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Motorisation : premiers pas d’une automatisation programmée

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Motorisation : premiers pas d’une automatisation programmée

1. L’automatisation peut rendre l’usage des stores prioritaire par rapport à ceux d’une climatisation et d’un éclairage artificiel, ou encore moduler automatiquement la lumière en fonction de l’intensité solaire.

Pilotée à distance par commande filaire, infrarouge ou radio, la motorisation des volets roulants, des stores et des brise-soleil se banalise. La gestion de la thermique et de la luminosité des locaux favorise ce développement.

Aujourd’hui, les fermetures motorisées se doivent d’être fiables, silencieuses, élégantes et discrètes. Elles sont conçues pour être installées par une main d’œuvre à la formation inégale, dans des chantiers propres et rapides. Les volets roulants, intégrant une motorisation dès leur conception, sont les plus prescrits. Ce sont des systèmes complets qui gèrent un maximum de tâches autrefois réalisées sur le site, le poseur n’ayant plus qu’à positionner et à sceller un produit fini. Avec un décalage de quelques années, les stores et les brise-soleil suivent la même voie, indépendants ou associés à un système de fermeture complet. Dans cette évolution rapide, seuls les volets battants restent traditionnels et peu motorisés. Pourtant, des industriels proposent des produits relativement discrets et techniquement aboutis.

Gérer la thermique par les volets roulants

La motorisation concerne environ 60 % des volets roulants installés. Cet équipement se banalise – recherche du confort et concurrence aidant – car les industriels développent de véritables outils de gestion. La mise en œuvre simplifiée se limite aux seuls travaux de positionnement, de fixation, de raccordement électrique et d’essais de fonctionnement. Les procédés les plus aboutis font appel à un seul intervenant sur chantier (deux ou trois auparavant) : un moyen d’optimiser la planification, de réduire les coûts mais aussi les interventions en maintenance. La technologie radio participe à cette simplification. Elle supprime les câblages entre le moteur et son point de commande et permet l’utilisation de boîtiers de commande portables. Cette simplicité d’installation est également synonyme de souplesse. Elle permet d’ajouter de nouvelles commandes – et de faire évoluer l’ensemble du système – en choisissant librement leur emplacement. À partir d’une programmation simple réalisée lors de l’installation, le système peut évoluer au gré des utilisateurs par l’ajout d’une commande générale, de télécommandes, d’horloge… À noter que les commandes à infrarouges pour des groupes importants de volets roulants, auparavant prisées et moins onéreuses, sont plutôt en recul du fait des contraintes de cette technologie : leurs rayons traversent difficilement certains obstacles situés entre l’émetteur et le récepteur.

Les moteurs sans réglage de fin de course deviennent la norme. Ils simplifient les opérations, évitent l’ouverture ou le démontage du coffre et suppriment les interventions dans des zones difficiles d’accès. La vitesse de rotation des moteurs est également revue à la baisse, avec des avantages en termes de longévité – réduction des phénomènes d’usure – et surtout de bruit.

La sécurisation des systèmes n’est pas en reste. Nombreux sont les fabricants qui n’attribuent plus de code usine à leurs moteurs, afin de garantir la confidentialité et l’anonymat du client. Autre évolution notable, la possibilité d’interdire toute manœuvre des volets roulants en cas de perte ou de vol de l’émetteur.

La motorisation permet d’ajouter des fonctionnalités, très utiles pour les équipements tertiaires, mais qui trouvent également leurs applications en habitat :

– une commande par zones pour piloter ou programmer une animation des ouvertures sur chaque façade,

– une unité de programmation pour gérer plusieurs fonctions : ouverture/fermeture à heures fixes ou aléatoires, et/ou en fonction d’autres paramètres : température, ensoleillement, pluie ou vent, etc…..

Une véritable supervision du bâtiment devient possible. Par exemple, des capteurs placés sur le toit peuvent analyser les ­conditions météorologiques du moment (vent, soleil, pluie, neige, gel et température) puis transmettent l’information au superviseur, qui donne ses ordres aux volets.

Des produits appréciés dans l’habitat social

Ce type de logiciel dit « intuitif » peut aussi englober d’autres fonctions, comme la décision de placer l’ensemble des volets roulants en position de sécurité en cas d’alarme ­incendie.

Une autre approche, plus basique, consiste à intégrer la manœuvre électrique au volet roulant. Le but est de combiner les avantages de simplicité de pose et de coût limité d’un volet roulant, tout en offrant les atouts de la motorisation. Une commande par cordon disposée sous le coffre assure la fonction marche/arrêt, ces mécanismes pouvant s’adapter à des volets neufs ou existants. Ces produits sont appréciés dans l’habitat social pour leur faible coût, mais aussi pour la préservation de l’installation au fil du temps. En effet, la motorisation, par la descente régulière du volet associée à la protection d’obstacle, augmente la longévité du mécanisme.

Les motorisations peuvent englober plusieurs fonctions, selon le type de produit et sa destination. Sur les stores vénitiens, elles permettent de commander à distance la montée mais aussi l’orientation des lames. En général, les moteurs sont composés d’une unité motrice miniaturisée et silencieuse, conçue pour pouvoir se fixer sur tous les types de rails.

Les volets battants, en perte de vitesse

En cas de commande à distance, l’unité motrice est équipée d’un récepteur infrarouge placé sur le rail. Ces commandes assurent leur autonomie grâce à des piles standard et peuvent le plus souvent piloter plusieurs stores. Certains systèmes proposent même la programmation. Selon l’aménagement du lieu et les performances des produits, les portées entre émetteur et récepteur varient de 20 m en présence de murs, jusqu’à 200 m en espace ouvert. Avec les commandes filaires, les fabricants s’orientent vers une simplification des systèmes de commande. Grâce à un inverseur intégrant l’alimentation et l’automatisme, certaines productions n’exigent plus en amont la présence d’une alimentation 24 volts, puisque l’inverseur est branché sur le secteur relié au store. La mise en œuvre en est simplifiée et l’esthétique améliorée.

Comme pour les volets roulants, l’heure est à la prise en compte de multiples paramètres :

– l’automatisation peut rendre l’usage des stores prioritaire par rapport à la climatisation et l’éclairage artificiel,

– associés à des détecteurs de luminosité, ils modulent la lumière en fonction de l’intensité solaire,

– grâce à un anémomètre, certains produits remontent le store dès qu’un seuil de vitesse de vent prédéfini est atteint,

– enfin, il est possible d’aligner et de synchroniser les stores sur une même façade, un atout pour les ouvrages possédant beaucoup d’ouvertures.

Quant aux volets battants, ils restent peu motorisés, pour de multiples raisons.

Capteur crépusculaire ou simulateur de présence

La demande est faible, et il faut parvenir à une motorisation suffisamment discrète, ce qui n’est pas évident. Il est en effet nécessaire de reproduire mécaniquement le mouvement du bras humain qui doit aller chercher le volet le plus loin possible, afin de limiter au maximum la puissance, et surtout le couple permettant d’actionner le volet. L’inconvénient est avant tout esthétique, avec des tringleries relativement encombrantes et difficiles à dissimuler même si les produits les plus récents ont gagné en discrétion.

La solution la plus répandue consiste à installer le mécanisme sous le linteau de la fenêtre, ou encore confondu avec la main courante du garde-corps. Comme pour les volets roulants, il est possible d’automatiser l’installation, d’assurer en même temps la fermeture et l’ouverture de tous les volets, ou de lier leur fonctionnement à un capteur crépusculaire ou à un simulateur de présence.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°252

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