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Le GS 20 fait le point sur les produits minces réfléchissants

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Le GS 20 fait le point sur les produits minces réfléchissants

Selon les experts, les caractéristiques thermiques et de mise en œuvre des produits minces réfléchissants doivent être respectées sous peine de rencontrer de sérieuses déconvenues.

Dans l’attente de la publication des premiers Avis techniques, le GS 20, groupe spécialisé « Produits et procédés spéciaux d’isolation » de la Commission chargée de les formuler vient de rédiger une note d’information à destination des utilisateurs. Et ce, afin de préciser les performances et les principales conditions de mise en œuvre de ces produits. En effet, ces derniers connaissent un développement important depuis 1980. Mais nombreux sont les particuliers et les professionnels qui les achètent et les utilisent en méconnaissance de leurs performances réelles en œuvre et des dommages qui peuvent affecter certains ouvrages (ossature bois, charpente, chape flottante) en cas de pose inadaptée. Si, le jour où nous écrivons, aucun produit n’a obtenu d’Avis technique, le nombre de demandes en cours devrait rapidement remédier à cette situation. Les informations essentielles apportées seront de trois ordres : la performance thermique, la durabilité, les conditions de mise en œuvre et, le cas échéant, les performances acoustiques et le confort d’été. L’évaluation de la performance thermique utile porte sur le système complet, y compris la/les lames d’air prévues qui, pour être efficaces, ne doivent pas être ventilées.

Garantir des performances constantes

Cette évaluation est réalisée soit au moyen d’essais, soit par le calcul selon les règles communément admises en Europe.

En l’état des connaissances et des essais réalisés en Amérique du Nord et en Europe, ces produits sont susceptibles d’apporter un complément d’isolation modeste aux parois des bâtiments dans les fourchettes suivantes de résistance thermique suivant l’ouvrage et le mode de pose adopté :

– 0,1 à 0,4 m2.K/W pour une pose directe sans lame d’air en plancher,

– 0,2 à 1 m2.K/W pour une pose avec réservation d’une lame d’air en mur et toiture,

– 0,3 à 1,7 m2.K/W pour une pose avec réservation de deux lames d’air.

Cette résistance s’ajoute à celle du support (0,3 m2.K/W environ pour un mur en parpaing creux). Pour mémoire, les niveaux moyens de résistance thermique des parois des constructions neuves sont très supérieurs (voir tableau). À noter que plus les lames d’air sont ventilées, plus la performance thermique diminue. Un jour d’un millimètre de largeur suffit pour la faire chuter. Qui plus est, la circulation d’air dépose de la poussière qui la réduit encore. Ces produits nécessitent donc une mise en œuvre particulièrement soignée. Pour cette raison, l’Avis technique précisera les conditions de conception et de réalisation des ouvrages dans lesquels il est prévu d’incorporer ces produits minces réfléchissants.

L’objectif est de donner aux prescripteurs et aux entrepreneurs les éléments d’appréciation nécessaires pour éviter les inconvénients signalés et obtenir le complément d’isolation attendu des parois. Les ­précautions à prendre doivent être adaptées à chaque ouvrage. En particulier, ces produits ne peuvent être utilisés en sous-couche de chape rapportée sur plancher (plancher flottant) que si leur résistance au fluage en compression est assurée conformément à la norme NF P 61-203. Si ce n’est pas le cas, il y a des risques que la chape se fissure par la suite. De plus, ces produits sont très étanches à la vapeur d’eau en provenance de l’intérieur des logements. Ils peuvent donner lieu à des condensations importantes comme sur une vitre s’ils sont posés sans précautions particulières, par exemple directement sous les tuiles d’un toit ou du côté extérieur d’une ossature en bois ou en métal. Et avec le temps, l’accumulation d’humidité risque de provoquer le pourrissement du bois ou la corrosion du métal.

Actuellement, la réglementation fixe des paramètres de consommation se traduisant par un niveau d’isolation thermique transcrit dans ce tableau sous forme de résistance pour des parois complètes en fonction des zones climatiques.
Résistance thermique R en m².K/W
Zones H1 et H2 Zone H3
Mur 2,35 2
Rampant et plancher de comble 4,2 3,2
Autre toiture 3,2 3,2
Plancher bas 3,15 2,15

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