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Le robinet qui lave et sèche les mains

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Le robinet qui lave et sèche les mains

Le nouveau sèche-mains de Dyson est aussi
un robinet. Ou vice versa. Avec cette innovation, qui réunit air, eau et électricité en une seule pièce, les mains sont propres et sèches en une dizaine de secondes.

Sept années auront été nécessaires pour concevoir le Dyson Tap, un robinet deux en un qui lave et sèche les mains.

L’idée ? Intégrer dans un robinet la puissante technologie Airblade (un fin rideau d’air pulsé à grande vitesse) dont sont déjà équipés les sèche-mains de la marque.
D’un design simple et robuste, le Tap est composé d’un tube central et de deux « ailes » latérales (une pour chaque main) par lesquelles l’air est expulsé. Fonctionnant sans contact, le Tap possède des capteurs infrarouges qui détectent la position des mains et transmettent l’information à un système informatique qui déclenche soit l’arrivée d’eau, soit l’arrivée d’air (eau et air ne peuvent être activés concomitamment).

Rapidité et hygiène

Le moteur numérique qui équipe la technologie est l’un des plus petits moteurs de 1 600 W au monde (85 mm de diamètre) et réalise 90 000 tours/min. L’air, aspiré à un débit de 30 l/sec est d’abord assaini au travers d’un filtre Hepa (High Efficiency Particulate Air) avant d’être propulsé à une vitesse de 690 km/h via deux fentes larges de 0,8 mm. Alors qu’il faut compter en moyenne une trentaine de secondes pour avoir les mains sèches avec un appareil électrique classique, 12 secondes suffisent avec le Tap. Autre atout de l’appareil : contrairement à la plupart des sèche-mains qui libèrent un air chaud, le Tap souffle un air à température ambiante. La rapidité du séchage, le filtrage et le fait que l’air ne soit pas chauffé participent à l’hygiène des sanitaires et des personnes.
Le robinet, muni d’un aérateur, présente un débit de 4 l/min. Il s’arrête dès lors que les mains ne sont plus détectées par le capteur. La température de l’eau est froide par défaut, mais peut être régulée en installant un mitigeur thermostatique.
Pour ce qui est des performances acoustiques, « l’air qui sort par les lames produit inévitablement du bruit, explique-t-on chez Dyson. Mais un effort particulier a été apporté au niveau du moteur qui est équipé d’un résonateur d’Helmholtz. Ce système, en atténuant les fréquences aiguës et agressives, rend son fonctionnement presque imperceptible à l’oreille ».
Parce qu’il faut faire passer différents réseaux (eau, air et électricité) dans les tubes, le Tap a été conçu en plusieurs pièces, en inox 304. Ce dernier, fin et très résistant, est habituellement utilisé dans la construction navale. Grâce à un soudage laser de très haute précision, les lignes de jonction entre les différents composants sont quasiment invisibles.

Facilité d’installation

Avec un col d’une dimension standard de 33 mm, le robinet peut être fixé sur n’importe quel évier, à la seule condition qu’il puisse être raccordé à l’eau et à l’électricité. Le boîtier contenant le moteur et le filtre s’enclenche sur un support préalablement fixé sur un mur vertical, sous le lavabo, à au moins 10 cm du sol. Il peut se positionner à la verticale ou à l’horizontale. Le bloc-moteur se retire aisément et le filtre, permanent, n’a pas besoin d’être remplacé.
En cas de panne ou de dysfonctionnement, l’ensemble du bloc-moteur doit être retourné à l’industriel qui se chargera de le remplacer.
Adaptée aux sanitaires particuliers comme aux sanitaires collectifs, la technologie, de par son prix élevé (environ 1 600 euros), s’adresse avant tout au marché professionnel. Son principal avantage réside dans la réunion du lavage et du séchage en un seul point. Ainsi, les usagers n’ont plus à se déplacer les mains mouillées et le sol des sanitaires reste sec. Sa grande solidité (test de résistance à 16 bars passé avec succès), autorise une fréquence d’usage élevée. Enfin, sa taille réduite permet l’installation d’un sèche-mains même dans les espaces réduits.
La gamme propose un modèle mural, idéal pour les lavabos collectifs, un modèle à col long, adapté aux vasques et un modèle à col court.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°326

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