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Les fonctions annexes s’enroulent autour d’un volume central

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La conception d’une salle de concerts relève d’un programme qui fixe les fonctions et leur imbrication, les surfaces, la capacité, etc. Les locaux complémentaires indispensables au bon fonctionnement de l’équipement sont très souvent disposés en couronne.

Le programme d’une salle de concerts varie en fonction du site, de son type - auditorium, salle philharmonique et symphonique, de musiques actuelles (Smac), etc. -, et de sa capacité d’accueil. D’une façon générale, le schéma de fonctionnement s’articule à partir d’un hall d’entrée qui, identifiable de l’extérieur, mène à la salle proprement dite, par un bar et/ou un foyer. Cœur du dispositif, la salle dessine en plan une forme géométrique telle qu’un carré, un rectangle, un trapèze, etc. Fréquemment couplée avec une salle secondaire plus petite, elle cohabite avec d’autres locaux complémentaires (administration, espaces de détente et d’accueil, loges, régie, locaux techniques, etc.). Ces derniers, souvent disposés en couronne, sont indispensables au bon fonctionnement de l’équipement. Au regard de ses caractéristiques propres, le volume de la salle est le fruit de divers critères (emprise, capacité, etc.) et contraintes liés, entre autres, au traitement acoustique.

Dévolus en priorité à la musique et au chant, les auditoriums et salles philharmoniques bénéficient d’une modularité et d’une polyvalence modestes, grâce à des dispositifs acoustiques modulables ou des gradins rétractables. Côté architecture, la salle se love sous un volume unitaire imposant, dont la taille et la morphologie varient d’un projet à l’autre : cube, parallélépipède, forme organique, etc.

Volume interne sophistiqué

Le grand auditorium de la Maison de la radio, à Paris (16e), a été édifié en lieu et place des studios 102 et 103. Conçu par l’agence AS Architecture-Studio, cet ouvrage prestigieux fait partie de la restructuration intégrale qui, menée par cette équipe depuis 2005, doit s’achever en 2017. Accessible depuis le foyer attenant et le hall A, il affiche une capacité de 1 461 places. D’une hauteur de 20 m sous plafond, le volume vertical de la salle symphonique se déploie sur 33 m de largeur et 35 m de profondeur. La salle presque circulaire et enveloppante, organisée autour de la scène (22 x 15 m), favorise la proximité entre les spectateurs et les musiciens : la distance la plus éloignée entre le public et la scène étant de l’ordre de 17 m. La scène compte 18 tables élévatrices offrant diverses configurations d’orchestre. Par choix esthétique et acoustique, la salle est revêtue, sur les murs, les balcons et le plafond, de parements en bois de trois essences (merisier, hêtre et bouleau), dont les modénatures en relief ou en courbe évitent les surfaces parallèles génératrices d’échos. Voué à toutes sortes de musiques (de chambre et contemporaine, concerto, quatuor, récital, etc.), le lieu sert également d’espace de répétition et d’enregistrement pour les orchestres invités et les quatre formations de Radio France.

Organisation autour d’un patio

À l’entrée de Nîmes (Gard) se déploie la Smac Paloma. Réalisé en 2012 par l’équipe d’architectes de Tetrarc, Michel Bertreux architecte, ce lieu de création, de répétition et de diffusion accueille tous les styles : rock, pop, musiques électroniques et du monde, chanson, etc. De 19 m de haut, le vaisseau (5 611 m² HON) s’organise autour d’un patio central, sur lequel donnent la grande salle de 1 300 places assises (956 m²) et 1 437 places debout, ainsi que le « club » de 390 places (221 m²). À proximité de ce dernier, sept studios de répétition et d’enregistrement (314 m²) sont réservés aux musiciens amateurs et professionnels.
Au rez-de-chaussée, l’arrière du bâtiment est occupé par une zone de service, de préparation de spectacle et technique, alors que la partie avant loge un hall d’accueil assorti de boutiques et de l’entrée du public placée en façade principale. L’étage abrite l’administration, la résidence des artistes dotée d’une terrasse, les loges et le restaurant du personnel. Ces fonctions se glissent dans plusieurs « boîtes en béton », tout comme les deux salles qu’elles cernent. L’édifice en forme de polyèdre à facettes est habillé en majorité d’un bardage brun en plaques de cuivre et d’un mur-rideau enveloppant. Une grande fenêtre-écran en ETFE (20 x 5 m) domine l’ensemble.

N°341

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