Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

La VMC hygroréglable de type B mise en valeur par une étude

Sujets relatifs :

L’association Air initiative réglementation hygiène (AIR-H) et ses partenaires ont étudié l’efficacité des systèmes de ventilation mécanique modulée, la VMC hygroréglable de type B, associée à la réalisation d’une étanchéité à l’air des bâtiments et des réseaux soignée, pendant près de deux ans. Le « Projet performance » a porté sur 31 logements, situés dans deux immeubles construits en 2007 à Paris et Villeurbanne(69). Ces bâtiments ont été construits sous contrôle, entre 2006 et 2007, avec un cahier des charges strict, pour éviter la présence de flux d’air parasites et pour la réalisation d’étanchéités à l’air irréprochables. Un logement témoin a permis, en cours d’opération, de formuler des recommandations auprès des entreprises intervenantes. Les instruments de mesure ont été installés pendant la construction, de manière parfaitement intégrée aux systèmes. Les installations testées consistaient en des entrées d’air hygroréglables, situées sur les coffres des volets roulants ou sur les menuiseries des chambres et salons et en des bouches d’extraction hygroréglables, ou fonctionnant par détection de présence, dans les pièces humides. Ce type d’installation est incorporé dans près de 50 % des nouvelles constructions en France. Entre 2007 et 2009, à l’aide de 712 capteurs, tous les paramètres de ventilation des 31 appartements testés ont été enregistrés et analysés. Les résultats de cette étude se sont avérés positifs, en matière de qualité de l’air intérieur et d’économies d’énergie. Le type de ventilation testé réduit significativement le taux de CO2 et les risques de condensation et de moisissure au sein des logements. L’entrée d’air hygroréglable s’est montrée beaucoup plus performante qu’une entrée d’air à débit fixe sur ces points. Par ailleurs, les économies mesurées sur le débit d’air moyen déperditif ont été évaluées à 30 %. En effet, les installations testées ont réduit le débit d’air statique et les déperditions d’air, conduisant ainsi à une réduction d’environ 53 % des déperditions thermiques imputables à la ventilation. Il est à noter que les résultats obtenus ont été particulièrement bons, lorsque la température extérieure était basse. Le comportement des occupants, leurs activités et leur nombre a bien évidemment eu des impacts très importants sur les résultats observés.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°301

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2010 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news hebdo Cahiers techniques du batiment

Nous vous recommandons

Réduire et limiter les nuisances lumineuses

Réduire et limiter les nuisances lumineuses

Entretien avec Laurent Blochet, chef de service au pôle voirie-éclairage, Qualiconsult. CTB - Quelles sont les origines de l'arrêté du 27 décembre 2018 relatif aux nuisances lumineuses ? Les progrès[…]

29/04/2019 | Règles techniques
La loi Élan, l'accessibilité handicapés et la sécurité incendie

Interview

La loi Élan, l'accessibilité handicapés et la sécurité incendie

Permis d'expérimenter : le projet d’ordonnance mis en consultation publique

Permis d'expérimenter : le projet d’ordonnance mis en consultation publique

Le pare-vapeur s'impose sur les toitures étanches en tôles d'acier nervurées pleines

Le pare-vapeur s'impose sur les toitures étanches en tôles d'acier nervurées pleines

Plus d'articles