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Le numérique au cœur de l'hôpital

Le numérique au cœur de l'hôpital

Dès la phase de conception, la représentation en 3D d'une salle de soins, d'une chambre ou d'un bloc opératoire permet de configurer les équipements et les connexions aux fluides médicaux nécessaires au fonctionnement opérationnel.

© Brunet-Saunier Architecture - HCR

Le BIM devient le support privilégié des projets hospitaliers. Sa déclinaison en lots et usages répond à la complexité d'un tel ouvrage. Conception, chantier, GEM… tous les métiers en bénéficient.

Plus un projet architectural est complexe, plus il requiert précision et méthodologie. C'est bien le cas d'un hôpital, qui peut compter des milliers de locaux et d'équipements différents. Outre de nombreux impératifs réglementaires et techniques à respecter, cet établissement reçoit aussi du public et demande une planification des circulations intérieures (personnel, patients, véhicules à guidage automatique… ) ; une mise en place de multiples flux techniques : classiques (CVC, désenfumage, plomberie, courants faibles et forts) ou plus singuliers : fluides médicaux, pneumatiques, déchets… Et, enfin, il s'agit d'en assurer la sécurité et la gestion-exploitation-maintenance (GEM). Assemblage complexe que, pour certains spécialistes, seul le BIM permet d'assurer complètement.

Une nécessité pour une multitude de locaux

L'agence Brunet Saunier, pionnière dans le domaine, a engagé très tôt sa transition vers la maquette numérique. Dès 2005, l'hôpital de Lagny (77) est le premier à bénéficier d'une démarche BIM dès la phase d'esquisse, qui, depuis, est appliquée aux projets de l'agence : entre autres, l'hôpital Nord Franche Comté à Belfort-Montbéliard (2006/16), Victor-Dupouy à Argenteuil (2009/13), Savoie-Chambéry (2010/15), jusqu'au nouvel hôpital Lariboisière (2016/21)…

Ces projets ont permis à l'agence de développer sa propre typologie hospitalière, baptisée « Monospace », un ensemble complet auquel la maquette numérique répond par ses différentes déclinaisons et caractéristiques de flexibilité, de modularité et d'extensibilité (lire encadré p. 72). Une typologie qui permet, par exemple, d'extraire automatiquement de la base de données des fiches détaillant les travaux, les équipements ou les finitions selon leur emplacement, dès l'avant-projet. La gestion et le respect du programme se font avec une meilleure vision d'ensemble qui facilite la prise de décision. Les technologies de visualisation (réalité virtuelle, réalité augmentée ou salles immersives) contribuent aussi à une rapide et meilleure compréhension des espaces. Le processus collaboratif améliore la phase d'études du fait de l'implication de l'équipe de maîtrise d'œuvre dès la présynthèse. Ce qui bénéficie aux entreprises de gros et second œuvre qui accèdent à des maquettes détaillées par[…]

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