Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

abonné

"Le hors-site est en croissance partout, sauf en France…" Pascal Chazal

Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

Pascal Chazal, créateur d'Ossabois et fondateur de Hors-Site, une plateforme dédiée à la construction préfabriquée, déplore les habitudes de construction trop fortement ancrées dans l'Hexagone, alors que le marché du hors-site progresse de 25% à 30% par an au niveau mondial. Il plaide pour une meilleure considération de ce système constructif, et les arguments ne manquent pas.

Construction modulaire «hors site», un terme élégant pour dire « préfa » ?

On parle de préfabrication oui. Mais il y a une véritable différence, qui certes n’est pas forcément facile à comprendre. En France, on préfabrique depuis de nombreuses années déjà, surtout pour de la construction bois ou des éléments métalliques. On est tout à fait capable de préfabriquer, malheureusement en restant dans une vision et une organisation centrée sur le chantier. Or, la construction hors site est une vision centrée, elle, sur la préfabrication. La différence est très grande, elle est, notamment, culturelle ! Prenons l’exemple des salles de bains qu’on peut parfaitement préfabriquer (Pascal Chazal est le fondateur d’Aqua Logis, spécialiste des salles de bains préfabriquées N.D.L.R.) : sur un chantier, le constructeur s’intéresse d’abord au gros œuvre, puis au second œuvre, les choix définitifs de la faïence par exemple se font très tardivement souvent lorsque le clos et couvert est livré. Mais si on opte pour une fabrication en usine d’une salle de bains complète, le choix doit être fait avant le début du chantier. On est alors dans une démarche qu’on appelle DFMA (Design for manufacture and assembly) : je conçois les éléments pour la préfabrication et non plus pour le chantier. Ce choix doit être fait le plus tôt possible par les maîtres d’ouvrage, qui vont orienter la maîtrise d’œuvre et les entreprises de construction dans cette direction de DFMA. Si on adopte cette approche, tous les acteurs vont devoir travailler en mode collaboratif.

Est-ce qu’il y a eu une technologie de rupture, ces dernières années, qui a permis un « décollage » de la construction modulaire ?

Les technologies existent et avancent sans avoir le besoin de la construction hors site. Mais cette dernière est une passerelle formidable pour le BIM par exemple. Les industriels sont habitués à dessiner en 3D depuis vingt ans. Il est donc très facile pour eux de passer en BIM (bibliothèques d’objets 3D). D’autant qu’il est plus facile d’intégrer des outils numériques dans des usines que sur des chantiers.

Quels sont les avantages compétitifs de cette approche hors site ?

Il y a les délais de livraison réduits bien sûr. La construction modulaire permet un transfert d’heures du chantier vers l’usine et une mise en œuvre beaucoup plus rapide : les temps de montage sur site sont divisés par[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

Nous vous recommandons

Vendre et acheter des objets BIM de seconde main

Vendre et acheter des objets BIM de seconde main

Polantis lance une marketplace qui permet de vendre ou d’acheter des objets et BIM générique d’occasion.  Les Objets BIM sont dans la marketplace... Polantis lance en effet une marketplace d’objets CAO et BIM[…]

Premiers objets BIM pour la maçonnerie et la couverture en terre cuite

Premiers objets BIM pour la maçonnerie et la couverture en terre cuite

Campagne de séduction pour les géomètres-experts

Campagne de séduction pour les géomètres-experts

La filière bois dans la compétition

La filière bois dans la compétition

Plus d'articles