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Light & Building 2006 : des solutions pour améliorer la performance des bâtiments

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Light & Building 2006 : des solutions pour améliorer la performance des bâtiments

Les Leds dominent le secteur de la signalisation : faible consommation, grande fiabilité et très longue durée de vie.

Alors que les Leds s’apprêtent à remplacer les sources d’éclairage classiques, la programmation, en tertiaire, devient la règle et les solutions de GTB autour de bus de terrain ouverts et interopérables se multiplient.

Manifestation européenne consacrée à la régulation, à la GTB, aux automatismes du bâtiment, ainsi qu’aux appareillages et équipements électriques, à l’éclairage et à la signalisation, Light & Building renseigne sur les évolutions techniques des produits dans ces domaines. En éclairage, le progrès passe par l’évolution technologique des Leds (Light Emitting Diodes). Selon le spécialiste Tridonic-Atco, ces sources incontournables en accentuation lumineuse ne sont pas tout à fait prêtes pour l’éclairage principal. Outre l’aspect luminosité et rendu des couleurs, les Leds sont toujours coûteuses. Leur avantage est d’être une lumière totalement froide sans UV ni infrarouge. Toutefois, le point lumineux de la Led produit une chaleur intense qu’il faut évacuer vers l’arrière. Pour Orbitec, autre spécialiste, le développement des Leds de puissance pour l’éclairage intérieur est pratiquement abouti (1). Notamment grâce aux Leds Luxeon du fabricant Lumileds (Philips). Reste le problème des rendus de couleurs.

Orbitec propose des modules avec Leds éclairantes pour vitrines et éclairage d’ambiance. Éclairage d’ambiance et de secours sont associés dans le même appareil. Tridonic-Atco monte dans un même luminaire une lampe (éclairage principal) et une Led (secours). Le luminaire répond à l’exigence de la norme – deux sources séparées – mais accélère la pose et réduit les coûts (un seul appareil). Comme les Leds sont nécessairement alimentées par une électronique complexe, autant s’en servir pour offrir d’autres fonctions telles que le pilotage par bus de terrain Dali (Digital Addressable Lighting Interface) DSI ou DMX 512. Equipé d’un logiciel serveur http embarqué, le boîtier Tridonic-Atco permet d’installer, configurer et adresser des luminaires Dali directement depuis un ordinateur équipé d’un navigateur internet. Il assure également le monitoring, la maintenance des sources lumineuses, le contrôle-­commande et leur programmation. Waldmann Lichttechnik associe 12 Leds (12 000 Lumen) et un éclairage fluo (2 x 54 W) dans son luminaire Hybrid. Leds et sources indirectes sont à gradations séparées. Deux appareils suffisent à éclairer un bureau de 20 m2.

Pilotage de l’éclairage : Dali et DMX

À côté des Leds, le fabricant français Sammode Eclairage se sert des architectes pour développer une offre inspirée de ses modèles d’éclairage industriel. Il vient ainsi de mettre au point (avec Dominique Perrault) un luminaire à maille métallique dorée et plissée pour le bâtiment de la Cour européenne de Justice à Luxembourg. Habitué au sur mesure, l’industriel développe ses appareils à partir de quatre diamètres standards : 40 et 70 mm plus courants en bâtiment, 100 et 133 mm davantage utilisés en industrie.

En terme de câblage, le bus Dali est devenu incontournable dans le pilotage de l’éclairage. C’est un protocole standard (norme CEI 60929) de communi­cation sur bus destiné à relier des appareils d’éclairage à un contrôleur. Il est simple grâce à sa liaison 2 fils, fiable puisqu’il véhicule des signaux numériques et interopérable. Les appareils de différents fabricants sont reconnus par toutes les interfaces Dali. On peut commander pratiquement toutes les sources lumineuses par un bus Dali : les ballasts électroniques, les Leds ou des lampes à incandescence. Un maître Dali peut piloter jusqu’à 64 esclaves. Chacun d’entre eux peut être attribué à 16 groupes (des zones ou des regroupements fonctionnels) et obéir à 16 scénarios d’éclairage différents. Un grand nombre de fabricants présents au salon proposaient des contrôleurs Dali, des passerelles entre Dali et d’autres bus. Ainsi, le français Arcom qui vend ses produits à la fois à des intégrateurs et à d’autres fabricants qui souhaitent étendre leur offre : Johnson Controls, Saïa-Burgess, Trane et Kieback & Peter comptent parmi ses clients. Grâce au WAGO I/O SYSTEM 750 de Wago, il est possible de monter plusieurs bornes maîtres Dali sur un même nœud de bus LON ou BACnet. Le nombre maximum de bornes Dali maîtres sur un même contrôleur dépend uniquement de la taille mémoire de l’application embarquée sur l’automate.

D’autres contrôleurs utilisent le protocole DSI, interface propriétaire spécifique, développée par Tridonic Atco qui autorise les autres fabricants à l’utiliser. Comme Dali, DSI pilote des ballasts électroniques d’éclairage. Mais les esclaves DSI ne peuvent pas être adressés individuellement et ne renvoient pas de message d’état. Le nombre maximal de modules esclaves sur un segment DSI est limité à 100. DSI est donc cantonné à la commande et ne peut servir dans un processus de maintenance. Pour le pilotage des sources lumineuses RVB (rouge, vert, bleu), principalement les Leds, le protocole DMX 512 est le plus courant. Codifié en 1986, puis en 1990, il est devenu le principal protocole de commande en scénographie et en illuminations architecturales. Des applications informa­tiques graphiques permettent de créer de véritables dessins ou séquences animées aléatoires, programmées ou déclenchées par un événement. Un nombre croissant de magasins utilisent des automates DMX pour leurs ambiances lumineuses. On voyait à Light & Building de nombreux contrôleurs DMX et de passerelles DMX/KNX, DMX/LON, DMX/Ethernet, etc. DMX ne permet pas d’assurer des fonctions de maintenance, mais seulement de scénarisation. Un automate DMX pilote un maximum théorique de 512 circuits.

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