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Menuiseries mixtes (2/2) - Les menuiseries se font composites

Enquête réalisée par Hugo Leroux

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Menuiseries mixtes (2/2) - Les menuiseries se font composites

Les fenêtres mixtes se déclinent aussi en dormant caché, comme ici la gamme Duoba de Bieber équipant un groupe scolaire à Herblay (95).

© Sergio Grazia

Bois, aluminium, PVC, acier... Les fabricants innovent en revisitant la mixité des matériaux. Un moyen d'élargir leurs gammes en termes d'esthétique et de performance.

Pourquoi la menuiserie mixte reste-t-elle cantonnée à une niche ? « Cela vient d 'une méconnaissance de nos produits de la part du grand public ; on se situe aujourd'hui essentiellement sur un marché de prescripteurs », avance Emmanuel Le Coz, directeur général de Minco, fabricant historique et exclusif de menuiseries mixtes bois/alu. Mais il y a aussi le prix : le mixte reste positionné sur une fourchette haute, entre les menuiseries aluminium et les menuiseries bois.

Pour rappel, la fenêtre type vendue en France est majoritairement une fenêtre à frappe en PVC, de couleur blanche, avec un prix moyen de 480 € HT, et 880 € HT en fourni-posé. « À options similaires, la fenêtre à frappe classique en bois-alu industrielle est environ 15 % plus cher que sa version aluminium, qui coûte elle-même 15 % de plus que le PVC non coloré », estime ainsi Laurent Ternon, directeur marketing de Bouvet.

Profiter des innovations industrielles

L'une des tendances chez les fabricants historiques de menuiseries mixtes est de rapprocher leurs prix du « tout aluminium », mais aussi, par la montée en puissance industrielle, d'optimiser les performances de leurs produits. Par exemple, la gamme MéO présentée par MC France a été récompensée d'un trophée de l'innovation à Équipbaie pour un ensemble de caractéristiques telles que des cadres moins épais et moins lourds, une pose facilitée, un matériau synthétique entre le bois et l'aluminium permettant d'obtenir un coefficient de déperdition thermique U jusque 1,2, ainsi que de très bonnes performances d'étanchéité à l'eau et à l'air.

Côté haut de gamme, les fabricants Minco et Bie-ber proposent des gammes certifiées passives en triple vitrage, avec des coefficients U extrêmement performants, de l'ordre de 0,65 W/m².°C. Pour optimiser le clair de vitrage et donc l'entrée de lumière naturelle, autre priorité actuelle pour les fabricants de menuiserie, les deux fabricants recourent à des verres collés sur le cadre. « Grâce à cette technique, on n'a plus besoin de maintenir le vitrage avec une parclose, ce qui[…]

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