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Module zéolithe pour système gaz à adsorption

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Module zéolithe pour système gaz à adsorption

Le recours à la zéolithe constitue une première dans une pompe à chaleur à gaz. Proposant un rendement de 17 % (sur PCI), cette machine à la technicité cachée fait appel au gaz et à des panneaux solaires thermiques auxquels elle est couplée.

La zeoTherm, lancée cette année par Vaillant, est à ce jour la seule pompe à chaleur gaz à sorption (la sorption est le processus par lequel une substance est adsorbée sur, ou absorbée dans, une autre substance) à recourir à la zéolithe. Cette « pierre qui bout » en grec, aux propriétés remarquables, s’échauffe jusqu’à 200 °C en adsorbant de la vapeur d’eau. Le constructeur allemand Viessmann attendra 2014 pour lancer sa propre solution. D’autres machines à absorption, telles celles de l’italien Robur, font appel au couple eau-ammoniac et développent des puissances qui visent au minimum le petit collectif.

La zeoTherm, elle, s’adresse à la maison individuelle. En neuf ou en rénovation, à condition que l’isolation soit suffisante. Car, si le système fournit ECS et eau de chauffage, cette dernière ne dépassera pas les 55 °C. L’ECS est, quant à elle, exclusivement produite par les panneaux solaires et le brûleur gaz. Il ne pas fait appel au cycle thermodynamique.

Pose traditionnelle et entretien minimal

« Le produit peut être installé par un chauffagiste spécialiste du gaz, souligne Tony Fernandes, directeur marketing de Vaillant France. La grande technicité du produit n’a d’impact ni sur la pose, ni sur l’entretien par rapport à un équipement traditionnel. »
En effet, le module qui contient la zéolithe et dans lequel a lieu la réaction d’adsorption est prévu pour durer vingt ans sans aucune intervention. Reste à entretenir le circuit solaire, ce qui n’en fait pas tout à fait l’équivalent d’une simple chaudière à gaz. En terme de performance, on évoque un rendement sur PCI (127 %) et non un COP. Là aussi, une façon de s’adresser aux habitués du gaz. « À la différence d’une Pac air/eau, la performance de la machine ne dépend pas de la température de l’air extérieur, explique Tony Fernandes. Il est donc plus juste de parler de rendement que de COP. Pour faire appel au cycle thermodynamique, la température dans le circuit solaire doit dépasser les 7 °C. À cette température, la pression est à 20 mbar dans le module à zéolithe et l’eau s’évapore. Le cycle peut alors démarrer. » Sinon, c’est le gaz qui prend le relais. À noter que le prix de la zéoTherm oscille entre 18 000 et 20 000 euros. « Les études sont en cours, mais nous visons un retour sur investissement de six ans comparé à une chaudière gaz à condensation couplée à du solaire », espère Tony Fernandes.

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