Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

Lasermètre : mesurer, calculer et créer des plans par transfert des données

Sujets relatifs :

Lasermètre : mesurer, calculer et créer des plans par transfert des données

Un viseur à lunette avec grossissement pour des mesures sur grandes distances ou sous un fort ensoleillement, plus un trépied assurant la stabilité de l’appareil. Deux exemples d’outils complétant le lasermètre, en vue de faciliter la tâche de l’utilisateur. (Docs. Leica/Bosch.)

Le lasermètre intègre des fonctions qui simplifient et dépassent le seul relevé, jusqu’à transférer automatiquement les données sur ordinateur.

Développé depuis une dizaine d’années, le ­télémètre laser est un instrument de mesure qui, dans le domaine du bâtiment, a pour vocation de faciliter le travail de métré et de contrôle sur un chantier. De par sa technologie et le panel de fonctions qu’il intègre, il répond à des besoins de tous corps d’État, à l’intérieur ou à l’extérieur, en rénovation comme en phase de construction dans le neuf : gros œuvre (mesures de façades, toits en pente, ou plus généralement de points difficilement accessibles), second œuvre (cloisons et menuiseries notamment), ou aménagement intérieur (revêtements de sols et murs, chauffage au sol, électricité…). Il s’adresse ainsi aux architectes et entreprises de maîtrise d’œuvre, ainsi qu’aux services techniques des collectivités locales et autres maîtres d’ouvrage privés gérant un parc immobilier. D’autant que depuis quelques années, les fabricants et éditeurs d’outils informatiques ont développé des logiciels recueillant et exploitant automatiquement les informations du lasermètre – via un ordinateur de poche et une technologie de transfert par liaison radio sans fil – pour réaliser notamment des plans exportables dans les logiciels traditionnels de CAO (voir encadré). Le produit a des avantages indéniables. En premier lieu, une fiabilité et une précision (± 1,5 à 3 mm chez tous les fabricants) inégalées par un appareil à ultrasons.

Un appareil adapté aux conditions de chantier

La raison : une mesure par rayon laser à partir d’un point de référence précis sur l’appareil, vers un point précis, et ce même à travers des obstacles. Alors que les produits à ultrasons utilisent des ondes sonores qui se propagent en s’élargissant de manière conique à partir de l’instrument, et sont déviées par les obstacles. Les lasermètres mesurent ainsi des distances allant de quelques centimètres jusqu’à plusieurs dizaines de mètres (plage de 0,05 – 200 m sur certains ­modèles de Leica et Hilti, alors que les appareils à ultrasons restent généralement dans une fourchette de 0,4 – 25 m). Une cible – plaque carrée conçue dans un matériau réfléchissant, et magnétique pour pouvoir être fixée aux supports métalliques – doit néanmoins être utilisée pour les grandes distances. Deuxième point fort, la rapidité et la souplesse d’exécution que l’instrument offre. D’abord parce que c’est un produit électronique : il effectue ainsi des mesures directes de distance, surface ou volume par la simple pression d’une touche, et tout aussi aisément des mesures plus complexes grâce à des fonctions intégrées. Ensuite parce que, dans la majorité des configurations et a contrario d’un mètre ruban, il ne nécessite pas l’intervention d’une seconde personne. Conséquence directe, un gain de temps donc de productivité.

Mesures directes, indirectes et spatiales

Pour s’adapter aux conditions de chantier, tous les modèles proposés sur le marché sont compacts et rentrent facilement dans une poche (100 x 58 x 32 mm pour le DLE 50 de Bosch, le plus petit du marché), ergonomiques (la plupart possèdent un revêtement antidérapant) et IP 54 (résistants aux projections d’eau et à la poussière). Sur le plan de la sécurité, le lasermètre évite aussi les accidents que peuvent occasionner des configurations de mesure dangereuses ou difficilement accessibles avec un mètre ruban : colonne d’ascenseur par exemple, ou encore local de grande hauteur.

Parallèlement, les télémètres ­laser intègrent un panel de fonctions polyvalentes qui dépassent le simple relevé de distances, pour faciliter et simplifier encore plus la tâche de l’utilisateur. Premièrement, ils comportent tous des touches directes d’addition, de soustraction, de calculs de surfaces – murs ou plafond par exemple – et de volumes de pièces. Ils intègrent aussi, pour les endroits peu accessibles, une mesure indirecte de distance avec la fonction de Pythagore : la hauteur d’une façade se calcule ainsi directement à partir des deux mesures prises à distance du télémètre au pied et au point haut de ladite façade.

Autre fonction généralisée chez les fabricants, la prise de mesure en continu, ainsi que celle des distances maximales et minimales. En « balayant » un local par des prises de mesures consécutives et en affichant la mesure mini et maxi, l’utilisateur peut vérifier notamment le parallélisme ou l’horizontalité d’une pièce.

Des outils pour toutes les situations

La plupart des lasermètres possèdent un niveau à bulle intégré ou rapporté, pour définir ou contrôler l’alignement horizontal d’objets, des prises murales par exemple. De même qu’un viseur à lunette avec grossissement, là aussi intégré ou rapporté, qui facilite le pointage en extérieur, sur de longues distances ou sous un éclairage puissant pouvant occulter le faisceau rouge du laser. Tout comme la possibilité de fixer un trépied garantissant la stabilité de l’instrument. Pour s’adapter à des configurations particulières, comme la prise de mesures à partir d’arêtes ou de coins, l’appareil offre plusieurs choix de point de référence de la prise de mesure : en avant de l’appareil, en arrière, au niveau du trépied. La plupart disposent aussi d’une pièce ou d’une tige rabattable en fin d’appareil, avec capteur intégré pour déterminer la distance à partir de l’extrémité de cette pièce.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°264

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2006 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news hebdo Cahiers techniques du batiment

Nous vous recommandons

Menuiseries mixtes (1/2) - Du bois/alu au multimatériau

Menuiseries mixtes (1/2) - Du bois/alu au multimatériau

Depuis les années 2000, les menuiseries bois/alu occupent une part de marché stable sur le haut de gamme. Mais de nouvelles approches associant plus intimement les matériaux se développent en parallèle. Cumuler[…]

25/02/2019 | Produit
BAU 2019 : la grande réunion mondiale sur l’enveloppe des bâtiments

BAU 2019 : la grande réunion mondiale sur l’enveloppe des bâtiments

Technal lance un Club pour les prescripteurs

Technal lance un Club pour les prescripteurs

Membranes d'étanchéité (1/2) - En voie de traditionnalisation

Enquête

Membranes d'étanchéité (1/2) - En voie de traditionnalisation

Plus d'articles