Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

Menuiseries : l’incidence de la RT 2005 sur le galandage

Sujets relatifs :

Menuiseries : l’incidence de la RT 2005 sur le galandage

De style contemporainet épuré, ce panneau de porte en aluminium est rehaussé d’une fine bordure gravée et de vitraux fusing réalisés artisanalement par fusion de verre coloré dans la masse. Hall 1 - stand H21

Tendances fortes de cette année, la porte-fenêtre à galandage, le développement des vitrages techniques, et la mise en conformité avec la RT 2005.

Les tendances amorcées au ­salon de 2004 se poursuivent, renforcées par l’arrivée de la réglementation thermique RT 2005, préoccupation majeure des fabricants. Au chapitre des produits, on assiste au développement des portes-fenêtres à galandage, à un ou plusieurs vantaux, qui offrent un clair d’accès total à la terrasse ou au balcon. En apparence antinomiques avec la performance de thermique du mur, les solutions de menuiseries à galandage qui respectent les préconisations de la RT 2005 existent. Le galandage est une baie coulissante qui s’intègre principalement aux constructions neuves et permet de rendre invisible la menuiserie à l’ouverture. Les vantaux se glissent entre la cloison intérieure de doublage et le mur extérieur de la construction, et y disparaissent. Non seulement cette technique procure une entrée maximale de lumière, mais elle permet également de disposer d’un passage intégral et d’un espace libre, aménageable de part et d’autre de l’ouverture. Lors de la pose de la porte-fenêtre, le calfeutrement entre dormant et mur extérieur, y compris dans la zone de refoulement, doit être assuré dans les mêmes conditions que celles indiquées par les DTU 37.1 ou 37.2. La partie du mur intérieur dans l’emprise du dormant en vis-à-vis de la zone de refoulement ne fait pas partie de la porte-fenêtre. Sa réalisation n’est donc pas de la responsabilité de l’entreprise de pose de cette dernière, mais doit cependant respecter les spécifications du concepteur de la menuiserie. Pour être conforme à la RT 2005, le galandage nécessite une contre-cloison d’au moins 7 cm d’épaisseur. Celle-ci se réalise par une plaque de polyuréthanne de 40 mm – équivalent à 70 mm de laine verre – contrecollée entre deux contreplaqués CTBH de10 mm, avec une finition par plaque BA 13 vissée. Pour une solution plus performante, il est possible d’inverser le principe d’ossature à cet endroit et de mettre le refoulement du galandage entre l’ossature principale et le bardage. Les nouveaux blocs coulissants à galandage mettent l’accent sur le confort ­d’utilisation, mais aussi sur une isolation particulièrement soignée obtenue, par exemple, à partir de profilés en aluminium à rupture de pont thermique. Les échanges thermiques entre l’intérieur et l’extérieur de la menuiserie sont en effet limités, sur le coulissant, par une barrette en polyamide chargée de fibre de verre, intégrée dans ses profilés dormants et ouvrants. Une isolation renforcée de plus par un bouclier thermique complémentaire en PVC. Généralement doté d’un double vitrage classique de 20 ou 24 mm, il peut également s’équiper de vitrage thermique, acoustique ou à sécurité renforcée. Côté sécurité, il peut être muni d’une serrure multipoint et d’un volet roulant qui s’intègre ­directement à la menuiserie.

Vitrages peu émissifs, autonettoyants…

Concernant les baies vitrées, les nouveautés de la RT 2005 sont bien sûr l’abaissement des valeurs U mais également la prise en compte des apports énergétiques gratuits. La réglementation s’appuie pour cela sur une plus grande attention ­portée à la position et au nombre des baies vitrées. L’objectif est d’inciter à intégrer très en amont l’amélioration des performances énergétiques, sans oublier le choix de produits verriers adaptés. La précédente RT avait déjà fait découvrir les vitrages peu émissifs à tous les intervenants de la construction. En 2006, chacun sait qu’il est possible de vitrer largement un bâtiment tout en obtenant un excellent confort d’hiver grâce aux VIR (vitrage à isolation renforcée). La recherche quasi systématique d’un grand clair de jour naturel dans les logements et dans le tertiaire a poussé le développement des ­vitrages « techniques ». Le premier développement a concerné les verres à couches d’argent ou d’oxyde métallique déposés sur l’une des surfaces du verre à l’intérieur du double vitrage. Ces couches constituent une barrière thermique à l’intérieur du double vitrage, la lame d’air – remplacée par de l’argon – augmentant encore les performances. Ces verres permettent aux menuiseries de ­respecter les niveaux imposés par la RT 2005. Pilkington présente un verre de contrôle solaire de couleur bleue très attrayante qui offre la particularité d’être autonettoyant. Conçu pour les toitures, vérandas et verrières, il offre une bonne transmission lumineuse.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°265

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2006 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Nous vous recommandons

Enquête- Sols sportifs

Enquête

Enquête- Sols sportifs

Les installations sportives indoor appellent la polyvalence afin de permettre l'exercice de plusieurs activités, sportives ou non. Les sols doivent ainsi pouvoir s'adapter à de nombreuses sollicitations.

03/05/2018 | Produit
Répondre aux besoins des salles multisports

Enquête

Répondre aux besoins des salles multisports

Enquête - Ouvrants de toit

Enquête

Enquête - Ouvrants de toit

Enquête - Éclairage des musées

Enquête

Enquête - Éclairage des musées

Plus d'articles