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Les downlights agrandissent leur champ d’application

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Les downlights agrandissent leur champ d’application

Haut rendementLedvance Downlight XL affiche un rendement de 100 % et un flux lumineux de 1 600 à 2 000 lm. (Doc. Osram.)

Gradables, dotés d’un large choix de faisceaux et d’un rendement élevé, les downlights, appareils encastrés décoratifs ont dépassé leur rôle d’éclairage d’accentuation pour devenir des luminaires d’éclairage général, grâce à l’évolution des optiques et des sources, en particulier les leds.

Petits encastrés, ronds, compacts, équipés de lampes halogènes à leur début, les downlights ont dès l’origine été conçus pour éclairer précisément un tableau, une zone, un article, afin de les mettre en valeur, ou de créer des taches de lumière pour faire ressortir un espace particulier.

Dotés d’optiques à faisceaux étroits qui projettent leur « lumière vers le bas », ils répondaient parfaitement à l’éclairage d’accentuation, notamment dans les magasins. Puis, la fluocompacte a fait son apparition avec des lampes pouvant se substituer facilement aux halogènes, par leur taille, leur forme et leur culot. De fait, elle a permis aux downlights d’équiper de plus grands espaces tels que les halls d’accueil, les circulations, tout en offrant une lumière uniforme avec des géométries présentant une alternative discrète aux encastrés classiques 600 x 600, et en occupant bien moins de place. L’évolution des lampes aux iodures métalliques puis des leds ont entraîné la conception de luminaires plus compacts et plus efficaces, plaçant les downlights en tête dans de nombreuses applications telles que commerces, restaurants, halls d’accueil, voire même bureaux.
Ne sont considérés ici que les downlights pour l’éclairage intérieur, mais ils peuvent aussi bien être installés à l’extérieur, dans des porches, par exemple, à condition d’afficher le degré IP adéquat.
Un downlight est constitué d’un boîtier d’encastrement, et du corps du luminaire, très souvent en aluminium ; des anneaux ou collerettes (de couleur ou lumineux) peuvent être parfois ajoutés pour compléter la décoration d’une pièce.
Les critères de choix ont évolué en même temps que les technologies se sont développées : outre les sources de faible consommation - leds dans la plupart des cas - le choix d’optiques, la gradation, l’encombrement, la facilité d’installation, et aussi le rendement du luminaire constituent autant de paramètres à prendre compte.

Des luminaires qui se fondent dans le décor

Il est parfois difficile de s’y reconnaître dans les appellations : appareils encastrés décoratifs - par opposition aux « fonctionnels » - spots encastrés, projecteurs encastrés... Chez Erco, on définit le downlight comme un appareil encastré qui s’efface totalement devant l’éclairage et la lumière qu’il produit.
Les appareils ne participent pratiquement plus à l’aspect décoratif, mais s’intègrent complètement dans l’architecture. Espaces et objets ne se révèlent que par le jeu des contrastes entre surfaces et lumière - une lumière que les downlights dispensent de multiples façons, du faisceau d’accentuation au faisceau mural large. La gamme « Quintessence » d’Erco, par exemple, regroupe un certain nombre d’outils d’éclairage vertical avec plus de 600 articles équipés de leds proposant des lentilles et des réflecteurs Spherolit qui dirigent efficacement la lumière émise par les lampes sur la surface cible. Les ballasts électroniques renforcent la performance énergétique des appareils, tout en mettant à la disposition de l’utilisateur des interfaces numériques (protocole Dali) pour les raccorder par plug & play à des dispositifs de commande intelligents, afin d’accroître leur rendement potentiel.
C’est dans le même esprit que iGuzzini a développé le Pixel Pro qui, imaginé pour les espaces commerciaux, se fond dans le décor pour laisser la lumière définir l’espace architectural. Sans abandonner la version équipée de sources traditionnelles, telles que les iodures métalliques, le Pixel Pro utilise des leds dont les flux lumineux vont de 600 à 3 000 lm selon les modèles. Le contrôle thermique est assuré par un dissipateur de chaleur en forme de coquillage, transformant l’élément fonctionnel en élément esthétique. L’appareil dispose d’accessoires permettant d’obtenir un effet wall washer. Le groupe optique est amovible et orientable dans les deux sens ; orientation interne jusqu’à 45°, afin de rendre le luminaire invisible et externe jusqu’à 75°, pour permettre au faisceau lumineux d’éclairer une large zone.
Particulièrement dédiés aux commerces et à l’éclairage d’accentuation, Lunis Micro et Lunis SL Recessed à leds de Siteco se déclinent respectivement en 19 et 20 W, ainsi que 35 et 56 W, avec au choix deux températures de couleur : 3 000 et 4 000 K. Osram, de son côté, propose Ledvance Spotlight XXL équipé d’un module PrevaLED délivrant un flux lumineux de 1 800 lm. Avec un indice de rendu des couleurs de 90, il représente une solution bien adaptée au remplacement des appareils aux iodures métalliques dans les magasins.
Pour les parties communes, réceptions, zones de circulation, espaces commerciaux, on retiendra également la version Smart du CCTLed de Targetti, dotée d’un diffuseur à coupole micro-prismatique - qui permet de voiler la source led en distribuant la lumière de manière douce et diffuse - et d’une optique, soit à facettes spéculaires, soit en version lisse avec une finition mate.

Adaptés à l’éclairage de grande hauteur

Halls d’accueil, atriums, circulations présentent parfois de grandes hauteurs sous plafond, difficiles d’accès : les downlights, tout particulièrement à led, permettent d’obtenir des niveaux d’éclairement suffisants, en évitant les opérations de maintenance compliquées et en assurant une lumière homogène.
Pour rester avec le CCTLed, notons que la version Tech dispose de deux réflecteurs pour un meilleur contrôle de la luminance : grâce au dispositif de fixation à double baïonnette, un réflecteur interne pour un excellent confort visuel est associé à un réflecteur externe à émission diffusante. Le CCTLed Tech convient particulièrement aux lieux caractérisés par des hauteurs importantes où le contrôle de la lumière est fondamental (limites d’éblouissement direct) pour garantir de bonnes valeurs d’éclairement.
Pour les espaces difficiles d’accès, Regent propose Oxxo Led en deux puissances 20 et 30 W, dont le système de refroidissement passif n’exige aucun apport d’énergie supplémentaire. Le montage s’effectue facilement par deux étriers pivotants commandés par le bas.
Avec ses 92 W et son flux lumineux de plus de 5 000 lm/W (voire 5 800 lm/), l’E-Core 6000 de Toshiba New Lighting System constitue une réponse led pour le remplacement des luminaires, installés à forte hauteur, généralement équipés de lampes aux iodures métalliques.
Dès 1996, Concord, du groupe Havells-Sylvania, avait créé des leds à savoir des Low Energy Downlight, soit des « downlights à basse consommation », conçus à l’époque pour recevoir les lampes fluocompactes. Aujourd’hui, mettant en œuvre la technologie led (diode électroluminescente cette fois), la marque a développé la gamme LED 150 LED dont certains modèles affichent un rendement lumineux supérieur à 100 lm/W et un large choix de puissances.
Chez Erco, on estime que dans les downlights traditionnels, des flux supérieurs exigent aussi des ouvertures plus grandes, et pour cette raison, le fabricant a ajouté à sa gamme Quintessence, des downlights à double foyer dotés d’un faible diamètre de sortie de lumière. Ils présentent l’avantage de mieux occulter la lampe et donc de renforcer la protection anti-éblouissement. Dans les grands espaces (foyers, salles de concerts), cet aspect est essentiel, puisque l’utilisation de downlights classiques risque d’éblouir l’observateur qui regarderait en direction des lampes.
À l’inverse, dans les downlights à double foyer, la position très en retrait de la lampe est source de confort visuel. La sortie de lumière relativement réduite des downlights à double foyer présente aussi des avantages esthétiques : l’ensemble de la surface semble plus homogène et plus régulière.

Performants de la réception au bureau

Les downlights ne sont plus cantonnés à l’éclairage d’accentuation dans les magasins ; le choix d’ouvertures de faisceau, le rendement lumineux élevé (flux global de l’appareil divisé par la puissance totale du système), les optiques qui permettent d’obtenir des UGR (Unified Glare Rating) conformes à la norme NF EN 12464. L’UGR représente l’éblouissement d’inconfort provenant directement des luminaires d’une installation d’éclairage intérieur. Il doit être évalué en utilisant la méthode tabulaire d’évaluation du taux d’éblouissement unifié. Il varie de 10 (éblouissement imperceptible) à 30 (éblouissement intolérable). La norme NF EN 12464 recommande notamment un UGR < 19 pour les bureaux, < 22 dans les zones d’accueil et de réception, < 25 dans les escaliers, et < 28 dans les circulations. De nombreux downlights répondent à ces critères et occupent une place importante dans les projets d’éclairage de bureaux, à l’instar d’Inperla Ligra de Trilux, dont les caractéristiques en font un luminaire polyvalent qui peut équiper n’importe quel espace : allant des commerces - pour son IRC 80 - aux bureaux (flux lumineux jusqu’à 2 000 lm), en passant par les restaurants où la gradation permet la création d’ambiances différentes.
De son côté, le Chalice LED, développé par Thorn, équipé d’un module led remplaçable (version Twist) convient à de nombreuses applications du tertiaire, en particulier en rénovation. Quant au LuxSpace Compact HE de Philips qui se décline en forme ronde ou carrée et plusieurs modèles (Micro, Mini, Compact, Compact Power), il peut aussi bien s’installer dans des bureaux (rendement lumineux de 94 lm/W), circulations, voire dans des applications hospitalières, grâce à un kit spécifique disponible sur demande.
À led, aux iodures métalliques, à fluorescence, 2Light de Zumtobel, équipé d’un réflecteur diffracteur, offre deux types de répartition lumineuse : directe et diffuse. Sur les versions HIT (iodures métalliques), les réflecteurs de fond supplémentaires associés au diffuseur placé devant la lampe assurent des valeurs de défilement et un rendement élevé. Le cadre est en aluminium injecté, couronné par un anneau lumineux apparemment en suspension qui se dessine plus ou moins nettement sur le disque frontal imprimé selon l’angle de vue. Le downlight se présente dans un caisson fermé de 1, 2 ou 3 modules qui, dans la version Cardanic, offrent une tête orientable à cardan sur 2 x 35° dans le plan vertical et sur 180° dans le plan horizontal.
Les performances de pérennité sont également au rendez-vous, la durée de vie fait l’unanimité chez tous les fabricants : 50 000 heures pour un maintien du flux lumineux à 70 %.

Tableau des fabricants

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