait l'extension de l'anneau dynamique où sont réalisés les essais de vent extrême et ceux liés au sable et à la poussière. Cette extension, ayant le double objectif d'augmenter la fiabilité des essais et de pouvoir tester des ouvrages plus imposants, consistait en deux éléments. D'une part, un élargissement du tournant Est de 14 mètres de profondeur ; d'autre part, une reconfiguration de la zone d'accélération du vent - une sorte de goulot d'étranglement - de 4,5 mètres supplémentaires pour offrir un arrondi plus marqué (voir plan de masse). Les appels d'offres, lancés en 2013, ont retenu Spie Batignolles Grand Ouest comme mandataire du macrolot démolition, gros œuvre, charpente métallique, couverture et étanchéité. Le chantier a commencé début 2018 par la construction de l'extension au niveau du rez-de-jardin. La démolition a démarré mi-2018 à l'arrêt de la soufflerie.

Des banches courbées, étayées puis mises bout à bout, permettent de couler le galbe de la zone d'accélération des[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°375

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2019 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Nous vous recommandons

La construction face au virage tech

La construction face au virage tech

Quels sont les bâtiments par lesquels la révolution des usages promise par les technologies du smart pourrait s'opérer ? Et moyennant quelles adaptations ? L'Observatoire de la construction tech se penche sur ces[…]

22/03/2019 |
Lepir, pour le meilleur

Lepir, pour le meilleur

Ascenseur pour la Dame de fer

Ascenseur pour la Dame de fer

Semaine des Ateliers Design 2018

Semaine des Ateliers Design 2018

Plus d'articles